Norépinéphrine

Cette substance, appelée également lévartérénol ou norépinéphrine, est un neuromédiateur c’est-à-dire une variété d’hormone servant de messager, permettant le passage de l’influx nerveux d’une cellule nerveuse vers une autre cellule nerveuse ou vers d’autres cellules de l’organisme.

La norépinéphrine est localisée particulièrement dans l’hypothalamus (contrairement à l’adrénaline que l’on retrouve dans la médullosurrénale, qui est la partie centrale des glandes situées au-dessus de chaque rein).

Elle est également synthétisée :

  • dans le système nerveux sympathique ou orthosympathique situé (entre autres) de chaque côté de la colonne vertébrale. Le système sympathique correspond à la mise en état d’alerte de l’organisme et à la préparation à l’activité physique et intellectuelle.

  • au niveau de la médullosurrénale (mais en plus faible quantité).

Son action s’exerce en se fixant sur 2 types de récepteurs : alpha et bêta adrénergiques, et s’effectue entre autres en :

  • Facilitant la transmission de l’influx nerveux
  • Entraînant la vasoconstriction artérielle (fermeture du calibre des artères)
  • Augmentant la pression artérielle (action supérieure à celle de l’adrénaline)

Sa concentration dans le sang est de 5 microgrammes par litre, et son élimination urinaire est normalement inférieure à 100 microgrammes par 24 h.

Utilisation thérapeutique

La norépinéphrine est utilisée dans le traitement des collapsus dus une brusque défaillance du cœur, s’accompagnant de :

  • Chute de tension artérielle
  • Cyanose (insuffisance d’arrivée d’oxygène dans les tissus de l’organisme entrainant une coloration bleue)
  • Tachycardie (accélération du rythme cardiaque)
  • Sueurs froides

Maladie liée à la norépinéphrine

Phéochromocytome : il s’agit d’une tumeur des glandes médullosurrénales susceptible d’entraîner une hypertension artérielle sévère nécessitant l’ablation de la tumeur.

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