Imagerie par résonance magnétique nucléaire

Appelée également remnographie, zeugmatographie, IRM , ou REM, RMN, l'I.R.M. permet l'étude de certains tissus de l'organisme en cherchant la fréquence faisant entrer en résonance les noyaux atomiques identiques (protons par exemple).

Conçu par Édouard Mills Purcellet Félix Bloch qui ont obtenu le prix Nobel de physique 1952 pour cela, le phénomène de résonance magnétique a permis d'obtenir des images à partir de 1972, et tout particulièrement des applications médicales dans les années 80.

La résonance magnétique nucléaire possède des avantages que ne possède pas le scanner, la radiographie classique (elle ne délivre pas de rayons X), en étant inoffensive. Elle est également plus sensible aux lésions cérébrales en donnant une meilleure identification des lésions et de l'anatomie du système nerveux central.
Elle possède néanmoins quelques désavantages :
Son coût
Son temps relativement long
L'absence d'identification des calcifications (dépôts minéraux dans l'organisme)
Les difficultés de distinction entre un œdème (collection de liquide) et une tumeur
L'impossibilité d'utilisation en présence d'un corps métallique (clips vasculaires, prothèses cardiaques)

Déroulement
Cet examen qui dure environ une demi-heure voire trois quarts d'heure, ne nécessite aucune préparation, ni hospitalisation, ni régime préalable. Une fois exécuté, le patient sort immédiatement du centre de radiologie où s'est déroulé l'examen. Il retirera tout objet à base de métal (montre, soutien-gorge etc.) susceptible de gêner le bon déroulement de l'examen. Le maquillage et certains cosmétiques sont prohibés également, les plombages à l'intérieur des dents peuvent entraîner des images déformées.
Le patient une fois allongé sur une table, est glissé dans un tunnel ouvert aux deux extrémités et situé au centre d'un champ électromagnétique intense ne présentant aucun danger pour le patient.
La survenue d'un son relativement fort lui indique l'émission des ondes de radiofréquence, et un système microphonique lui permet de rester en contact avec un médecin.
Quelquefois une anesthésie générale est nécessaire quand le patient présente des contre-indications d'ordre psychologique (phobie, hyperactivité) ou quand il s'agit d'un enfant.
L'injection d'un produit destiné à améliorer l'image ne contenant pas d'iode (sans effets secondaires à type d'allergie, mais néanmoins contre-indiqué chez la femme enceinte) mais du gadolinium est parfois nécessaire.

Indication
L'imagerie par résonance magnétique donne des images de la colonne vertébrale et de la moelle épinière contenue dans celles-ci, sans nécessiter le plus souvent d'injection de produit de contraste. Les résultats sont meilleurs que pour la myélographie. Cette technique est particulièrement utilisée dans :

La sclérose en plaques et les autres maladies où il existe une modification du tissu nerveux du cerveau et de la moelle épinière
Les atteintes de la substance blanche dues à un problème vasculaire (ischémie)
Les malformations congénitales et les problèmes de développement du système nerveux central
Les problèmes vasculaires, dans ce cas certaines lésions ne sont pas visualisées avec le scanner (petites hémorragies de l'ancienne)
La hernie discale située dans la colonne vertébrale dorsale
Les atteintes de la moelle épinière (myopathie)
Les métastases (cancer à distance à partir d'un foyer initiale)
Les tumeurs
Les problèmes touchant la myéline (gaine graisseuse entourant les nerfs dans la substance blanche) : démyélinisation
Les abcès des méninges
Les pathologies secondaires à des opérations portant sur la moelle épinière et le rachis dans sa globalité, l'IRM permet d'explorer la fibrose cicatricielle (modifications du tissu dues à la cicatrisation) susceptible d'entraîner d'autres lésions.
Les malformations de la moelle épinière (syringomyélie)
Les lipomes (collections contenant de la graisse)

Contre-indications
Les objets métalliques présents dans l'organisme (clip vasculaire, stimulateur cardiaque, etc.) et décelés par une radiographie préalable contre-indiquent formellement l'IRM. Les prothèses de hanche et le matériel utilisé par le chirurgien orthopédiste, ainsi que le matériel dentaire usuel n'est pas une contre-indication.
Patient particulièrement corpulent

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