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Corde vocale

  • Anglais : true vocal cord
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Définition

Synonyme : plica vocalis. Structure de petite taille située à la hauteur de la pomme d'Adam, apparaissant sous la forme d'un repli de muqueuse (couche de cellules recouvrant intérieur des organes creux en contact avec l'air) situé dans le larynx, de consistance fibreuse (non élastique) de 2 cm de long, pair, tendu horizontalement d'avant en arrière et de dedans en dehors, se présentant sous la forme de cordon et permettant la phonation, autrement dit la production les sons (voix). Les sons sont dus à des vibrations acoustiques (son grave, aigu, rauque, flûté etc…). Anatomie
Grâce au laryngoscope (tube muni d'un système optique permettant de visualiser l'intérieur du larynx) il est possible d'observer les cordes vocales qui sont situées à la partie inférieure du larynx (le vestibule laryngé).
Au nombre de 2, les cordes vocales forment une petite saillie sur la paroi latérale du larynx. Entre les cordes vocales se trouve la glotte qui sépare une zone située au-dessus de la région sus-glottique (au-dessus de la glotte) de la région sous-glottique (au-dessous de la glotte), cet ensemble formant le larynx.
Quant un individu inspire (gonflent ses poumons), les cordes vocales se positionnent sous la forme d'un V dont la pointe est tournée vers l'avant.
À l'expiration (quand l'individu vide ses poumons), leur partie arrière se rejoignent et les vibrations provoquées par le passage de l'air est à l'origine de la phonation c'est-à-dire de l'émission de sons. Mais la glotte ne possède pas qu'un rôle de phonation, elle joue également un rôle de protection des voies aériennes supérieures grâce à la fermeture des cordes vocales lors de la déglutition (avaler sa salive ou un aliment etc.)

Inspection

L’examen laryngé permet d’observer la morphologie du larynx et d'étudier sa fonction.

L’oto-rhino-laryngologiste (médecin spécialiste d’oto-rhino-laryngologie ou O.R.L) pratique l'examen des cordes vocales grâce à la laryngoscopie (voir ci-dessus). Cet examen comporte habituellement 2 épisodes :
1) La laryngoscopie indirecte qui consiste à visualiser indirectement les cordes vocales grâce à leur reflet dans un petit miroir éclairé par une source lumineuse placée sur le front du médecin et réfléchissant l’image laryngée. Ce miroir est placé au fond de la bouche dans la partie supérieure du pharynx. De cette manière, on peut vérifier à la fois la structure des cordes vocales et leur fonctionnement, autrement dit leur fermeture et leurs vibrations quand le patient veut émettre un son.

2) La laryngoscopie directe qui se pratique sous anesthésie générale permet, après l'introduction par la bouche du patient d'un tube creux muni d'un système optique, de voir directement les cordes vocales. La laryngoscopie directe expose le larynx d’un sujet en décubitus dorsal (allongé sur le dos), tête en extension (en arrière), grâce à une spatule introduite par la bouche jusqu’à l’épiglotte. L'épiglotte est un opercule, autrement dit une pièce mobile constituée de fibres et de cartilage, situé à la partie supérieure du larynx, qui assure l’occlusion (fermeture) des voies respiratoires au moment de la déglutition (quand le patient avale). Cette technique permet l’utilisation du laryngoscope «en suspension» qui libère les mains du chirurgien et lui autorise des opérations de microchirurgie sous microscope opératoire et l’utilisation d’un laser.

3) L’E.D.V mis au point par le docteur Jean Abitbol en 1981. Cette technique associe l’électro-laryngographie et la laryngo-vidéoscopie télévisée. Elle consiste à observer le larynx à l’aide d’un fibroscope, par voie nasale, en même temps que la vibration cordale en oscilloscopie.

Pathologies (liste non exhaustive)

Le résultat des pathologies qui intéressent le pharynx et plus précisément les cordes vocales est la dysphonie : la voix est enrouée ou cassée. Ceci doit être pris au sérieux car cela permet le plus souvent de dépister une pathologie de ces structures anatomiques. Les deux autres symptômes de l'atteinte laryngé sont la dysphagie (difficulté à avaler) et la dyspnée (difficulté à respirer).

L’inflammation du larynx (laryngite) est fréquente. Cette affection des cordes vocales est le plus souvent due à la consommation de tabac, d'alcool, à une fatigue des cordes vocales elles-mêmes ou après avoir parlé pendant une longue période (surmenage vocal des enseignants, des hommes politiques, des chanteurs, etc...) ou crié (supporters d'un match de football par exemple).

