Les glandes surrénales sont des glandes endocrines située au pôle supérieur de chacun des deux reins. Il existe donc dans l’organisme 2 glandes surrénales. Elles sont de couleur jaune chamois, et pèsent environ 5 grammes. La dissection anatomique d’une glande surrénale montre qu’elle est formée de deux parties: la cortico-surrénale (zone corticale : externe) et la médullosurrénale (région médullaire : interne).
- La zone corticale (cortex) présente trois couches, de l’extérieur vers l’intérieur : glomérulée, fasciculée et réticulée. L’essentiel des nombreuses sécrétions hormonales provient de la zone fasciculée. On les répartit en trois groupes: les minéralo-corticoïdes (aldostérone, hormone réglant les variations du sodium et du potassium au niveau rénal, et par la même occasion la tension artérielle), les gluco-corticoïdes (dérivés naturels de cortisone : cortisol, dont l’action anti-inflammatoire est importante) et les stéroïdes sexuels (androgènes chez l’homme, œstrogènes chez la femme).
- La région médullaire est moins étendue que le cortex. Elle sécrète la noradrénaline et son dérivé, l’adrénaline, qui interviennent dans les états d’urgence (stress) et maintiennent l’homéostasie (faculté qu’ont les êtres vivants de maintenir ou de rétablir certaines constantes physiologiques - concentration du sang et de la lymphe, pression artérielle, etc. - quelles que soient les variations du milieu extérieur). Ces deux hormones, leurs précurseurs et leurs dérivés constituent le groupe des catécholamines.
Chez certains individus, il peut exister un déficit d’éléments appelés enzymes (déficit congénital en 21- ou 11-hydroxylase) pouvant se manifester par ce que l’on appelle un bloc enzymatique surrénalien, et qui entraîne une hyperplasie (augmentation quantitative du tissu surrénalien), responsable chez la femme d'une stérilité et d'un hirsutisme (pilosité excessive). L'insuffisance surrénalienne chronique, ou maladie d'Addison, est d'origine auto-immune (l’individu développe des anticorps contre ses propres tissus) ou fait suite à une tuberculose.
D’autre part certaines tumeurs bénignes sont susceptibles d’entraîner une production excessive d'un ou de plusieurs des stéroïdes, le plus souvent de cortisol, donnant alors le syndrome de Cushing. Il peut exister également un excès d'aldostérone entraînant le syndrome de Conn.
Les tumeurs de la médullosurrénale constituent ce que l’on appelle les phéochromocytomes provoquant une hypersécrétion (excès de sécrétion) de catécholamines, responsables d'accès d'hypertension artérielle.
Les tumeurs malignes de la glande surrénale se voient rarement, mais quand c’est le cas, quelles sont plutôt de mauvais pronostic.