Clonage, clone

Terme issu du grec klôn : rejeton.

Le terme clonage est l'opération faisant appel au génie génétique et permettant la production d'un clone. À partir de cellules isolées, il s'agit d'obtenir une lignée (plusieurs cellules similaires appelées clones) dérivant d'un seul ancètre. La spécificité de ce processus est le fait d'avoir un patrimoine génétique rigoureusement identique.

Autrement dit le clonage permet d'obtenir un grand nombre de copies absolument identiques soit d'une cellule et l'on parle alors de clonage cellulaire soit d'un fragment d'ADN (acide désoxyribonucléique) et l'on parle alors de clonage moléculaire.

Le clonage humain tel qu'il est appliqué actuellement par certaines équipes médicales en accord plus ou moins avec la législation internationale sur ce sujet, n'est pas véritablement un clonage. En effet le fait de transplanter le noyau (strictement isolé) d'une autre cellule dans une cellule réceptrice (ovocyte ou si l'on préfère ovule) n'est pas susceptible d'engendrer automatiquement des cellules souches exactement identiques à la cellule " mère " de départ mais approximativement identiques.

Le but avoué ou pas du clonage humain est d'obtenir des cellules d'un modèle unique d'un ensemble de copies identiques possédant le même capital génétique. Si le clonage est très utilisé en génétique chez l'animal et en biologie moléculaire, il l'est moins voir pas du tout dans la reproduction humaine en laboratoire. En génétique et biologie moléculaire le clonage permet d'obtenir un très grand nombre de bactéries qui possèdent toutes les mêmes caractéristiques que l'on désire étudier. Les expérimentations qui sont faites à ce sujet consistent à insérer dans une bactérie, le gène (zone du chromosome portant les caractères héréditaires d'un individu) qui fait l'objet de l'étude. Ensuite, " on autorise " cette bactérie modifiée à se multiplier et donc à reproduire ce que l'on veut qu'elles reproduise (hormone de croissance par exemple). Un autre type de clonage est obtenu à partir du virus de l'hépatite B dans une bactérie, en l'occurrence escherichiacoli, ou dans des cellules en culture. Ce clonage est pratiqué dans le but d'obtenir de grandes quantités d'antigène Hb afin de fabriquer des vaccins contre l'hépatite b.

En ce qui concerne l'expérimentation qui a eu lieu sur la brebis Dolly en 1996 on ne peut pas considérer qu'il s'agisse, au sens strict du terme, un clonage biologique. En effet des cellules obtenues ne sont pas strictement identiques à celles du départ. Ceci est dû au fait que le cytoplasme dans lequel a baigné le noyau est susceptible d'engendrer des modifications sur ce dernier. C'est en cela que le clonage humain apparaît pour certaines équipes médicales dangereux (sur le plan biologique en tout cas) car on ne peut pas prévoir le résultat à long terme des modifications géniques de l'action du cytoplasme dans lequel a baigné le noyau implanté.

En pratique
Pour obtenir un clone il faut procéder tout d'abord au prélèvement d'une cellule numéro 1 sur un organe d'un animal quelconque tel que la peau, le muscle, etc. Sur un autre animal, on prélève un ovule (cellule numéro 2) duquel on retire le noyau. Il s'agit ensuite de placer le matériel génétique obtenu dans le noyau de la première cellule numéro 1, dans la cellule chiffre de 2. La cellule est mise en place dans l'utérus d'un autre animal porteur qui n'est pas obligatoirement la mère de départ. Le développement de cette nouvelle cellule contenant tout le matériel génétique nécessaire (grossesse) est assuré par ce troisième animal. Puis la naissance a lieu.

Le clonage thérapeutique, semble quant à lui être une solution d'avenir pour remplacer les tissus défaillants. En effet sachant qu'un tissu est constitué d'un regroupement de cellules, il est envisageable de pouvoir remplacer les cellules abîmées par de nouvelles cellules ayant les mêmes caractéristiques génétiques que le patient destiné à recevoir ses cellules (les siennes propres). Pragmatiquement cela signifie qu'un individu pourra dans un proche avenir obtenir des cellules identiques génétiquement aux siennes grâce au mécanisme de clonage. Sur le plan éthique ce type de clonage semble plus acceptable que l'autre car le clone de départ est maintenu dans un état embryonnaire permettant ainsi le prélèvement de cellules pluripotentes. Le terme pluripotent signifie que les cellules embryonnaires, à ce stade, sont capables d'évoluer vers n'importe quelle autre cellule. Autrement dit une cellule embryonnaire est susceptible de donner plusieurs cellules composant un tissu musculaire, cutané, cardiaque, nerveux, cartilagineux etc. Il semble se dessiner là une possibilité thérapeutique prometteuse à condition que celle-ci soit canalisée sur le plan éthique. Révisé le 07/01/2003

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