Gate contrôle

    Gate contrôle   Voir également fibre nerveuse, neurone, moelle épinière, myéline, neurostimulation, enképhaline, opiacé, endorphine.   Synonyme : portillon de la douleur.   Le dessin gate contrôle figure dans l'encyclopédie médicale sur CD rom Vulgaris   Mécanisme intervenant à hauteur de la moelle épinière, plus précisément dans la corne dorsale de celle-ci (substance gélatineuse). À cet endroit, entrent dans la moelle épinière, les influx nerveux transitant par les fibres nerveuses C de petit calibre (neurofibre) amyélinisées (sans myéline) de la douleur et les grosses fibres nerveuses A du toucher. Quand les influx qui empruntent les fibres nerveuses de la douleur dépassent de par leur nombre, les influx qui sont acheminés dans les fibres du tact, le portillon de la douleur (gate contrôle) s'ouvre et les influx douloureux sont alors transmis et perçus par le cerveau. Dans le cas contraire c'est-à-dire quand le portillon est fermé grâce à l'intervention d'un autre type de neurones : les interneurones qui libèrent les enképhalines et des bêtaendorphines qui sont des opiacés naturels (substance permettant de lutter contre la douleur naturellement), on assiste à la mise en branle d'un mécanisme qui inhibe la transmission des influx de la douleur et en même temps de ceux du tact. Ce processus a pour résultat de diminuer la perception de la douleur.   La neurostimulation transcutanée est adaptée au traitement des douleurs chroniques, elle fait appel à la neurostimulation c'est-à-dire à la stimulation électrique du système nerveux. Cette méthode est appréciée par environ la moitié des patients qui continuent à utiliser ce traitement après six mois.   Mécanisme Au cours de la neurostimulation électrique transcutanée l'analgésie (ce qui permet de diminuer voire de supprimer la douleur) fait intervenir le mécanisme du portillon " Gate contrôle " . Au cours de cette stimulation on constate la survenue d'une inhibition de la transmission du message douloureux au niveau d'une zone précise de la moelle épinière : la corne postérieure.   Mécanisme Le mécanisme neurologique de la douleur fait intervenir entre autres les fibres nerveuses C de faible calibre et les fibres de gros calibre A, responsables de la transmission du tact. Les fibres C transmettent le message douloureux depuis la périphérie de l'organisme jusqu'à la moelle épinière et plus précisément aux cellules T de la corne dorsale (partie de la moelle épinière située vers l'arrière). Lorsque survient une douleur en périphérie (articulations douloureuses par exemple) l'information qui est véhiculée par les fibres C atteint ces cellules T.   A ce niveau existe une porte qui s'ouvre et qui permet alors la transmission de la douleur vers le cerveau et plus précisément le thalamus (zone du cerveau située au centre de celui-ci, permettant l'analyse des douleurs entre autres). Ces douleurs sont ensuite transmises au cortex (partie périphérique du cerveau où est " ressentie " la douleur proprement dite. Cette porte pourrait être maintenue fermer grâce, justement, à la stimulation d'autres fibres nerveuses que sont des fibres myélinisées de gros calibre les fibres A. En stimulant précisément ces fibres, on active les cellules T et on  inhibe (freine) la transmission de la douleur à hauteur de la moelle épinière. Pour obtenir cette stimulation 2 types de courants sont employés : Un courant de haute fréquence (entre 40 et 150 Hz) ayant une faible intensité. Bien entendu les fibres du tact peuvent être stimulées à condition que celles-ci soient conservées. L'intérêt de cette stimulation est la durée du résultat obtenu. En effet, l'analgésie, non seulement est immédiate mais peut durer même après l'arrêt de la stimulation électrique (stimulus). Ensuite, elle diminue rapidement chez la majorité des patients. Un courant de basse fréquence c'est-à-dire comprise entre 1 et 10 Hz et dont l'intensité est élevée. Ce courant employé également en acupuncture et plus précisément en électrono-acupuncture permet la sécrétion par l'organisme, d'hormone proche de l'opium : les opioïdes endogènes et de ce fait un effet antidouleur local et régional qui se prolonge et qui est différé par rapport à la stimulation décrite précédemment.   En pratique L'appareil de neurostimulation est constitué d'un boîtier qui contient un ou plusieurs générateurs, une batterie et des électrodes autocollantes dont le nombre atteint parfois 4. Cet appareil est fixé à la ceinture du patient. Avec un accord préliminaire, l'assurance-maladie accepte de prendre en charge les six premiers mois de la location et éventuellement l'appareil lui-même. La première séance permet aux patients d'apprendre à se servir de l'appareil et d'en évaluer l'efficacité.   L'effet antidouleur est perçu immédiatement par le patient. Chez certains d'entre eux il est nécessaire de répéter les séances tout en faisant varier certains paramètres avant d'obtenir une efficacité appréciable.   Effets secondaires Fourmillements parfois difficilement supportables Allergie aux points de contact Brûlures superficielles locales Augmentation des douleurs   Contre-indications Patients porteurs d'un stimulateur cardiaque Femme enceinte sauf avis médical contraire Position des électrodes de chaque côté du cou pouvant être à l'origine de spasme du larynx (au niveau des sinus carotidiens) Patient présentant une neuropathie (atteinte nerveuse proprement dite) Zones anesthésiées ou insensibles   Indications Arthrose Douleur fantôme (après amputation) Algoneurodystrophie Polyarthrite rhumatoïde Douleurs Importantes survenant après le zona Douleur du trijumeau Tendinite Douleurs survenant après un traumatisme de la moelle épinière Entorse Douleurs survenant après opération (obstétrique, chirurgie viscérale)   Conclusion En dehors du confort du patient, l'intérêt de cette méthode est la diminution de la quantité de médicament antalgique absorbée par le patient. D'autre part cette méthode permet une reprise de la rééducation fonctionnelle.   Une adresse : Dr Anne Coutaux consultation douleur, groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière.

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