Perte d'autoactivation psychique

Synonyme : inertie et de l'indifférence (syndrome de l').

Syndrome (ensemble de symptômes) se caractérisant par une inertie du comportement ressemblant à une pseudo-paralysie (paraissant être une paralysie), et s'accompagnant à l'I.R.M. d'une lésion d'un ou des deux pallidum (noyaux gris centraux). La caractéristique majeure de ce syndrome est sa réversibilité après une intervention revigorante.

Symptômes
Les patients qui disent ne penser à rien et qui sont atteints par le syndrome de la perte d'autoactivation psychique présentent :

Un comportement ralenti voire absent (inertie).
Une absence d'intérêt intellectuel pour l'entourage.
Une affectivité très peu intense voire nulle. Chez certains d'entre eux il existe pourtant un embryon d'affectivité qui ne dure pas.
Une absence d'interrogation.
Une absence d'émission du moindre souhait.

L'examen du patient montre :
La présence (dans de nombreux cas) d'automatisme consistant en une exagération ou une répétition continuelle des mêmes mots (écholalie), des mêmes gestes (échopraxie), et parfois de tics. Ceci traduit par une réaction du patient qui semble d'un seul coup se libérer d'une énergie qu'il n'a pas su utiliser, canaliser en se déplaçant ou en adoptant une autre attitude (voir ci-dessus).

Diagnostic différentiel (cette maladie ne doit pas être confondue avec) :

Une dépression
Une inertie frontale qui n'est pas réversible après stimulation
Une akinésie (impossibilité d'effectuer un mouvement) secondairement à une lésion du système nerveux central, périphérique musculaire
Une schizophrénie déficitaire
Certaines variétés de névrose obsessionnelle.

Mécanisme des lésions (physiopathologie)
Cette lésion est secondaire à une lésion du pallidum. Le pallidum fait partie des noyaux gris centraux.
Les noyaux gris sont situés dans chacun des deux hémisphères cérébraux et disposés symétriquement. Ils sont appelés également noyaux gris de la base et correspondent à plusieurs amas de substance grise situé. es à l'intérieur de la substance blanche du cerveau, à la partie inférieure des hémisphères cérébraux : ce sont entre autres le thalamus, le corps strié formé des noyaux codés et lenticulaire et le claustrum.
Ils participent au contrôle de la motricité et aux mouvements volontaires. Leur atteinte se traduit par une diminution de la quantité des neurotransmetteurs (ou neuromédiateurs : variété d'hormones servant de messager entre 2 neurones au niveau des synapses, ou contact entre deux cellules nerveuses). La dopamine est probablement le plus connu de ces neuromédiateurs ; elle permet la coordination des mouvements.
Le pallidum est plus précisément la zone du cerveau correspondant à la partie interne du noyau lenticulaire qui est lui-même situé en dedans du putamen (ce sont également des noyaux gris centraux) (la portion latérale du noyau lenticulaire).

Les lésions observées seraient sans doute secondaires à une intoxication par des molécules chimiques telles que le monoxyde de carbone, cyanure de potassium, etc.. Les accidents vasculaires cérébraux, les traumatismes, les accidents cardio-vasculaires s'accompagnant d'hémorragies et d'infarctus pourraient être également à l'origine de cette affection.

Il semblerait exister un conflit entre, d'une par le cortex regroupant les cellules grises à l'origine de la décision, et les noyaux gris centraux porteurs d'un certain automatisme. Les noyaux gris centraux, en quelque sorte, déchargeraient le cortex de certaines fonctions volontaires pour lui permettre d'avoir une activité autre. Autrement dit le pallidum, à l'origine pourrait servir de stimulation mentale pour l'individu. À la suite d'une intoxication et donc d'un mauvais fonctionnement de cette variété de noyau gris central, le patient pourrait voir s'installer un déficit activité mental se traduisant par une impossibilité d'activité et de traitement de la formation.

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