Rein et diabète

Les complications survenant lors du diabète s’installent à plus ou moins long terme et concernent essentiellement les lésions secondaires à la destruction des capillaires (vaisseaux très fins) et des petites artères de certains organes, le rein et la rétine en particulier. Les complications touchent également les plaquettes sanguines (éléments jouant un rôle dans la coagulation du sang).

Les reins des diabétiques sont susceptibles d’être atteints de néphropathie (maladie des reins) à l’origine d’une grande mortalité. Celle-ci ne se développe heureusement que chez 35 à 45 % des diabétiques insulinodépendants. Et contrairement à la rétinopathie (maladie de la rétine), le risque de néphropathie n'augmente plus si celle-ci ne s'est pas développée après 25 à 30 ans de diabète.

Les néphropathies se caractérisent par :

  • Une microalbuminurie (apparition dans les urines d’albumine par petites quantités). Celle-ci est comprise entre eux 30 et 300 mg/24 h, apparaissant au plus tôt 5 ans après la découverte du diabète.
  • Une macroalbuminurie (apparition dans les urines d’une quantité d’albumine beaucoup plus importante de l’ordre de 300 mg/24 h) détectable à la bandelette urinaire.
  • Une hypertension artérielle (élévation de la tension artérielle)
  • La clairance de la créatinine (élimination de la créatinine : substance constituée d’azote qui provient de la dégradation de la créatine, qui est un constituant du tissu musculaire) se détériore progressivement jusqu’à ce que le malade soit en insuffisance rénale (impossibilité pour les reins de nettoyer le sang de ses toxines). Normalement, la créatinine doit être éliminée par les reins dans les urines. Dès que son taux augmente anormalement dans le sang, cela signifie que la fonction rénale (filtration du sang par les reins) n’est plus suffisante. Son taux dans le sang ne doit pas dépasser 115 micromoles par litre soit 7 à 13 mg par litre.

  • La mortalité des patients en insuffisance rénale est liée en partie à la maladie cardiovasculaire, (touchant le cœur et les vaisseaux), dont le risque est 30 à 40 fois supérieur à celui des diabétiques qui ne sont pas insulinodépendants et qui n’ont pas de maladie rénale. La prévention, passant par un bon équilibre de la glycémie, est le meilleur traitement.

Traitement

  • Inhibiteurs de l’enzyme de conversion
  • Les inhibiteurs calciques
  • Antihypertenseur : diurétique (médicament destiné à faire uriner le patient et de ce fait faire baisser la tension artérielle).

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