Nous passons en moyenne 80% de notre temps en intérieur, dont une bonne partie dans notre logement. Pourtant, l’air que l’on y respire n’est pas forcément sain. Pour améliorer la qualité de l’air chez soi, quelques solutions simples sont à mettre en place pour préserver sa santé.
1. Aérer tous les jours
Ce n’est qu’en 2003 qu’a commencé la première opération de mesure de qualité de l’air intérieur en France. Le verdict a été sans appel : plus d’un logement sur deux est pollué avec des dizaines de composés organiques semi-volatils (COSV), qui sont des perturbateurs endocriniens pour la plupart d’entre eux. Ces COSV sont notamment présents dans les logements dans l’air, et le moyen pour s’en débarrasser le plus est d’aérer.
Même lorsque la température extérieure est basse, ouvrir les fenêtres quelques minutes permet d’évacuer une partie des polluants accumulés à dans la maison et de faire entrer de l’air neuf. Il est recommandé d’installer un système de VMC afin de renouveler en continu l’air, mais ceci n’empêche pas d’aérer chaque jour chaque pièce durant une dizaine de minutes.
Aérer lorsque l’on cuisine ou après avoir pris une douche permet d’évacuer l’humidité accumulée, qui pourrait être le terrain propice pour le développement de champignons. Respirer émettant également de la vapeur d’eau, en plus de dioxyde de carbone, ouvrir les fenêtres après une journée passée dans une pièce, par exemple dans un bureau, permet de renouveler l’air.
2. Ne pas fumer à l’intérieur
La fumée de cigarette est une source importante de pollution et est particulièrement toxique, en plus d’être hautement cancérigène. Elle contient de nombreuses substances restant en suspension dans l’air et qui se déposent sur les surfaces comme les meubles. Ouvrir une fenêtre dans la pièce où une personne fume ne suffit pas à faire partir la fumée. La meilleure solution est, outre d’arrêter de fumer, de sortir dehors avant d’allumer sa cigarette. De nombreux fumeurs se contentent de fumer à la fenêtre, mais cette méthode n’empêche pas toute une partie de la fumée de se retrouver à l’intérieur.
Ouvrir une fenêtre pendant que vous fumez ne permet pas d’éliminer complètement cette pollution. Une partie de la fumée peut continuer à circuler dans la pièce et certains résidus peuvent se fixer sur les rideaux, les canapés, les tapis, les vêtements ou les murs.
Selon l’Institut National du Cancer, la fumée de tabac est la source la plus dangereuse de pollution de l’air intérieur. Cela rend l’air ambiant dangereux pour la santé des occupants du logement, qui subissent ainsi les effets du tabagisme même s’il ne fument pas. Entre 3 000 et 5 000 personnes perdent la vie chaque année à cause du tabagisme passif, dont des enfants.
3. Ne pas vapoter à l’intérieur
E-cigarette et santé ne font pas bon ménage sur la durée, ce que rappelle le site https://www.nicovip.com/. Bien que la cigarette électronique soit moins dangereuse que le tabac puisqu’elle ne produit pas de fumée cancérigène, elle peut laisser des traces de nicotine dans l’air, ainsi que d’autres substances potentiellement toxiques. Le vapotage passif reste bien moins nocif que le tabagisme passif, mais l’exposition à l’aérosol des cigarettes électroniques est mauvais pour la santé. D’où l’intérêt de ne pas vapoter à l’intérieur de son logement !
Tout comme pour le tabac, il est recommandé de vapoter dehors, ou à minima à une fenêtre ouverte, en soufflant vers l’extérieur. Il est fortement déconseillé de vapoter à proximité d’enfants, de femmes enceintes ou de personnes souffrant de problèmes respiratoires comme de l’asthme. Aérer permet d’évacuer une partie de l’aérosol produit lors de la vape, mais n’enlève pas tout, d’où l’intérêt de vapoter en extérieur.
4. Mieux choisir ses produits ménagers
Le saviez-vous ? Les produits pour faire le ménage fourmillent de produits toxiques. Les sprays et les désodorisants émettent des composés organiques volatils en grande quantité, qui viennent dégrader l’air intérieur. Pour éviter cela, il existe des produits plus sains, moins concentrés en substances chimiques potentiellement toxiques, comme le vinaigre. Pour éviter de diffuser des particules dans l’air, il vaut mieux utiliser une éponge ou un chiffon pour appliquer un produit plutôt que de le pulvériser à l’aide d’un spray sur la surface à nettoyer.
Il est préférable d’éviter de mélanger plusieurs produits ménagers, certaines associations provoquant des réactions chimiques dangereuses. Après avoir fait le ménage ou du bricolage avec des produits chimiques, la clef est là encore d’aérer son logement, pour évacuer les restes de produits en suspension dans l’air.
5. Bannir les bougies parfumés et parfums d’intérieur
Les bougies parfumées, les diffuseurs de parfum et l’encens sont loin d’être inoffensifs ! La combustion d’une bougie ou d’un bâton d’encens peut produire des particules et différentes substances chimiques. Plutôt que de vouloir cacher une mauvaise odeur avec un parfum de synthèse ou de l’encens à brûler, il est plus prudent de chercher pourquoi celle-ci s’est développée. Cela peut être suite à de l’humidité, à de la cuisine à l’odeur tenace, à du linge qui a mal séché… La clef est d’aérer pour évacuer les odeurs et de résoudre le problème s’il y en avait un.
Attention ! Naturel ne veut pas sans aucun danger. L’ANSES recommande de faire attention en cas d’utilisation d’huiles essentielles, notamment pour parfumer son intérieur. Il convient là encore de bien ventiler les pièces, pour éviter de potentiels effets néfastes.
Pour améliorer la qualité de l’air chez soi, le gouvernement a constitué un guide qui regroupe différents conseils illustrés. On y retrouve des solutions évoquées ici, ainsi que d’autres pistes pour aller plus loin et maintenir un air sain dans son logement.