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Thyroïdite

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Définition

Le terme thyroïdite désigne une inflammation de la glande thyroïde susceptible d'aboutir à sa destruction. Les mécanismes entraînant une thyroïdite sont quelquefois de nature infectieuse. Le plus souvent la principale cause de thyroïdite est le résultat d'une destruction par un phénomène d'autoimmunité (le patient fabrique des anticorps contre ses propres tissus). La destruction de la thyroïde n'est pas en relation directe avec le mauvais fonctionnement des cellules du système immunitaire c'est-à-dire des lymphocytes en particulier. Sur le plan biologique (si l'on pratique des analyses) la thyroïdite entraîne l'apparition d'anticorps antithyroïdiens à l'intérieur du sérum sanguin (partie liquidienne du sang).

Le terme goitre inflammatoire est quelquefois également utilisé comme synonyme de thyroïdite.

La mise en évidence de certaines thyroïdites passe par la recherche des anticorps antithyroglobulines (détectés par la technique d'agglutination des globules rouges), et des anticorps antithyroperoxydases (anti-TPO ou antimicrosomiaux). Ces anticorps dirigés contre la personne elle-même témoignent de la destruction des cellules de la thyroïde observée lors des maladies auto-immunes thyroïdiennes, mais n'en sont pas la cause.

La polyendocrinopathie auto-immune (en anglais autoimmune polyglandular syndrome, autoimmune polyendocrinopathy) se caractérise par l'association de plusieurs pathologies aboutissant à l'apparition d'une insuffisance de sécrétion de plusieurs glandes endocrines (glandes sécrétant leurs hormones l'intérieur du sang). On distingue plusieurs variétés :
  • Le type I juvénile se caractérisant par le syndrome de Whitaker. Le syndrome de Whitaker, découvert par Joanne Whitaker en 1956, en anglais Whitaker's syndrome, se caractérise par l'association d'une insuffisance de sécrétion de l'hormone thyroïdienne et d'une infection de la peau par un champignon (candidose). Ce syndrome de nature génétique se transmet selon un mode autosomique récessif c'est-à-dire qu'il est nécessaire que les deux parents portent l'anomalie génétique pour que la descendance présente la maladie. Il s'agit d'une pathologie qui s'accompagne le plus souvent d'apparition d'auto-anticorps dans la circulation sanguine. Elle est quelquefois associée à une autre affection de nature auto-immune également, tels que la thyroïdite de Hashimoto, la maladie de Biermer, la maladie d'Addison ou encore l'hépatite chronique active.
  • Les types II et III concernent les adultes et aboutissent au syndrome de Schmidt.
Pour certains spécialistes en endocrinologie les pathologies suivantes font partie de la Polyendocrinopathie auto-immune. Il s'agit entre autres de la thyroïdite de Hashimoto, de l'anémie de Biermer, de la diarrhée chronique, de l'alopécie, du syndrome de Schmidt, de l'hypothyroïdie, de l'hyperthyroïdie, de l'insuffisance sécrétion des glandes surrénaliennes et des glandes contenues dans les gonades (ovaires et testicules). Pour d'autres spécialistes en endocrinologie, la moliniase fait également partie de la polyendocrinopathie auto-immune.



Voir également


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