Epaule (prothèse totale d’)

Chaque année environ 2700 prothèses d’épaule sont mises en places, dont 30 % de prothèses simples et 70 % de prothèses totales.

On a longtemps hésité à se servir de ce type de prothèse, grâce à la nouvelle approche biologique et mécanique faite par les Américains, il est possible maintenant d’envisager d’utiliser ces nouvelles techniques à condition d’une rééducation parfaite.

Ce type de prothèse s’adresse essentiellement aux personnes présentant une arthrose importante de l’épaule, qui déplace le centre de la mobilisation de celle-ci, associée à une altération du cartilage, et à rupture de ce qu’on appelle la coiffe des rotateurs (lésion de l’ensemble des tendons que l’on nomme sus-épineux et sous-épineux), c’est le cas également pour les polyarthrites rhumatoïdes.

Enfin, la prothèse totale d’épaule apporte un soulagement important chez les malades atteints d’ostéonécrose, essentiellement chez les jeunes, surtout s’il n’existe pas d’antécédents chirurgicaux, et dans les cas de fracture complexe récente, de l’extrémité supérieure de l’humérus.

L’anatomie de l’épaule n’est pas simple comparée à celle du genou par exemple ou bien à celle de la hanche. Le nombre de tendons et de muscles travaillant ensemble pour permettent une bonne stabilité et une bonne mobilité de cette articulation, est très élevé . Mais grâce à un chirurgien de New York : Charles S Neer, on peut aujourd’hui, utiliser la prothèse totale d’épaule.

La réussite de ce type d’intervention chirurgicale est basée sur un objectif majeur : pouvoir mobiliser l’épaule immédiatement après opération, de façon à assurer un résultat fonctionnel intéressant. Pour cette raison, le chirurgien orthopédiste doit s’appliquer à respecter ce que l’on appelle les parties molles c’est-à-dire les parties entourant l’articulation proprement dite : tendons, aponévroses, ligaments etc.

Peu à peu une nouvelle génération de prothèse a vu le jour, constituée de chrome et de cobalt dont une partie est scellée dans l’humérus et une autre partie, constituée de polyéthylène, scellée dans l’omoplate. L’utilisation d’une grille particulière "cimentée" dans l’omoplate, permet d’ancrer la partie de la prothèse qui joue en quelque sorte le rôle de l’omoplate. Cette chirurgie très fine et méticuleuse à la fois, nécessite une hospitalisation d’environ 10 jours.

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