Insuffisance cardiaque droite (mécanisme et symptôme)

Voir également insuffisance cardiaque (conseils), circulation sanguine.

Synonyme : défaillance cardiaque.

Incapacité du cœur plus précisément de la partie droite de celui-ci (ventricule droit) à assumer sa fonction de pompe permettant de propulser le sang. L'insuffisance cardiaque concerne environ 1 % de la population avant 50 ans et 10 % des sujets après 80 ans. On estime à environ 17 millions le nombre d'individus à travers le monde souffrant d'une insuffisance cardiaque chronique. L' insuffisance cardiaque droite est le plus souvent secondaire à une insuffisance cardiaque gauche.

Plus précisément l'insuffisance cardiaque chronique se définit comme un ensemble de symptômes complexes qui s'observent lors d'une période pendant laquelle le cœur ne parvient pas assumer un débit cardiaque (quantité minimum de sang éjecté) suffisant et nécessaire aux besoins normaux de l'ensemble des tissus de l'organisme. Plus exactement ce sont les ventricules (gauche et droit) qui assurent l'éjection du sang à partir du cœur.

Le sang circule en circuit fermé dans les vaisseaux sanguins, disposés en deux boucles vasculaires : la grande circulation qui va distribuer le sang aux organes et à leurs tissus et la petite circulation qui irrigue exclusivement les poumons. Le cœur, situé entre ces deux systèmes, va servir de moteur à l'appareil circulatoire; il se divise pour cela en deux entités, un cœur gauche et un cœur droit.

Le cœur gauche reçoit le sang oxygéné (ou artériel) provenant de la petite circulation et le propulse dans l'aorte qui est la plus grosse artère de l'organisme. Cette aorte est en quelque sorte le point de départ de la grande circulation ; c'est l'artère principale. Elle achemine le sang jusqu'aux organes par des ramifications successives. Les dernières artères qu'on nomme des artérioles (artères microscopiques) distribuent finalement le sang au plus profond des tissus (ensemble des cellules constituant un organe). Ces artères possèdent une élasticité qui leur permet d'amortir les fluctuations de la pression sanguine. Elles vont réguler la pression existant à l'intérieur de chaque artère et artériole, de façon à éviter les excès susceptibles d'entraîner une pathologie cardio-vasculaire.

Les capillaires font suite aux artérioles qui libèrent l'oxygène en direction des cellules et récupèrent leurs résidus.

Puis le sang, chargé de toxines provenant des cellules, emprunte le chemin de retour, en utilisant des canaux de plus en plus importants : d'abord des veinules puis des veines et enfin des troncs veineux pour finir par rejoindre la veine cave (supérieure et inférieure). Ces veines sont très souples et de forme ovale. D'autre part, l'intérieur de leur paroi n'est pas lisse ; il est fait de replis en forme de nid de pigeons : les valvules. Ces valvules ont pour but d'empêcher le sang de refluer vers les cellules d'où il vient.

Enfin, le sang veineux arrive dans le cœur droit . Il délaisse alors la grande circulation pour la petite circulation, en direction des poumons. En quittant le cœur droit, il arrive dans les artères puis les artérioles et finit dans les capillaires pulmonaires. Arrivé dans les poumons, il se décharge des toxines dont il a débarrassé les cellules et s'oxygène grâce à la présence d'air dans les alvéoles pulmonaires. Il peut repartir ensuite vers le cœur gauche, après être passé du stade de sang veineux à celui de sang artériel. Pour revenir à son point de départ, c'est-à-dire le cœur gauche, il emprunte les veines pulmonaires qui le font aboutir dans l'oreillette gauche. De là, en passant par la valve mitrale, il pénètre dans le ventricule gauche et repart enfin vers les organes en passant par la grande circulation.

Causes

Généralement l'insuffisance cardiaque droite est secondaire à une insuffisance cardiaque gauche. Précisons que les symptômes de l'insuffisance cardiaque gauche d'être plus visible que ce L' insuffisance cardiaque droite.

On parle d'insuffisance cardiaque ou d'insuffisance ventriculaire droite consécutive à (liste non exhaustive) :

Une hypertension artérielle à l'intérieur des poumons (hypertension artérielle pulmonaire) elle-même due à une infection pulmonaire telle qu'une bronchite chronique avec un emphysème ou une embolie pulmonaire (présence d'un caillot sanguin dans la circulation pulmonaire)
Une cardiopathie congénitale (maladie du cœur d'origine congénitale) telle qu'une communication entre les deux ventricules ou entre les deux oreillettes ou encore un rétrécissement pulmonaire

Symptômes

Une asthénie (fatigue plus ou moins importante)
Une pesanteur abdominale
Des gaz intestinaux en grande quantité
Des nausées, des vomissements
De la diarrhée
Des douleurs de l'hypochondre droit (à droite de l'abdomen) provenant d'une affection hépatique. Ces différents troubles digestifs surviennent spontanément ou quelquefois après un effort.

