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Lutéostimuline

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Définition

  Voir également ovaire, follicule ovarien, oestrogène, progestérone, grossesse, testicule, prolactine, androgène, corticosurrénale, marqueur tumoral, hypogonadisme.   Synonymes : FSH (follicle-stimulating-hormone), folliculotropine, hormone gonadotrope, hormone lutéinisante (hormone),, folliculostimulante ICSH.   Hormone appartenant à la famille des gonadotrophines (comme l'hormone lutéinisante LH),  sécrétée par la glande hypophyse située au centre du cerveau en dessous de l'hypothalamus et intervenant dans la maturation des follicules ovariens chez la femme.  L'hormone folliculostimulante intervient également dans la formation des spermatozoïdes à l'intérieur des tubes séminifères. Autrement dit, il s'agit d'hormones qui agissent sur les glandes sexuelles en stimulant leur fonction.   C'est au moment de la puberté que la sécrétion de gonadotrophines par l'hypophyse s'effectue. Les gonadotrophines interviennent sur les gonades en les stimulant, provoquant ainsi la production d'hormones sexuelles (testostérone chez le garçon, estradiol chez la fille). Ces hormones, par un effet de retour, agissent sur l'hypophyse et sur l'hypothalamus en freinant la fabrication des gonadotrophines de l'hypophyse et de la gonadolibérine de l'hypothalamus. On parle de rétrocontrôle sur la régulation et sur la production des hormones.
Les gonadotrophines sont indispensables à la femme pour son activité génitale (fécondation, implantation de la grossesse). Chez l'homme, elles stimulent la production des androgènes (hormones mâles) et celle des spermatozoïdes (spermatogenèse) pendant toute la vie à partir de la puberté.   Les follicules ovariens, au nombre de plusieurs millions à la naissance et dont seulement 300 ou 400 seront fonctionnels durant toute la vie de la femme, sont des cavités situées à la surface de l'ovaire et dans lesquelles se développe un ovule.   L'hormone folliculostimulante ou FSH est une glycoprotéine (c'est-à-dire une protéine associée à sucre) sécrétée par les cellules gonadotropes (qui agissent sur les glandes sexuelles) de l'antéhypophyse (c'est-à-dire de la partie avant de l'hypophyse) sous la stimulation d'une substance hypothalamique (facteur) provenant de l'hypothalamus : la gonadolibérine. La FSH est libérée dans la circulation sanguine à un rythme qui varie en fonction de la période du cycle menstruel chez la femme.   Le cycle menstruel comprend trois phases :   1) Lors de la phase folliculaire : augmentation de la FSH apparaissant au début de la phase sous l'influence de la diminution des œstrogènes correspondant au moment de la fin de la phase de sécrétion de progestérone qui précède. Plus précisément, l'augmentation de LH suit de près et précède celle de FSH. Elle est progressive tout au long de la première phase du cycle menstruel. L'augmentation constante du taux des œstrogènes dans le sang va faire baisser celui de la FSH au moment de la deuxième période de la phase folliculaire alors que se produit une augmentation de la 17 béta-hydroxyprogestérone (variété de progestérone). La progestéronémie, c'est-à-dire le taux de progestérone dans le sang, n'augmente pas avant qu'apparaisse le pic juste avant l'ovulation de LH. Pendant la phase folliculaire, on assiste à l’intérieur de l’utérus (plus précisément au niveau de l'endomètre qui correspond à la couche de cellules recouvrant l'intérieur de l'utérus), à l'apparition de glandes entraînant une augmentation de volume associée à la présence d’artères ayant la forme de petits ressorts (artères spiralées) et devenant de plus en plus nombreuses. Cette couche de cellules, qui prend un aspect de velours gorgé de sang, est prête à accueillir un oeuf fécondé par un spermatozoïde (embryon). Pendant cette phase apparaît une substance gélatineuse, épaisse et imperméable, située au niveau du col de l’utérus. Celle-ci va, sous l’action des oestrogènes, prendre un aspect clair et cristallin. Les petits canaux, à l’intérieur de cette glaire, vont permettre le passage de spermatozoïdes jusque dans l’utérus et donc la fécondation d’un éventuel ovule susceptible d’arriver aux environs du 14e jour du cycle.   