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Migraine ophtalmique

  • Anglais : ophtalmic migraine
  • Terme issu du Grec : hêmisus : demi et kranion : crâne.
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Définition

Les migraines ophtalmiques sont des maux de tête appelés également céphalées ou céphalalgie, d'intensité plus ou moins importante, donnant une impression de pulsation dans la tête, accompagnée d'impressions visuelles (scotome scintillants) durant de quelques secondes à une heure. Ces scotomes précédent ou accompagnent généralement la céphalalgie (maux de tête).

Ce terme ne doit pas être confondu avec celui de migraine ophtalmoplégique dont le synonyme est paralysie oculomotrice récidivante ou périodique ou encore maladie de Moebius ou syndrome de Charcot Moebius. Cette affection se caractérise par des accès de migraine intense qui durent plusieurs jours et se terminent brusquement par l'apparition d'une paralysie de l’œil secondaire à une paralysie du nerf moteur oculaire commun (innervant certains muscles de l’œil). Ce signe qui se répète à des intervalles plus ou moins espacés évolue vers une paralysie transitoire du nerf (oculomoteur commun).

La migraine, qui est une pathologie très fréquente, est sans doute due à des douleurs secondaires, à une vasodilatation (augmentation du calibre) des artères du cerveau ou encore à une vasoconstriction (fermeture du calibre des vaisseaux). Le mécanisme précis n'est pas connu avec exactitude.

Il existerait d'autre part une inflammation des petits faisceaux nerveux situés autour des vaisseaux et provenant d'une branche du nerf trijumeau. Le nerf trijumeau est la cinquième paire de nerfs crâniens, qui se divise en trois branches au niveau d’un ganglion nerveux, le ganglion de Gasser. Ces trois branches sont le nerf optique, le nerf maxillaire et le nerf mandibulaire. Le trijumeau est un nerf sensitif (permettant les sensations) pour le visage, et moteur (permettant les mouvements musculaires) pour les muscles permettant la mastication (mâcher les aliments). Le processus précédemment décrit aurait pour conséquence une vasodilatation accompagnée d'une augmentation de l'activité des leucocytes (variété de globules blancs) suivi d'une augmentation de la perméabilité des capillaires (minuscules vaisseaux). Cette inflammation serait le résultat une irritation de la périphérie des vaisseaux entraînant des maux de tête intenses.

On a remarqué l'apparition de migraine dans certaines familles ce qui laisse penser à une origine héréditaire.

On a également incriminé le rôle des oestrogènes et pour preuve le fait que les migraines sont particulièrement plus fréquentes lors de la puberté chez la femme que chez l'homme.

Les crises sont déclenchées par différents facteurs comme le stress, certains aliments (vin rouge), le jeûne, l'absence ou l'excès de sommeil, certains bruits, les règles chez les femmes, la grossesse, la contraception médicamenteuse, la faim, la chaleur. Le gène déficient a été localisé sur le chromosome numéro 19.

Les symptômes de la migraine ophtalmique sont les suivants :
  • Les scotomes scintillants correspondent à des point lumineux qui sont perceptibles d'abord au centre du champ visuel puis à sa périphérie (dont le dessin ressemble à la description classique des fortifications de Vauban).
  • L’hémianopsie latérale homonyme correspondant à l’impossibilité pour les deux yeux de voir à droite ou à gauche
  • Troubles neurologiques sévères chez certains patients à type de : vertiges
  • Troubles digestifs à type de nausées voir de vomissements chez certains patients
  • Paresthésies (fourmillements)
  • Hémiparesthésies (paresthésies dans la moitié du corps)
  • Hémiplégie (paralysie de la moitié du corps) chez certains patients.
Le traitement de la migraine ophtalmique comprend essentiellement l'utilisation d'antalgiques classiques (antidouleurs) :
  • L'aspirine quand il n'existe pas d'antécédent sanguins ou de saignement de l'estomac
  • Le paracétamol.
  • Quand ces médicaments analgésiques sont insuffisants pour calmer la crise, on utilise alors les dérivés de l'ergot de seigle (tartrate d'ergotamine). Il est nécessaire de prendre des précautions quant à l'utilisation de ces médicaments. En effet le tartrate d'ergotamine est incompatible avec les antibiotiques du groupe les macrolides et est contre-indiqué en présence d'une grossesse.
  • Certains anti-inflammatoires donnent de bons résultats mais à long terme et ne peuvent être employés en raison de leurs effets secondaires.
  • Le Sumatriptan est donné au patient quand il existe aucun résultat
  • Les antisérotonines, les antidépresseurs, les bêtabloquants sont quelquefois utilisés.
  • Le traitement de soutien psychologique ou psychothérapeutique est quelquefois nécessaire chez certains patients (induction hypnotique).



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