Épiphysiolyse
Définition
Synonyme : épiphyséolyse.
Destruction de l'extrémité d'un os.
Le terme de coxa vara essentielle de l'adolescent est surtout utilisé comme synonyme d'épiphysiolyse (ou coxa flexa). La coxa vara se caractérise par une bascule progressive de l'épiphyse (ou tête du fémur) vers le haut et vers l'avant par rapport à l'épiphyse fémorale.
Cette affection est fréquemment rencontrée chez les adolescents et plus souvent les garçons. L'épiphysiolyse est secondaire à une anomalie du cartilage de croissance (ou de conjugaison) qui aboutit à un raccourcissement du membre inférieur avec une attitude vicieuse dans laquelle le membre se retrouve tourné vers le dehors. L'évolution se fait vers une coxarthrose (arthrose de hanche).
L’épiphysiolyse survient chez un enfant entre 11 et 14 ans, son diagnostic effectué par l'orthopédiste doit être très précoce car cette pathologie nécessite une chirurgie correctrice.
Causes
L'épiphyse du fémur est séparée de la partie moyenne du fémur par du cartilage fragile (cartilage de croissance) ceci dans les conditions de croissance osseuse normale. Une perturbation de la croissance de cette région peut être à l'origine d'un déplacement du fémur en dehors de son emplacement qui est le cotyle iliaque (cupule situé dans l'aile iliaque c'est-à-dire la partie latérale du bassin de chaque côté) participant à l'articulation de la hanche.
Généralement ce sont des causes hormonales (mais le processus n’est pas connu avec précision) qui sont à l'origine de l'épiphysiolyse.
L’ hypogonadisme (insuffisance de sécrétion des hormones mâles) serait une des causes déclenchantes de cette affection.
L'hormone de croissance et les oestrogènes paraissent jouer également un rôle sur l'épaisseur de l'épiphyse elle-même.
Symptômes
Le début est généralement insidieux et les symptômes décrits ci-après sont en relation directe avec l'importance de la destruction du cartilage de conjugaison.
Au début on assiste à une raideur de la hanche qui s'améliore avec le repos. Boitement survenant après la raideur suivi de :
Douleur aiguë à l'aine irradiant vers l'avant et le dedans de la cuisse associé quelquefois avec des…
Douleur du genou. Ce signe porte quelquefois à confusion. En effet certains patients ne présentent qu'une douleur du genou et la véritable pathologie de la hanche reste quelquefois méconnue jusqu'à ce que survienne une aggravation.
L'examen du patient montre au départ des lésions sans aucune limitation de mouvement ni aucune douleur, puis progressivement les douleurs apparaissent à la mobilisation. La limitation de la hanche apparaît essentiellement quand on essaie de la fléchir ou d'élever la cuisse vers l'extérieur (abduction) ou encore si l'on essaie de tourner le pied en dedans (rotation interne).
La jambe se présente spontanément en rotation externe.
Les examens complémentaires
La radiographie doit être faite de face et de profil, en opposition jambes écartées. Elle montre le glissement de la tête par rapport au col du fémur, un signe que les radiologues connaissent bien : la diminution de l'angle d'inclinaison cervico-diaphysaire (entre le col du fémur et l'ensemble de l'os). Il existe également un autre signe : l'élargissement de l'espace entre la métaphyse (partie moyenne de l'os) et l'épiphyse (extrémité de l'os).
Évolution
Si la vascularisation (arrivée du sang) de cette zone n'est pas bonne, il risque de survenir une nécrose (destruction du tissu cartilagineux et osseux).
Cette évolution est dépendante de la gravité du glissement de l'épiphyse fémorale. Il existe un risque de nécrose du cartilage (destruction) susceptible d'être à l'origine de contractures des muscles souvent très douloureuses accompagnées d'une arthrose précoce de la hanche (coxarthrose). En cas de glissement modéré la fixation de l'épiphyse permet souvent la guérison (voir traitement). En cas de glissement important la correction est difficile.
Traitement
Il fait appel à la chirurgie et consiste à fixer la tête du fémur à son col en utilisant le plus souvent des vis.