Le nourrisson est asymptomatique (ne présente aucun problème particulier) jusque-là.
Le médecin (ou le chirurgien) qui examine l'enfant pose généralement des questions précises, ce qui est capital pour porter le diagnostic d'invagination intestinale aiguë sans retard. En effet, l'enfant n'est pas comme d'habitude, mais quelquefois les symptômes ne sont pas très révélateurs (dans 10 % des cas).
Classiquement, l'invagination aiguë se traduit par :
- Des cris qui traduisent les douleurs abdominales paroxystiques, qui surviennent de façon brusque, brutale, intermittente et récidivante.
- Une pâleur
- Des pleurs et une agitation (durant quelques minutes)
- Un refus total de prise d'aliments
- Une interruption de l'activité habituelle
- Une fièvre plus ou moins importante
- Des vomissements : les vomissements sont tout d'abord réflexes, puis sont provoqués par l'iléus (arrêt du passage des matières).
- L'apparition de sang dans les selles
- La survenue de diarrhée ne doit pas faire systématiquement éliminer le diagnostic d'invagination intestinale. En effet, elle survient dans environ 5 % des cas.
- Un état de choc dans les cas les plus graves, quand l'enfant est vu relativement tardivement.