Chauves-souris et maladies

La chauve souris est un réservoir potentiel du virus de la rage. La grande difficulté est de comptabiliser le nombre de cas de rage lié au chauve souris. La D. G. S. (Direction générale de la santé) rappelle que seulement 10 cas de rage avait été identifié en France depuis 1989. Pendant l'année de 2000, 5 cas ont été recensés. Il s'agit bien là d'une augmentation réelle à surveiller.

Ce chiroptère ou chéiroptère transmet le virus de la rage par une morsure. Il semble que ce soit tout particulièrement le cas lorsque la chauve souris est trouvée malade et que celle-ci est dérangée. Un autre contamination se fait par l'intermédiaire d'aérosols. Les virus de la rage sont alors aérotransportés dans des conditions bien particulières. En effet il est nécessaire qu'un individu soit dans un endroit relativement mal ventilé tel qu'une grotte où réside un grand nombre de chiroptères. Un autre type de contamination a également été décrit à l'intérieur même des laboratoires.

En cas de morsure l'attitude pratique adoptée est d'abord la désinfection de la plaie à l'aide du savon de Marseille et l'application d'un antiseptique local ainsi que l'utilisation d'antibiotiques que l'on qualifie de large spectre (susceptibles de combattre un grand nombre de germe) sous forme de comprimés. Les vaccinations antitétaniques doivent être à jour. Enfin, le patient doit être adressé à un centre antirabique où quelques décisions thérapeutiques seront prises. Ici se pose le problème de savoir si oui ou non il faut utiliser des immunoglobulines. L'administration n'a lieu que quand il est existe une morsure avérée.

Prévention
D'après les centres antirabiques, les vaccins antirabiques sont plus efficaces et mieux tolérés qu'auparavant. Pour les mêmes équipes, les anciens vaccins présentaient quelques problèmes liés à la présence de myéline (corps gras entourant l'axe central d'un nerf), de phospholipides (variété de corps gras) de gangliosides (variété de lipide). Ces problèmes d'après eux, avec le nouveau vaccin, n'existent plus.
La vaccination antirabique est proposée selon le protocole, par voie intramusculaire (trois à quatre semaines) et par voie intradermique. Elle est indiquée pour le personnel exposé en laboratoire, le personnel exposé aux animaux de par leur profession, les individus (spéléologues, touristes) exposés de par leur loisir.

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