2) L'ovulation est le phénomène caractéristique lié à l'augmentation brutale de LH. Il s'agit d'un pic s’étalant sur deux jours qui est précédé par un pic de sécrétion d'estrogènes. Le pic de la FSH quant à lui est plus bref et parallèle à celui de LH. L'ovulation correspond à la rupture du follicule (petite niche contenant l'ovule à la surface de l'ovaire, voir dessin). À partir de cet instant (l’ovulation), le taux des oestrogènes va diminuer dans le sang.   3) La phase lutéale intervient après l'émission de l’œuf (ovulation) : elle correspond à la formation du corps jaune. À ce moment-là, le déclenchement de la sécrétion du corps jaune qui est à l'origine de la fabrication de la progestérone mais également d'estrogènes en quantité presque équivalente, va dépendre de la L. H. Pendant quelques jours, le corps jaune a une vie fonctionnelle intense, la fabrication de progestérone est alors importante à ce moment-là et parallèlement, la sécrétion de FSH et de LH diminue progressivement. Puis le corps jaune (quand il n'y a pas grossesse) va se modifier et être envahi par de la sclérose c'est-à-dire qu'il perd de son élasticité et devient fibreux (il devient corps albicans). À ce moment-là, le taux des hormones dans le sang s'effondre et l'endomètre est désintégré, précédant de peu l'hémorragie menstruelle (les règles). Cette desquamation se traduit par un saignement vaginal qui a lieu pendant toute cette période.  Il est constitué par des tissus qui se détachent, associés à du sang qui s’écoule dans le vagin : l’écoulement menstruel ou menstruation.   Chez l'homme, l'hormone folliculostimulante stimule les transformations successives des spermatozoïdes, c'est-à-dire des cellules sexuelles mâles qui ne sont pas encore mûres et qui sont appelées à devenir des spermatozoïdes mûrs susceptibles de féconder un ovule.   Le labo Le dosage des gonadostimulines totales dans les urines de 24 heures ou le dosage séparément de LH et de FSH est possible. L'élimination dans les urines des gonadostimulines est plus importante avant la puberté. Elle est, à quelque chose près, la même chez l'homme et chez la femme. Chez la femme, néanmoins, il existe des variations au cours du cycle menstruel (voir ci-dessus). On constate une augmentation chez la femme en période de ménopause et chez l'homme après l'andropause. L'augmentation est constatée également dans certaines pathologies comme le syndrome de Klinefelter ou l'hypogonadisme primaire. L'hypogonadisme caractérise les individus dont les glandes génitales (ovaires et testicules) présentent une sécrétion (interne) en quantité insuffisante. La diminution de la sécrétion de FSH se rencontre au cours de l'hypogonadisme secondaire et de l'anorexie mentale.   Pathologies La FSH de synthèse est utilisée comme inducteur de l'ovulation chez les femmes dont la sécrétion physiologique est trop faible ou insuffisamment efficace. En cas d'hyposécrétion, c'est-à-dire d'insuffisance de sécrétion de FSH, on parle d'hypogonadisme secondaire. Chez la femme, il s'agit d'un syndrome se caractérisant par une aménorrhée-galactorrhée (absence de règles et sécrétions de lait) avec une augmentation de la LH. et une F.S. H. normale ou basse. Au cours du syndrome de Turner et du syndrome Stein-Leventhal, la L. H. est élevée, et la F. S. H. normale ou diminuée. Chez l'homme, au cours du syndrome de Klinefelter, la L. H. est élevée alors que la testostérone est basse.  


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