Entérale

Terme issu du grec entéron : intestin.

Synonyme : gavage

Qui consiste à administrer des substances nutritives par voie digestive.

L'alimentation entérale est particulièrement adaptée aux malades pour qui les apports alimentaires sont impossibles ou bien insuffisants ou encore inefficaces par voie orale (par la bouche). Il faut néanmoins que ces patients aient une fonction intestinale intacte.

L'indication de l'alimentation entérale sont les situations d'hypercatabolisme c'est-à-dire quand l'organisme détruit ses réserves. C'est le cas par exemple d'un coma prolongé, d'une brûlure sévère, d'une affection majeure (septicémie), d'un cancer ou encore d'un état de dénutrition secondaire à une maladie chronique. L'alimentation entérale s'effectue à l'aide d'une sonde que l'on fait pénétrer le plus souvent par le nez (sonde nasogastrique) jusque dans l'estomac.

Chez quelques patients, la sonde est directement introduite dans le tube digestif par intermédiaire d'une pharyngostomie (ouverture du pharynx) ou encore d'une ne gastrostomie (ouverture de l'estomac) ou d'une jéjunostomie (ouverture du jéjunum partie de l'intestin grêle). Les aliments (associant lipides, glucides, protéines) ainsi administrés sont soumis à une température et ils sont transformés (dispositif d'agitation) pour pouvoir passer à travers la sonde (nutripompe). Bien entendu le débit des perfusions ainsi réalisées n'excède pas trois millilitres par minute.

En mesurant le poids, l'épaisseur de la peau (pli cutané) et différentes analyses (bilan azoté et albuminémie : présence d'albumine dans le sang) il est possible sans trop d'erreur de surveiller cet apport nutritionnel et d'évaluer son efficacité.

L'alimentation parentérale s'oppose à l'alimentation parentérale mot qui signifie qui a lieu à côté de l'intestin. Ce terme est employé pour désigner l'introduction d'une substance dans l'organisme par une voix autre que digestive. Ce peut-être la voie intraveineuse, intramusculaire ou sous-cutanée. Classiquement, l'alimentation parentérale est soit complète ou non, soit exclusive et sa durée est quelquefois brève mais elle peut s'étendre sur plusieurs semaines voire plusieurs mois.

Indications
Dénutrition plus ou moins importante après intervention chirurgicale par exemple ou quelquefois au cours d'un cancer. Les grands brûlés ainsi que les personnes àgées nécessitent dans certains cas, une alimentation parentérale.

Les indications d'une durée prolongée concernent tous les malades atteints de troubles gastroentérologiques et plus particulièrement ceux présentant des maladies de l'intestin grêle. Toujours dans le même domaine, les maladies de Crohn (inflammation importante de la muqueuse de l'intestin) nécessitent ce type d'alimentation.

Technique
Selon l'importance la durée de l'alimentation parentérale, plusieurs voix d'abord sont envisagées.
L'avant-bras le plus souvent où l'on choisit une veine superficielle pour mettre en place une perfusion. Quand on désire introduire de façon prolongée des quantités importantes et des suppléments nutritifs, on choisit une autre voix d'abord qui est généralement la sous-clavière (artère située sous la clavicule) ou la jugulaire interne (artère du cou).

Les solutés nutritifs sont conditionnés sous forme de flacon ou de poche.

L'utilisation de pompe de perfusion munie d'un dispositif de sécurité continue permet le passage des liquides à débit précis et surtout réglable. Dans les solutés utilisés, sont présents des acides aminés (éléments de base constituant les protéines), des lipides sous forme d'émulsion (petites gouttes de graisses dans de l'eau), des glucides (sucre), des oligo-éléments, des électrolytes, des vitamines.

On apprécie l'efficacité de l'alimentation parentérale grâce à différents paramètres obtenus soit en mesurant l'épaisseur de la peau (pli cutané) soit en effectuant des analyses biologiques qui apportent des données biologiques telles que le bilan azoté ou l'albuminémie (présence d'albumine dans le sang).

Effets secondaires
L'introduction des cathéters permettant d'amener directement les différents solutés cités précédemment dans la voie veineuse, est quelquefois l'origine d'accidents tel qu'un pneumothorax (passage d'air dans les plèvres recouvrant et protégeant les poumons) ceci tout particulièrement quand on choisit une voix d'abord sous clavière. Les thromboses (obstruction d'un vaisseau) les septicémies (présence de grandes quantités de germes dans le sang) sont quelquefois secondaires à une manipulation malhabile, une absence d'hygiène ou d'asepsie.

On assiste également à des perturbations du métabolisme (régulation de l'organisme) telle qu'une hyperglycémie (excès de sucre dans le sang), une albuminémie une stéatose (présence de graisse en excès) une affection la vésicule biliaire, et plus globalement une affection hépatique.

L'alimentation parentérale s'effectue par voie intraveineuse. Elle est particulièrement utilisée chez les malades pour qui les apports alimentaires sont impossibles ou quelquefois simplement insuffisants ou inefficaces par voie orale (voir ci-après alimentation entérale).
Ce type d'alimentation est particulièrement utilisé dans certaines spécialités : en gastro-entérologie (maladie du tube digestif), en chirurgie après une intervention lourde et en réanimation.

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