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Polyarthrite chronique symétrique progressive de Bezançon et Weil

  • Anglais : rheumatoid arthritis.
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Définition

La polyarthrite rhumatoïde est le plus fréquent des rhumatismes inflammatoires chroniques, dont l'origine n'est pas connue avec précision mais qui appartient à une variété de maladies auto-immunes (le malade fabrique des anticorps contre ses propres tissus).

Pour porter avec certitude le diagnostic de polyarthrite rhumatoïde il est nécessaire que le patient répondre aux critères de classification de la polyarthrite rhumatoïde. Ces critères ont été révisés en 1987.
Les recommandations en ce qui concerne la classification sont les suivantes. Il est nécessaire que le patient présente quatre critères pour dire qu'il souffre de polyarthrite rhumatoïde (PR). Ces critères sont les suivants.

La raideur articulaire et périarticulaire doit durer au moins une heure avant de voir apparaître une amélioration maximale.
L'arthrite doit concerner au minimum trois articulations c'est-à-dire au moins trois articulations qui s'observent simultanément par le médecin. Ces articulations présentant un gonflement non seulement de l'articulation elle-même mais des tissus situés autour de l'articulation. À cela doit s'associer un épanchement de l'articulation et non pas seulement une excroissance osseuse. On la décrit 14 zones articulaires susceptibles d'être impliquées dans la polyarthrite rhumatoïde dont les interphalangiennes proximales, des métacarpophalangiennes, le poignet, les coudes, les genoux, la hanche, les articulations métatarsophalangiennes (des deux cotés).
L'inflammation des articulations doit concerner la main, le poignet.
L'inflammation doit concerner des articulations de manière bilatérale c'est-à-dire par exemple les deux poignets, les deux  articulations métacarpophalangiennes.
Des nodules rhumatoïdes doivent être présents. Il s'agit de nodules sous-cutanés en regard des saillies osseuses sur la surface des extenseurs et des régions juxta articulaires.
Le facteur rhumatoïde doit être présent dans le sang.
Les modifications radiologiques typiques au niveau de la main du poignet doivent être présentes. Il s'agit d'érosion ou des décalcifications osseuses qui ne doivent pas être confondues avec d'autres maladies osseuses. Ces modifications radiologiques étant plus marquées près de l'articulation atteinte.

La polyarthrite rhumatoïde touche environ 0,5% de la population (la femme 4 fois plus souvent que l'homme), et survient essentiellement entre 35 et 55 ans. Il entraîne une inflammation de la synovie (membrane tapissant l'intérieur des articulations) et la destruction progressive de l'os et du cartilage, qui survient précocement au cours des premières années. Les zones situées en dehors de l'articulation ne sont pas indemnes de lésions (ligaments, tendons, cœur et vaisseaux, muscles, poumon, foie).

Les facteurs favorisants sont :
  • Génétiques : gène HLA DR 4.
  • Hormonaux : grossesse.
  • Le tabagisme même minime.
  • Le climat délétère.
  • L'urbanisation défectueuse.
Les chercheurs ont effectué des études familiales qui montrent une prédisposition génétique en ce qui concerne la polyarthrite rhumatoïde. Ainsi, une polyarthrite rhumatoïde sévère se rencontre quatre fois plus chez les parents au premier degré d'individus qui ont la polyarthrite rhumatoïde associée à la présence d'auto-anticorps et de facteur rhumatoïde.
À peu près 10 % des patients qui ont une polyarthrite rhumatoïde ont au minimum un parent au premier degré qui est concerné par cette maladie.
D'autre part les jumeau monozygote (vrais jumeaux) présentent quatre fois plus de risque d'être atteints par la polyarthrite rhumatoïde que les jumeaux dizygotes (faux jumeaux).