Prastérone

La prastérone est une hormone fabriquée par les glandes corticosurrénaliennes (situées au-dessus des reins).

Une étude sur cette hormone menée par le professeur Beaulieu a porté sur 280 volontaires, âgé de 60 à 69 ans, 50% de chaque sexe, et ne présentant aucune pathologie particulière.

Cette étude a permis de constater que le taux de DHEA diminuait avec l'âge.

La question fondamentale a été : faut-il compenser le déficit en prastérone lié à l'âge et dans quelles conditions ?

Chaque individu d’un premier groupe test a reçu 50 mg de prastérone par jour pendant un an, pendant qu’un autre groupe test recevait un placebo (molécule ne contenant aucun principe actif, c'est-à-dire aucun médicament). Le suivi a été fait à trois mois, six mois et douze mois.

Les résultats sont les suivants :

L’efficacité a été particulièrement significative chez les femmes et plus particulièrement celles ayant dépassé l'âge de 70 ans. Chez l'homme l’efficacité n'a pas été significative.

Les résultats obtenus grâce à l'utilisation de la de la prastérone ont porté sur :

  • la peau, pour laquelle la réhydratation cutanée s'est améliorée ainsi que la production de sébum (corps gras permettant à la peau de garder sa souplesse et de se défendre contre les agressions microbiennes et de l'environnement général). La perte d'épaisseur de la peau a été moins accentuée chez les gens ayant consommé de la prastérone que chez ceux ayant eu un placebo.

  • La pigmentation liée au vieillissement, en particulier au niveau du visage, a diminué.

  • Au niveau du tissu osseux, ce sont les femmes qui ont profité le plus de la prastérone. Ce précurseur hormonal est donc apparu comme intéressant pour l'utilisation en prévention des fractures osseuses spontanées chez les personnes âgées. Néanmoins, les résultats en ce qui concerne la diminution de la résorption osseuse ne doivent pas être portés trop hâtivement.

  • La sexualité (fréquence des rapports, désir, signes physiques ou psychiques) : les femmes de plus de 70 ans ont présenté une libido et une activité sexuelle plus importante sous prastérone.

Il ne semble pas exister d’effets secondaires à la déhydroépiandrostérone

  • Aucune accumulation de la prastérone n’est observée

  • Aucune modification des autres hormones de l'organisme.

 

Considérée en France comme un précurseur hormonal, la prastérone ne doit pas être passer pour une pilule miracle, même si de nombreux Français se procurent la molécule aux USA, sans connaître exactement la composition de ce qu’ils prennent (il semble que parfois il n’y ait rien dans les pilules qu’ils achètent via Internet). Pour professeur Beaulieu, il est souhaitable que l’on donne le feu vert à la commercialisation de la prastérone en France mais sous contrôle médical. Ce médicament ne doit pas être considéré comme un supplément diététique, comme c’est le cas aux Etats-Unis, mais bien comme un médicament.

 

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