Dans le sexe féminin on constate quelquefois des troubles menstruels (perturbation des règles) , une fausse couche ou encore une stérilité.

L'observation du patient dans son ensemble montre une cyanose (coloration de la peau et des muqueuses tirant sur le gris bleu) associée ou pas à un ictère (jaunisse).

La palpation des veines jugulaires (de chaque côté du cou) montre que celles-ci sont engorgées. L' examinateur met en évidence un reflux hépato-jugulaire quand il appuie sur le foie. Ce terme désigne l'augmentation de volume de la veine jugulaire due à la compression progressive du foie ou de l'abdomen. Cette Distension jugulaire dure autant que la compression en question. Les pressions observées à l'intérieur de la veine jugulaire sont importantes et sont le reflet d'une insuffisance de fonctionnement du ventricule cardiaque droit.

La palpation abdominale montre quelquefois une augmentation de volume du foie qui apparaît et douloureux et lisse

Le patient présente des oedèmes et quelquefois des épanchements. Les œdème résident aux membres inférieurs, il s' agit d'œdème malléolaire (cheville) quelquefois ils sont généralisées, on parle alors d'anasarque. En ce qui concerne les épanchements des plèvres ceux-ci sont situés soit d'un côté soit des deux cotés (bilatéraux). Il peut exister également de l'ascite. L' acide correspond à l'accumulation de liquide dans la cavité du péritoine (le péritoine étant l'enveloppe qui tapisse l'intérieur de la cavité abdominale).

L' auscultation cardiaque dépend de l'origine de la maladie. Ainsi quand il existe une élévation de la tension artérielle à l'intérieur des poumons le deuxième bruit pulmonaire est plus fort. Il est possible quelquefois d'entendre ce que les spécialistes appellent à galop protodiastolique (ressemblant à un galop de cheval). Parfois on constate également la présence d'un souffle systolique (bruit de souffle à l'éjection du sang passant à travers les valvules tricuspidiennes au départ du ventricule droit). Ce souffle augmente quand le patient inspire (pénétration de l'air dans les poumons). Enfin dans certains cas, assez fréquemment, on constate une accélération auriculaire très rapide à type de fibrillation des oreillettes.

L' auscultation pulmonaire peut faire entendre des signes d'emphysème, des sibilances (sifflements) des râles etc.. Cela dépend de la pathologie en cause (pneumopathie à l'origine de cœur pulmonaire chronique par exemple). La percussion et l'auscultation mettent en évidence des modifications des sons habituellement normaux entendus à travers le stéthoscope (murmure vésiculaire : le remplissage des alvéoles apparaît diminué, on entend également des sifflement dus à la bronchite chronique). L' utilisation d'un stéthoscope à ultrasons est beaucoup plus intéressante car beaucoup plus sensible. En effet grâce à sa grande spécificité le stéthoscope à ultrasons apporte des renseignements supplémentaires et beaucoup plus fiables. Malheureusement le prix prohibitif (10 000 € environ) rend cet instrument pour l'instant inaccessible du moins en pratique médicale générale.

Les examens complémentaires et plus particulièrement la radiologie peuvent mettre en évidence une atteinte pulmonaire chronique, un agrandissement du ventricule de l'oreillette droite, un élargissement du médiastin. Le médiastin est la région située dans le thorax entre les poumons contient notamment le cœur, les gros vaisseaux (aorte, artère pulmonaire, veines caves), la trachée, les bronches les plus grosses, la plus grande partie de l'œsophage, des ganglions lymphatiques, des vaisseaux et des nerfs.

L' électrocardiogramme montre la fibrillation des oreillettes (battements cardiaques rapides et inefficaces) assez fréquemment et pour les spécialistes des ondes T. pulmonaires de grande amplitude pointue et des signes d'augmentation de volume du ventricule droit. Quand il existe une insuffisance cardiaque gauche on constate également une augmentation de volume du ventricule gauche associée ou pas à une hypertrophie (augmentation de volume) du ventricule droit.

L' échographie permet de faire la distinction entre une insuffisance cardiaque droite et une péricardite constrictive .

Les examens de laboratoire montrent la présence de protéinurie, de cylindre granuleux, de sédiments des urines. On constate également une augmentation du nombre des globules rouges, une hématocrite élevée et une créatinine légèrement élevée.

1 commentaire pour "Insuffisance cardiaque droite (mécanisme et symptôme)"

Portrait de Romagague
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On m'avait dit qu'étant sous anticoagulants j'avais peu ou pas de risque de phlébite cependant j'ai souffert une TVP ( thrombose veineuse profonde ) que j'ai laissé passé étant hémiplégique (je n'ai pas de sensibilité) et s'est transformée en double embolie pulmonaire mes séquelles sont rétrécissement des veines irréversible en plus . Je panique maintenant chaque fois que j'ai mal à la jambe et à la poitrine en même temps tout en manquant de souffle symptômes qui m'avaient conduite à consulter

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