Dissection aortique
Symptômes
- Douleurs très vives au niveau du thorax, irradiant vers le cou, l'abdomen et dans le dos et les jambes. Cette douleur est très souvent confondue avec celle de l'infarctus du myocarde, car elle est d'apparition brutale et très sévère. Le patient la décrit comme une impression d'arrachement. Selon la localisation de la déchirure aortique, le patient est susceptible de décrire une douleur située entre les omoplates (inter-scapulaire) surtout quand il s'agit d'une dissection qui touche l'aorte thoracique descendante.
- Dyspnée (difficulté à respirer)
- Angoisse
- Vomissements (relativement fréquents)
- La dissection aortique pouvant être à l'origine d'une interruption du passage sanguin vers la moelle épinière, il peut s'installer à ce moment-là chez le patient, des symptômes neurologiques (paraplégie etc…).
- Les symptômes peuvent également être ceux d'un véritable infarctus dû à l'interruption de la vascularisation du muscle cardiaque lui-même.
- Disparition partielle ou totale des pouls chez environ deux tiers des patients. Parfois, ceux-ci apparaissent puis disparaissent à nouveau.
- Présence d'un souffle d'insuffisance aortique (passage anormal du sang) chez un tiers des patients.
- Epanchement pleural dû à la collection de liquide inflammatoire située autour de l'aorte et au sang écoulé à l'intérieur de l'espace situé entre les deux plèvres à gauche.
- Présence quelquefois d'une hyperthermie (fièvre) pouvant orienter faussement vers un diagnostic d'endocardite.
- La compression des structures adjacentes comme l'œsophage, le ganglion cervical (ganglion nerveux) supérieur, les bronches, la veine cave supérieure, est possible par l'anévrisme disséquant : ceci est à l'origine du syndrome de Horner, ou d'insuffisance respiratoire, d'enrouement ou de dysphagie (difficulté à avaler). Le syndrome de Claude Bernard-Horner (ou de Horner), associe une paralysie du muscle dilatateur (qui ouvre) de la pupille, un rétrécissement de l'espace entre les deux paupières (dû à la paralysie d'un muscle servant à relever la paupière : le muscle orbitaire lisse de Müller), une énophtalmie (positionnement de l'œil plus profondément qu'il ne l'est normalement), et une vasodilatation. Dans ce cas, l'injection d'un produit (la pilocarpine) ne provoque pas de sudation (anidrose) au niveau du cou et de la face du coté où siège la lésion.
- Hémopéricarde et tamponnade (le cœur, trop comprimé, ne peut plus battre) compliquent parfois une dissection de type A avec dissection rétrograde.
Voir également
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