Les nodules des cordes vocales de l'adulte. On distingue deux variétés de nodules : celui des enfants et celui des femmes. Ces femmes sont surtout des chanteuses en tessiture aiguë (particulièrement soprano coloratur). Les nodules sont dus à une mauvaise utilisation du larynx dans la phonation des sons aigus. Les nodules de l'adulte nécessitent une rééducation orthophonique précoce dès les premiers signes d'apparition. Les nodules des cordes vocales de l'enfant sont le résultat d’un malmenage de la voix. Leur traitement ne doit jamais être chirurgical, mais faire uniquement appel à l'orthophonie qui consiste à obtenir une respiration correcte pour une émission vocale équilibrée. Ces altérations de la corde vocale chez l’enfant régressent d'ailleurs souvent au cours du développement du sujet.

Un autre exemple de tumeur bénigne est le granulome de la corde vocale qui est localisé en arrière et est secondaire à une irritation locale comme par exemple une intubation ou un reflux gastro-oesophagien (retour de liquide de l'estomac vers l’œsophage).

Les kystes mucoïdes ou épidermiques sont de sièges variables, souvent peu visibles, ils sont responsables de dysphonies mises en évidence quelquefois par stroboscopie (méthode permettant de compter le nombre des vibrations des cordes vocales), ou seulement lors de la laryngoscopie en suspension.

Les polypes (petits bourgeons de la muqueuse) sont différents des nodules par leur forme. Ils ne siègent que d’un seul côté (unilatéralité). Dans quelques cas, ils sont le résultat d'une irritation chronique ou d'une allergie, parfois ils apparaissent à la suite de laryngites chroniques œdémateuses de nature inflammatoire qui ne guérissent pas totalement et qui laissent au sujet un simple enrouement. Dans ce cas, il est parfois nécessaire d'effectuer un prélèvement (biopsie) de façon à reconnaître si la tumeur bénigne, car elle peut être le départ d’une dégénérescence cancéreuse.

Le sulcus glottidis (fente) se voit quelquefois.

La présence de tumeur maligne (cancer de la corde vocale) dont le diagnostic se fait à la suite d'une dysphonie chronique (au-delà de quatre semaines) donc relativement précocement, nécessite une laryngoscopie. Grâce à cet examen, l'O.R.L. peut voir un bourgeon d'allure suspecte présentant quelquefois une ulcération (sorte de plaie). S'il s'agit d'une forme de cancer infiltrant de la corde vocale, la mobilité de celle-ci est diminuée. Quand les lésions sont détectées à ce stade, l'ablation des tissus envahis suffit à entraîner la guérison. En présence de ganglions pathologiques (adénopathie), il est nécessaire de combiner une chimiothérapie (utilisation des médicaments anticancéreux) et une radiothérapie au geste chirurgical. Dans ces conditions, la guérison est obtenue dans environ 90 % des cas. L'évolution de ces cancers peut se faire vers la laryngectomie (ablation du larynx) de manière partielle ou totale selon l'envahissement du cancer.

La compression des nerfs du pharynx par une tumeur du cou, du thorax ou de la tête.

Le papillome multiple et récidivant de l’adulte et de l’enfant (papillomatose) est susceptible d'apparaître dès la première enfance. Cette pathologie grave due à la multiplication des polypes est quelquefois à l'origine d'une obstruction des voies respiratoires. L’évolution nécessite le plus souvent une trachéotomie. Les différentes interventions chirurgicales répétitives laissent un larynx cicatriciel. La rééducation orthophonique est le plus souvent décevante et ne permet pas toujours au patient de retrouver une voix normale.

L’éversion ventriculaire. Il s'agit d'une inflammation importante des cordes vocales qui survient au cours d’une laryngite chronique. Dans ce cas, la muqueuse du larynx fait une hernie au-dessus de la corde vocale, et apparaît à la manière d'une masse gélatineuse en vessie de poisson. La voix devient cassée, et le traitement nécessite la pulvérisation de vasoconstricteurs (médicaments fermant le calibre des vaisseaux) destinés à décongestionner la muqueuse et à faire diminuer l’œdème (collection liquidienne) à ce niveau. Chez certains patients, ce traitement ne suffisant pas, il est nécessaire de faire appelle au galvanocautère (appareil dont le passage d'un courant électrique continu entraînant une brûlure permet de détruire une lésion) déterminant une rétraction de la muqueuse dans la semaine suivante. Le patient aura besoin qu'une rééducation orthophonique pour compléter la thérapeutique afin d'éviter le retour des accidents.

La micro-varice de la corde vocale qui devient devenant turgescente (augmente de volume) lors du chant ou de la voix parlée forte

La claudication intermittente de la corde vocale. Il s'agit d'une paralysie passagère d’une corde, à l'origine d'un «couac» durant quelques secondes

Le nodule éphémère. Cette variété de nodules apparaît et disparaît en fonction de la fréquence vocale utilisée par le sujet. Le symptôme en est un déraillement vocal, toujours aux mêmes fréquences

La télangiectasie cordale correspond à une dilatation (augmentation du calibre) des artères en avant des cordes vocales.


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