Dermatologie

 

Voir également peau (généralités), cheveux, ongles, macule, vésicule, mélanome et chaque terme en détail.

 

 

Terme issu du grec derma : peau, et logos : discours.

 

Partie de la médecine qui étudie et soigne les maladies de la peau, c'est-à-dire les dermatoses ou maladies cutanées concernant la peau, les phanères (ongles, cheveux, poils) et les muqueuses (couche de cellules recouvrant les organes creux en contact avec l’air). Le mot dermatose ne doit pas être confondu avec celui de dermatite qui correspond à l'inflammation de la peau. La dermatologie étudie aussi bien les dermatoses de l'enfant que celles de l'adulte ou des personnes âgées.

 

Survol historique

 

Ce n'est qu'à partir du XIXe siècle que le baron français Jean-Louis Alibert introduit la classification des maladies de la peau, appelée également arbre des dermatoses. Les branches de cet arbre sont au nombre de 12 et correspondent chacune à une classe de dermatoses, toujours selon Alibert. Comme pour le classement en botanique (des plantes), les branches se divisent en espèces, groupes, genres, etc..

L'arbre des dermatoses, même s'il n'a pas toujours été reconnu à sa juste valeur, reste pour les dermatologues le symbole de leur spécialité.

 

Le baron Jean-Louis Alibert, fondateur en quelque sorte de la dermatologie moderne, est le premier médecin spécialiste des dermatoses. Ce savant a fondé l'Ecole française de Dermatologie à l'hôpital Saint-Louis à Paris. 

 

La spécialité de dermatologie est particulièrement vaste puisqu'elle couvre l'ensemble des maladies dues à l'exposition d'un individu aux agressions extérieures, que ce soit le soleil, la chaleur ou au contraire le froid, les germes (bactéries, virus, champignons, parasites, etc.), les agressions dues à la pollution chimique, la radioactivité, etc..

 

De nombreuses maladies systémiques (touchant l'ensemble de l'organisme et non un seul organe) telles que le diabète, certaines maladies hormonales, inflammatoires (plus spécifiquement celles  atteignant le collagène) ont un retentissement plus ou moins important sur la peau. 

Le psychisme, à travers les maladies psychosomatiques, joue un rôle particulièrement important comme facteur déclenchant de dermatoses. Citons par exemple le psoriasis, la pelade, le lichen. Beaucoup d'autres maladies dermatologiques sont en relation directe avec le psychisme.

Certaines tumeurs, qu'elles soient bénignes ou malignes (cancéreuses) peuvent également résider au niveau de la peau : c'est le cas entre autres des mélanomes.

La génodermatologie, terme utilisé par Touraine (en anglais : genoderma­tology), correspond à l'étude de l'influence de l'hérédité sur les dermatoses, les anomalies cutanées ou certains dysfonctionnements (mauvais fonctionnements) de la peau.

 

Plus récemment, la dermatologie est venue enrichir les pathologies liées aux phénomènes immunologiques (mise en évidence d'auto-anticorps).

Les traitements utilisés en dermatologie sont très variés. Ils font appel à diverses substances telles que :

 

Le zinc

L'acide rétinoïde, appelée également trétinoïne, correspondant à un dérivé (oxydé) du rétinol ou vitamine A. Cette substance est très souvent utilisée en dermatologie comme kératolytique : autrement dit, il s'agit d'une substance permettant la destruction de la kératine qui est la couche de cellules mortes (constituées de protéines) à la surface de la peau. L'acide rétinoïde est particulièrement utilisé pour traiter l'acné.

Les psoralènes, qui sont des substances végétales (extraites notamment de la bergamote - variété d’agrume dont on tire une essence) exerçant une action photosensibilisante, c’est-à-dire permettant une augmentation de la sensibilité de la peau aux rayonnements, notamment ultraviolets, sont utilisés au cours de certains traitements (puvathérapie).

 

 

Le laser (amplification de lumière par émission stimulée de rayonnement) est un appareil capable de produire un faisceau étroit composé de photons. Ce sont des particules de lumière (radiations lumineuses toutes de la même longueur d'onde) qui sont obtenues grâce à la stimulation d’atomes d’argon ou d’autres éléments comme l’ytrium, permettant d’obtenir des énergies très différentes. Les lasers ont l'avantage d'agir à distance, sans détériorer  les tissus sains proches de  la lésion que l’on désire détruire. On distingue plusieurs types de laser : des lasers dits à basse énergie facilitant la cicatrisation et des lasers à haute énergie servant surtout à couper ou à suturer.

L'exfoliation, à l'image de la chute des parties mortes de l'écorce d’un arbre, est assez souvent employée en dermatologie et désigne la destruction des couches superficielles de l'épiderme (couche superficielle de la peau située au-dessus du derme).

 

La buckythérapie, terme utilisé par l'américainBucky Gustav en  1922 (en anglais : Bucky's rays therapy) correspond à l'emploi en thérapeutique des rayons X dits  « limites ». Il s'agit de rayons qui sont émis par un appareil de faible vol­tage, soit environ 5 à 15 kilovolts.

Le bismuth, terme issu du latin d'alchimiste bisemutum (vieux saxon wis mat : masse blanche, en anglais bismuth) est utilisé en dermatologie pour certaines infections.

   

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