inscription newsletter

Adénome du foie

  • Imprimer
  • Envoyer à un ami
  • Forum
  • Images

Définition

L'adénome du foie, appelé également adénome hépatocellulaire, est une tumeur glandulaire bénigne du foie. L'adénome du foie concerne le plus souvent les femmes dont l'âge situe entre 30 et 40 ans. La fréquence de l'adénome hépatocellulaire a augmenté ces derniers temps à cause de la pilule (anticonceptionnel).

Chez certains patients la glycogénose du type un, c'est-à-dire la maladie de von Gierke, est associé à l'adénome.

Il s'agit d'un adénome de 2 à 3 cm de diamètre mais susceptible d'augmenter énormément puisque pouvant mesurer jusqu'à 30 à 35 cm de diamètre.

Cet adénome contient des cellules hépatiques (hépatocytes) qui sont disposées en cordon. Pour les spécialistes il n'existe ni espaces porte des canalicules biliaires. Il s'agit d'une tumeur qui est bien encapsulée puisque entourée par une fine membrane de tissu conjonctif prenant l'aspect d'un grillage (aspect réticulaire). Généralement elle siège à la suite de stase de la bile à l'intérieur des voies biliaires et s'accompagne d'une nécrose de type hémorragique c'est-à-dire de destruction des cellules du foie à cause d'une hémorragie.

L'évolution de l'adénome du foie se fait rarement vers la malignité c'est-à-dire ne se transforme pas en cancer.

Les symptômes que présente un patient concerné par l'adénome du foie sont les suivants :
  • Pour les formes asymptomatiques c'est-à-dire chez les patients ne présentant pas de symptômes et qui souffrent de formes les plus fréquentes, on constate un nodule hépatique solitaire qui est découvert alors que le patient passe une échographie de l'abdomen pour une autre cause qu'une atteinte hépatique.
  • Des douleurs de l'abdomen.
  • Une hépatomégalie (augmentation de volume du foie).
  • Un foie douloureux.
  • Une hémorragie intrapéritonéale s'accompagnant de fièvre et de douleurs importantes au niveau de l'hypocondre droit (partie droite de l'abdomen située sous les côtes, à droite du nombril). Dans ce cadre, des examens de sang, montrent une augmentation du nombre des globules blancs (hyperleucocytose) ou un état de choc qui fait suite à la nécrose liée à l'hémorragie de la tumeur. Si la patiente est enceinte l'évolution peut éventuellement être fatale à cause de la spoliation sanguine (« vol du sang » qui n'est plus utilisé pour le foetus).
L'évolution vers le cancer du foie concerne un patient sur 10. Cette évolution vers le cancer du foie est plus fréquente en cas de polyadénomatose c'est-à-dire quand il existe plusieurs adénomes.

Les autres examens complémentaires comprennent l'échographie qui permet de mettre en évidence, parfois, des nodules de 10 mm de diamètre et de déterminer l'échogénicité du nodule. Pour les spécialistes en imagerie médicale il s'agit le plus souvent d'images hétérogènes en raison des foyers d'hémorragie et de nécrose présente.
L'échographie Doppler met en évidence quant à elle, la présence, parfois, d'un signal de flux sanguin situé à la périphérie de la tuméfaction. Si on constate la présence de flux artériel au milieu de la tuméfaction, il faut alors penser à un carcinome c'est-à-dire un cancer.
Le reste des examens complémentaires comporte une tomodensitométrie et une I.R.M. L'utilisation d'un produit de contraste permet de caractériser le nodule hépatique.
L'échographie est quelquefois utilisée mais l'I.R.M. et la tomodensitométrie sont préférables pour l'obtention d'images de qualité supérieure, ce qui permet de mettre en évidence des foyers d'hémorragie.
L'angiographie n'est réservée qu'à de rares situations quand l'imagerie médicale ne peut pas donner de résultat intéressant.
La scintigraphie à globules rouges marqués ne pas très intéressante, surtout quand il s'agit de tuméfactions de petite taille.

L'adénome hépatique ne doit pas être confondu avec :
  • Une tumeur bénigne du foie.
  • Une nécrose hémorragique.
  • Une cholécystite aiguë.
  • Une pyélonéphrite droite.
Le traitement de l'adénome hépatique consiste à procéder à une résection chirurgicale (on retire l'adénome). En effet, étant donné le risque de dégénérescence en cancer il est préférable d'intervenir chirurgicalement.
Parfois il est proposé traitement d'urgence au patient, en cas de nécrose et d'hémorragie.
L'arrêt des anticonceptionnels oraux (pilules) entraîne quelquefois la guérison de cette pathologique gastroentérologique.



Avertissement

Vulgaris décline toute responsabilité quant à une utilisation de cette encyclopédie autre que purement informative.