La gestion du stress et de l’anxiété pendant le traitement du cancer

Appréhension du traitement, répercussions sociales et professionnelles de la maladie, peur de la mort : le stress et l’anxiété font partie des nombreuses émotions qui accompagnent l’annonce et le combat contre un cancer. Si ce sentiment d’inquiétude est une réaction naturelle du corps confronté à une situation grave, les stratégies mises en œuvre pour le gérer constituent un des volets essentiels de la prise en charge. Techniques corps-esprit, sport, thérapies complémentaires, soutien des proches : découvrez les principales techniques et ressources à mobiliser pour relever le défi émotionnel que représente l’annonce et le traitement d’une pathologie cancéreuse.

Les techniques corps-esprit

Les techniques corps-esprit englobent les exercices utilisés pour apaiser les pensées et canaliser les émotions négatives. Les différentes approches partagent un objectif commun : se recentrer sur le moment présent afin d’apaiser les craintes liées au futur.

Les techniques corps-esprit peuvent notamment inclure :

  • Des exercices de relaxation ;
  • Des exercices de respiration (cohérence cardiaque) ;
  • Des temps de méditation (assise, active, en pleine conscience, etc.) ;
  • Des séances d’imagerie mentale dirigée ou visualisation positive.

Stress et cancer étant souvent étroitement liés, les temps de détente psychique contribuent à apaiser les angoisses afin de retrouver un équilibre émotif. Des séances d’initiation sont fréquemment proposées par les centres de cancérologie et les hôpitaux. Des supports audiovisuels permettent également de pratiquer à domicile.

L’activité physique

L’exercice physique est un allié de taille pour apaiser le stress et améliorer l’humeur. Il permet en effet de doper le moral en activant la production de substances chimiques telles que la sérotonine, les endorphines et la dopamine, de puissants anti-stress naturels.

L’activité physique peut être douce ou un peu plus intense : yoga, taï-chi, vélo, marche ou encore natation sont parmi les sports préconisés en cas de cancer.

Il est également recommandé de privilégier les activités de plein air. Des études scientifiques ont en effet établies un lien entre la réduction du taux de cortisol (l’hormone du stress) et la pratique d’un sport en extérieur.

Bon à savoir : en cas de cancer, un avis médical préalable est obligatoire avant de commencer une activité physique.

Les thérapies complémentaires

Comme leur nom l’indique, les thérapies complémentaires viennent en complément des traitements standards du cancer. Elles ne ciblent pas l’élimination des cellules cancéreuses à proprement parler, mais visent à améliorer l’état de santé global et le bien-être du patient.

L’hypnose, l’acupuncture ou encore la massothérapie comptent parmi les thérapies parallèles souvent mobilisées pour apaiser le stress et l’anxiété, favoriser la détente et améliorer la qualité du sommeil.

Les cours de gestion du stress

Les cours de gestion du stress sont des ressources proposées aux patients par les équipes de soins en cancérologie. Ces séances d’initiation s’inscrivent généralement dans le cadre de programme de soutien visant à fournir aux personnes malades un maximum d’outils utiles pendant leur combat contre le cancer.

Ces temps encadrés par des thérapeutes permettent d’acquérir des techniques et astuces anti-stress à convoquer au quotidien afin de ne pas se laisser envahir par les pensées négatives.

Les proches

Partager du temps avec ses proches est intrinsèquement lié au bien-être émotionnel. De la qualité des relations sociales dépendent en grande partie la gestion du stress et la santé mentale.

Ces temps de partage sont essentiels pour ne pas rester seul à ruminer ses angoisses. Ils servent non seulement à partager ses sentiments, mais également comme exutoire, pour oublier quelques instants le poids de la maladie. Ces moments se montrent d’autant plus bénéfiques lorsqu’ils sont l’occasion de rire et donc de chasser les tensions, détendre les muscles et améliorer l’humeur.

À noter par ailleurs que le simple fait de regarder une photo d’un proche ou de le serrer dans ses bras suffit à augmenter le taux d’ocytocine, une hormone du bien-être engagée dans le processus de gestion du stress.

Les animaux de compagnie

Il n’y a pas que les proches qui aident à mieux gérer le stress : les animaux de compagnie aussi ont leur rôle à jouer.

Ainsi, de nombreuses études scientifiques ont attesté du lien entre la présence d’un animal et l’apaisement de l’anxiété. Être au contact d’un chien ou d’un chat suffit en effet à abaisser le taux de cortisol. Des effets bénéfiques ont également été constatés sur la qualité du sommeil, la fatigue, l’humeur et les symptômes dépressifs, avec à la clé un sentiment de bien-être amélioré.

L’écriture

Exprimer ses émotions est parfois plus simple à l’écrit qu’à l’oral. La mise à distance que permet le support écrit aide alors à diminuer le niveau de stress. C’est pourquoi il peut être conseillé d’entretenir une correspondance avec un proche, de tenir un journal intime ou un journal de bord (dans un carnet, sur un blog ou via les réseaux sociaux par exemple).

Si vous n’êtes pas à l’aise avec l’écriture, la peinture, la photographie, la musique ou le dessin sont autant de ressources créatives à mobiliser afin d’extérioriser vos émotions.

Les loisirs

Enfin, la pratique d’activités de loisir contribue à évacuer le stress en détournant l’esprit des pensées angoissantes. Lire, jardiner, cuisiner, écouter de la musique, peindre, etc. les possibilités sont infinies, l’essentiel étant de prendre du plaisir à ce que vous faites.

En mobilisant le corps et l’esprit, ces activités aident également à faire passer le temps plus vite lorsque la maladie a ralenti, voire mis à l’arrêt la vie professionnelle et sociale.

Nombre de techniques et ressources existent pour vous aider à faire face au stress lié à un cancer. N’hésitez pas à vous rapprocher de votre oncologue pour connaître les différents outils anti-stress à votre disposition.

Dans tous les cas, des signes tels qu’une nervosité constante, une altération de votre santé mentale, des tensions musculaires ou des difficultés relationnelles doivent vous amener à consulter un professionnel afin d’être accompagné mentalement dans cette épreuve (psychologue, psychiatre).