La polyarthrite rhumatoïde est le plus fréquent des rhumatismes inflammatoires chroniques, dont l'origine n'est pas connue avec précision mais qui appartient à une variété de maladies auto-immunes (le malade fabrique des anticorps contre ses propres tissus).
La polyarthrite rhumatoïde touche environ 0,5% de la population (la femme 4 fois plus souvent que l'homme), et survient essentiellement entre 35 et 55 ans. Il entraîne une inflammation de la
synovie (membrane tapissant l'intérieur des articulations) et la destruction progressive de l'
os et du
cartilage, qui survient précocement au cours des premières années. Les zones situées en dehors de l'articulation ne sont pas indemnes de lésions (ligaments, tendons, cœur et vaisseaux, muscles, poumon, foie).
Les facteurs favorisants sont :
- Génétiques : gène HLA DR 4.
- Hormonaux : grossesse.
- Le tabagisme même minime.
- Le climat délétère.
- L'urbanisation défectueuse.
Les chercheurs ont effectué des études familiales qui montrent une prédisposition génétique en ce qui concerne la polyarthrite rhumatoïde. Ainsi, une polyarthrite rhumatoïde sévère se rencontre quatre fois plus chez les parents au premier degré d'individus qui ont la polyarthrite rhumatoïde associée à la présence d'auto-anticorps et de facteur rhumatoïde.
À peu près 10 % des patients qui ont une polyarthrite rhumatoïde ont au minimum un parent au premier degré qui est concerné par cette maladie.
D'autre part les
jumeau monozygote (vrais jumeaux) présentent quatre fois plus de risque d'être atteints par la polyarthrite rhumatoïde que les jumeaux dizygotes (faux jumeaux).