Paralysie générale de la neurosyphilis

Définition 

La paralysie générale, appelée également neurosyphilis parenchymateuse, démence paralytique, est une inflammation des méninges de l'encéphale liée à l'infection par la syphilis. Elle est diffuse et se manifeste par une perturbation de la fonction neurologique (troubles neurologiques), elle se traduit par des difficultés de la motricité (difficulté à effectuer des mouvements) et des troubles mentaux.

Au cours de cette maladie les symptômes sont les suivants. Après l'apparition du chancre, 20 ans après, on constate la survenue de troubles psychiques avec perturbations neuropsychologiques  :

En dehors des troubles psychiques apparaissent des troubles moteurs c'est-à-dire une dysarthrie. Pour mettre en évidence une dysarthrie l'examinateur demande au patient de prononcer les mots difficiles que le malade a du mal à dire. Le patient présente également des tremblements essentiellement des mains, des lèvres, de la bouche et en particulier de la langue puis des tremblements généralisés.

Le test de l'écriture montre une modification de celle-ci type d'angulations multiples.
Enfin le patient se plaint de paresthésies passagères, parfois de crises d'épilepsie et à une démarche anormalement hésitante.

On constate des troubles oculaires avec en particulier une atteinte de la pupille qui présente un signe d'Argyll-Robinson.

Le fond d'oeil quand à lui lui met en évidence une altération des vaisseaux et une atrophie de la papille (voir la vidéo sur l'oeil).

L'évolution de la paralysie générale survenant à la suite de la syphilis nerveuse se fait vers une démence grave surtout quand le patient n'est pas traité dès le début. Celle-ci s'associe à une paralysie générale et un gâtisme. Ceci aboutit quelquefois aux décès du patient

Les examens de laboratoire mettent en évidence les anticorps de la syphilis. L'examen du liquide céphalo-rachidien montre une augmentation des cellules des protéines et la sérologie est positive.

Le traitement comporte :
La benzathine benzylpénicilline (2,4 millions d'unités internationales par voie intramusculaire) une fois par semaine durant trois semaines, la moitié dans chaque fesse.
L'érythromycine à la dose de 0,5 g quatre fois par jour par voie buccale en cas d'allergie.
Un doxycycline à la dose de 100 mg 2 fois par jour sous forme de comprimés ou de gélules pendant quatre semaines.

La prévention passe avant tout par le diagnostic précoce et un traitement adapté de la syphilis au départ. Le contrôle périodique du liquide céphalo-rachidien va permettre de déceler une syphilis nerveuse passée inaperçue c'est-à-dire asymptomatique (sans symptômes) nécessitant comme traitement de la pénicilline.

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