Péricardite urémique

Variété de péricardite qui s'observe à la fin d'une néphropathie (maladie des reins) et chez les malades en hémodialyse (artificielle). Cette variété de péricardite survient chez plus d'un tiers des patients présentant une insuffisance rénale chronique et se rencontre essentiellement chez les patients sous hémodialyse.

La péricardite urémique est quelquefois fibrineuse ou associée à un épanchement de sang. Généralement le patient ne se plaint pas de douleur. Quelquefois cette variété de péricardite aboutit à la tamponnade. La tamponnade se caractérise par un ensemble de troubles dus à la présence de liquide sous pression à l'intérieur du péricarde. Ceci est du à la stagnation du sang en amont du cœur qui se traduit par l'apparition de signe d'insuffisance cardiaque droite c'est-à-dire une saillie des veines jugulaires de chaque côté du cou, une augmentation de volume du foie (hépatomégalie), une diminution du débit cardiaque à l'origine d'une baisse de la pression artérielle, une gêne respiratoire. La tamponnade nécessite une hospitalisation en urgence car il existe un risque de survenue rapide d'insuffisance cardiaque grave.
Le traitement nécessite l'emploi d'anti-inflammatoires et une intensification de l'hémodialyse. En cas de tamponnade est nécessaire de prévoir une péricardocenthèse (intervention sur le péricarde ferme la parenthèse. En cas de récidive il est quelquefois nécessaire d'envisager une péricardectomie (ablation du péricarde).

Une péricardite se caractérise par une inflammation du péricarde qui est l'enveloppe de nature fibreuse entourant et protégeant le cœur. Cette enveloppe est constituée de deux feuillets, un pariétal et un viscéral.

Causes
Aucune quelquefois

Infectieuse (voies aériennes supérieures, méningocoque, tuberculose).. Les virus les plus fréquemment rencontrés sont le virus de Coxsackie A et B, les virus E.C.H.O. En ce qui concerne la péricardite infectieuse, le bacille de la tuberculose est mis en évidence dans le liquide de ponction (de prélèvement) dans 30 à 50 % des cas. Le diagnostic est confirmé par la biopsie du péricarde ou du foie. Son pronostic est réservé et son évolution se fait vers la péricardite constrictive dans quelques cas. Les autres maladies infectieuses sont : l'actinomycose, la candidose, l'échilnococcose, l'histoplasmose (rare)

Rhumatisme articulaire aigu

Connectivite (maladie du tissu conjonctif : tissu de remplissage et de glissement) due à une maladie auto-immune dans laquelle le patient fabrique des anticorps contre ses propres tissus.

Cancer

Traitement par radiothérapie (utilisation des rayons pour traiter une lésion)

La maladie péricardique à cholestérol provoque des épanchements péricardiques abondants avec une forte concentration en cholestérol pouvant induire une réaction inflammatoire est une péricardite constrictive (voir ci-après)

Une insuffisance rénale chronique peut entraîner une péricardite urémique principalement chez les patients bénéficiant d'une hémodialyse

On distingue plusieurs variétés de péricardite (liste non exhaustive) :

Symptômes communs aux péricardites :

La douleur thoracique est un symptôme important mais inconstant qui est généralement présente au cours des péricardites d'origine infectieuse et dans celles liées à un processus auto-immun (pathologie au cours de laquelle le patient fabrique des anticorps contre ses propres tissus). En ce qui concerne les péricardites dont l'évolution se fait lentement (c'est le cas des péricardites tuberculeuses, celles secondaires à un traitement par radiothérapie : péricardite radique, les péricardites d'origine cancéreuse et urémique : voir ci-après) la douleur est souvent absente. Typiquement, la douleur de la péricardite est située en arrière du sternum (rétrosternale) et précordiale gauche (près de l'emplacement du cœur à gauche). Cette douleur est généralement aggravée par l'inspiration (l'air entrant dans les poumons), la toux et les changements de position. Quelquefois la douleur peut être continue donnant une impression de constriction (serrement) irradiant à un ou aux deux bras. Elles sont quelquefois accompagnées d'une hyperthermie (fièvre). Cette pathologie est parfois confondue avec un problème abdominal aiguë.
La différence entre un infarctus du myocarde est une péricardite aiguë est parfois très difficile à faire cliniquement. Ce n'est que l'élévation de certaines enzymes (protéine dont le taux augmente en cas de lésions tissulaires) : les transaminases et de la créatine kinase qui permette de faire le diagnostic différentiel (vers la différence entre les deux diagnostics). Néanmoins, élévation des enzymes est quelquefois observé également au cours d'une péricardite, ceci s'expliquant certainement par une atteinte simultanée de l'épicarde (membrane recouvrant le cœur et du péricarde.

L'auscultation des bruits du cœur montre un frottement péricardique qui est le signe physique plus important. Ce bruit est entendu le plus souvent à l'expiration (quand le patient vide ses poumons) chez un sujet en position assise. Quelquefois aucun bruit n'est audible le jour même et réapparaît le lendemain.

L'électrocardiogramme au cours de la péricardite aiguë sans épanchement important montre des anomalies secondaires à l'inflammation localisée en dessous de l'épicarde (couche la plus superficielle du cœur). Pour les spécialistes le tracé le plus typique est un susdécalage diffus du segment ST au niveau de deux ou trois dérivations standards et de V2 associé à un sous décalage en miroir isolé en arrière et parfois V1.

L'échocardiographie permet de faire le diagnostic avec certitude. Il est sans danger pour le patient et peut se faire au chevet de celui-ci.

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