Tomodensitométrie
- Anglais : scanography, computerized axial tomography.
- Terme issu du Grec : graphein.
- Terme issu de l'Anglais : to scan : scruter.
Définition
Appareil radiologique particulier autorisant l'étude en différentes coupes du corps humain ou animal grâce à l'utilisation d'un appareil complexe : le scanner à rayons X appelé également le tomodensitométre, le scanographe, le scanner ou scanneur, mis au point par la firme anglaise : EMI-Musical Industries.
La tomodensitométrie va permettre de mettre en évidence des malformations cérébrales (touchant les artères et les veines, des hémorragies cérébrales et les ischémies (diminution de la vascularisation) artérielles. Des tumeurs du cerveau sont également mises en évidence par l'utilisation de scanner.
En cas de survenue d'un traumatisme crânien, le scanneur permet d'étudier avec précision le lieu et la gravité cet incident.
Les investigations peuvent également se faire au niveau de l'œil, du nerf optique, des différentes glandes de l'organisme y compris l'hypophyse qui est une glande située à la base du cerveau, etc. Ceci est obtenu en faisant une tomodensitométrie cranio-encéphalique appelée également scanner cérébral.
La tomodensitométrie orbitocéphalique appelée également scanner orbitaire va permettre l'exploration des parois de l'orbite, de l'œil proprement dit, du nerf optique et des muscles situés en périphérie du globe oculaire. Certaines structures de taille minime comme les glandes lacrymales, certains vaisseaux peuvent également être investiguer par la tomodensitométrie orbitocéphalique. Dans certains cas il est nécessaire d'effectuer une injection de produit de contraste sachant que les tissus traversés par les rayons X sont radiotransparents et que l'utilisation de ce produit de contraste permet d'obtenir « une ombre » sur les clichés radiographiques, scanographiques plus précisément.
La tomodensitométrie thoracique appelée également scanner thoracique permet l'exploration du thorax et des organes qu'il contient : aorte et autres vaisseaux, poumons, médiastin.
La tomodensitométrie rachidienne ou scanner rachidien permet l'étude du rachis (colonne vertébrale) et plus précisément des disques situés entre chaque vertèbre (disques intervertébraux) permettant ainsi de visualiser s'il existe ou pas la présence d'une hernie du disque intervertébral susceptible d'être à l'origine d'une sciatalgie (douleurs liées à une irritation de la racine du nerf sciatique). Ce type d'examen permet également de mettre en évidence des lésions de la moelle épinière et des nerfs rachidiens (nerf sortant de la moelle épinière entre chaque vertèbre).
La tomodensitométrie abdominale appelée scanner abdominal autorise l'étude de la cavité abdominale dans son ensemble et bien entendu des organes qui s'y trouvent : le pancréas, les reins, le foie, l'aorte abdominale, la rate, la veine cave inférieure, le tube digestif, la vessie etc.La tomodensitométrie pelvienne ou scanner pelvien étudie, tout particulièrement chez la femme, la cavité délimitée par le bassin et contenant les organes génitaux tels que le vagin, l'utérus, les ovaires électrons. Dans les deux sexes, cet examen permet l'investigation des parois du rectum, des muscles s'insérant à l'intérieur du bassin, du plancher pelvien, et des organes urinaires et génitaux masculins.
Le premier scanner à rayons X a été inventé par un ingénieur britannique : Godfrey Newbold Hounsfield qui fut présenté pour la première fois en 1972. Ce savant a obtenu le prix Nobel de médecine en 1979 pour cette invention.Les premières images de tomodensitométrie furent réalisées sur le cerveau permettant ainsi de montrer très nettement les cavités des ventricules du cerveau (contenant le liquide céphalo-rachidien). Par la suite, elles ont été effectuées sur l'ensemble du corps humain.