Stress et immunité

Définition 

Le stress est l'ensemble des événements psychologiques (traumatisme, émotion, colère, contrariété, veille, surmenage, dépression), et biologiques (intervention chirurgicale, écarts de température), susceptibles de provoquer dans l'organisme des modifications pouvant occasionner des perturbations plus ou moins graves, comme une dépression du système immunitaire.

 

Généralités 

RAPPEL DE CE QU'IL FAUT SAVOIR SUR LE SYSTÈME IMMUNITAIRE

Le système hématopoïétique à l'origine de la fabrication des cellules, participant à la défense de l'organisme (système immunitaire) est constitué :

  • du thymus (organe situé entre le cou et le thorax à l'origine de la formation d'une variété de globules blancs)
     
  • de la moelle osseuse
     
  • de la rate
     
  • des ganglions

L'ensemble de ces constituants possède des relations « neurologiques » avec le système nerveux autonome (auto-régulé par lui-même).

A première vue, il n'existe aucun rapport entre le système immunitaire, à l'origine de la défense de l'organisme contre les agressions extérieures qu'elles soient microbiennes ou autres, et le système nerveux en général. Pourtant des chercheurs américains ont mis en évidence la présence de neurotransmetteurs susceptibles de se fixer sur des cellules immunitaires, permettant ainsi à celles-ci de se multiplier et de détruire plus efficacement les envahisseurs (microbes).

 

IMPACT DU STRESS SUR LES SÉCRÉTIONS HORMONALES

La glande hypophyse est une glande située à la base du cerveau (elle est considérée comme la glande "chef d'orchestre" des autres glandes de l'organisme). Cette glande est elle-même sous les ordres de l'hypothalamus, zone du cerveau permettant de réguler les fonctions automatiques : chaleur, sexualité, faim.
Des chercheurs ont mis en évidence que certaines hormones sécrétées par la glande hypophyse étaient susceptibles d'accroître ou d'inhiber la capacité des cellules immunitaires à lutter contre la maladie.

On ne connaît pas avec exactitude la relation qui existe entre les différentes variétés de cellules (immunitaires d'un côté, nerveuses et hormonales de l'autre), mais il semble qu'un stress un peu trop important ou permanent soit à l'origine d'une défaillance de notre système immunitaire de défense contre les agressions de toutes sortes.

 

En cas de stress intense ou durable :

  • une variété de globules blancs destinés à participer à la défense de notre organisme contre les microbes, les macrophages, deviennent subitement très paresseux (en période de dépression nerveuse entre autres).
     
  • l'hypothalamus sécrète aussi de la bêta-endorphine qui va agir comme une substance contre la douleur : des concentrations élevées d'endorphine entraînent une diminution de l'activité de certains types de globules blancs appelés cellules tueuses naturelles de l'organisme.
     
  • l'hypothalamus libère dans le sang une hormone appelée la corticotrophine qui à son tour va activer l'hypophyse, qui elle-même active les glandes surrénales à l'origine de la libération du cortisol (cortisone naturelle) et de noradrénaline qui diminuent le potentiel de défense d'une autre variété de globules blancs : les lymphocytes T.

L'ensemble de ces hormones participe à une réaction de fuite mais freine la réponse immunitaire.

 

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