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Andropause

  • Anglais : male climacteric.
  • Terme issu du Grec : andros : homme et pausis : cessation. Littéralement : arrêt des sécrétions androgéniques (hormones mâles).
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Définition

Le terme andropause désigne les manifestations psychologiques et organiques de l'homme entre 50 et 70 ans, dues à la diminution progressive de la production d'androgènes. Le terme, qui a été créé par analogie avec celui de ménopause, semble inadapté.

Les manifestations organiques se caractérisent essentiellement par une diminution de l'activité génitale, mais il est excessif et inexact de dire que l'andropause ne correspond qu'à un hypoandrogénisme (diminution de la sécrétion des hormones androgènes).

Le vieillissement des testicules, contrairement à celui des ovaires, ne s'accompagne pas d'un arrêt d'activité mais plutôt d'un changement progressif. En fait, il existe une polémique entre ceux qui prétendent qu'il existe une andropause qui débute vers l'âge de 60 ans se caractérisant par une baisse de la testostérone et une légère hausse des gonadotrophines (hormones qui agissent sur les glandes sexuelles en stimulant leur fonction) et ceux qui estiment que l'activité testiculaire persiste indéfiniment.

Les changements psychologiques seraient d'ordre émotionnel. Si l'on examine un testicule après l'âge de 40 ans, il n'existe pas de changement important du poids de celui-ci. La spermatogenèse (fabrication des spermatozoïdes) persiste jusqu'à un âge avancé. C'est ainsi que l'on a retrouvé chez des individus âgés de 80 à 90 ans des spermatozoïdes actifs dans leur éjaculat.

En ce qui concerne l'activité sexuelle, l'ensemble des phénomènes qui conduisent à l'orgasme diminuent chez l'homme vieillissant (l'excitation sexuelle est souvent plus longue se manifester). Le temps pour produire une érection est plus long, de façon générale les performances sexuelles diminuent avec l'âge, elles s'accompagnent d'une altération quantitative et qualitative des érections et plus particulièrement nocturnes. Le sperme est expulsé avec moins de force qu'auparavant.Les autres perturbations hormonales portent sur :
  • La mélatonine: hormone sécrétée par la glande pinéale (ou épiphyse), située au milieu du cerveau à proximité de l'hypothalamus. Découverte en 1958, la mélatonine dérive de la sérotonine, hormone sécrétée dans le tissu cérébral possédant une action vasoconstrictrice (fermeture des vaisseaux) et antidiurétique (diminuant la fabrication d'urine). Cette hormone joue un rôle très important dans les biorythmes (variations périodiques des phénomènes cycliques et leurs causes chez l'homme), le sommeil (qui diminue avec l'âge) et en cas d'hypogonadisme (diminution de fonctionnement des organes génitaux).
  • La leptineleptine : hormone de nature protéique constituée de 146 acides aminés (éléments de base constituant une protéine) sécrétée par les adipocytes (cellules constituant le tissu adipeux = graisse). Génétiquement, la leptine est codée par le gène Ob dont la mutation, qui a été étudiée en laboratoire chez certaines souris, est à l'origine d'obésité. Chez l'homme, l'obésité est associée à des taux élevés de leptine, ce qui laisse à penser qu'il existe une résistance éventuelle ou une diminution du passage de la leptine du sang au cerveau.
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  • Certains chercheurs avancent également une anomalie des récepteurs cérébraux de la leptine. Sa sécrétion altérée par l'hypotestostéronémie (diminution du taux de testostérone dans le sang) serait à l'origine de perturbations de la distribution du tissu graisseux lors de la survenue de l'andropause chez certains individus.