Diathèse
- Anglais : diathesis.
- Terme issu du Grec : diatithémi : je dispose.
Définition
Mot désuet (presque plus utilisé) qui désignait dans le passé, des affections survenant simultanément ou successivement chez un patient. Ces affections se différenciaient essentiellement par l'atteinte d'une région anatomique ou d'une autre et par leurs symptômes mais ayant en commun une nature identique.
Depuis l'identification des grands processus pathologiques tels que certains syndromes infectieux très répandus (syphilis, tuberculose) et atteinte rhumatismale (arthrite, arthrose, goutte, lymphadénie), le terme de diathèse a progressivement été abandonné. Néanmoins, en oligothérapie il est encore utilisé pour désigner la diathèse ou si l'on préfère le terrain d'un individu.
Par exemple la goutte, jusqu'au XVIIe siècle était considérée comme une diathèse se caractérisant fréquemment par une atteinte des articulations (podale) et correspondant à l'arthritisme. À la même époque il en est elle-même des rhumatismes chroniques, de la lithiase biliaire ou urinaire, du diabète ou de l'obésité.
Citons deux autres exemples : la lymphadénie de Ranvier (terme issu du grec numphê : déesse des eaux et adên : glande) appelée également lymphadénomatose, lymphadénose, la diadhèse hémorragique et la diadhèse hémorragique.
La première correspondait à la diathèse lymphogène de Jaccoud. Ce terme désuet caractérisait la prolifération (multiplication) trop importante du tissu composant les ganglions lymphatiques présentant une hypertrophie (augmentation très importante de volume appelée adénopathie) du tissu hématopoïétique, en particulier au niveau des ganglions lymphatiques augmentant de volume. Le tissu hématopoïétique est le tissu possédant la capacité de fabriquer les précurseurs des éléments sanguins.
La diathèse hémorragique était un état pathologique se caractérisant par une coagulopathie (troubles de la coagulation) résultant d'un mauvais fonctionnement d'un ou de plusieurs composant participant à l'hémostase (première étape de la coagulation sanguine proprement dit). L' hémophilie, à cette époque, était considérée comme une diathèse hémorragique congénitale et familiale (connue depuis le IIe siècle avant Jésus-Christ).