Médicament utilisé quand le déficit en hormone de croissance présente un taux inférieur à 10 microgrammes par ml à deux épreuves différentes de stimulation. On a alors recours à une hormone somatotrope (la somatrophine, le plus souvent UMATROPE) à raison de 0,4à 0,7 unités internationales par kilo et par semaine, répartis en 7 injections sous la peau le soir.
L’enfant traité doit être surveillé pendant 6 mois. Le traitement est arrêté si la vitesse de croissance est inférieure à 3 cm par an.
Précautions à prendre dans l’utilisation de cette hormone de croissance sont les suivantes :
- Ne pas agiter trop vigoureusement le flacon après la reconstitution, c’est-à-dire au moment de l’emploi par l’infirmière, (risque de dénaturation du principe actif).
- Risque de positivité résultats positifs lors d’un contrôle antidopage.
Effets secondaires
- Dysfonctionnement de la glande thyroïde (nécessité d’un dosage de l’hormone thyroidienne)
- Apparition, au point d’injection d’une lipodystrophie, c’est-à-dire d’une modification de la graisse sous l’effet du produit que l’on injecte
- Début de diabète : pour cette raison, il est utile de surveiller la glycémie (quantité de sucre dans le sang)
- Apparition d’œdèmes transitoires.
- Surveillance des phosphatases alcalines et des acides gras (libres ou pas).
- Développement d’anticorps contre l’hormone de croissance qui n’a habituellement pas de retentissement sur l’efficacité de celle-ci.
Ce médicament est uniquement distribué dans la pharmacie des hôpitaux, et nécessite une autorisation de traitement à demander à la commission nationale de répartition de l’hormone de croissance.