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Hépatite C (traitement)1

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Définition

Voir également hépatite C, transaminase, interféron, réplicon réplication, PCR. Les médicaments utilisés en cas d'hépatite C sont :
Les Interférons principalement alpha-2b recombinant. L'interféron pégylé, a depuis l'an 2000 en association avec la ribavirine, porté le taux de guérison 55 %.
Les antiviraux (ribavirine).
Plus de 70 % des malades atteints par le virus de l'hépatite virale C de manière aiguë (affection courte) développent une hépatite chronique (affection s'étalant dans le temps). La conduite à tenir devant des analyses prouvant que le patient est atteint par l'hépatite virale C est la suivante :
soit les transaminases (ALAT) enzymes du foie sont augmentées, et cela nécessite un prélèvement de cellules hépatiques (foie), soit les ALAT sont normales, il est alors nécessaire de répéter ce dosage.

Quand les ALAT sont à nouveau augmentées, il faut effectuer comme précédemment un prélèvement (ponction-biopsie) de foie.

Si les ALAT sont normales lors de plusieurs prises de sang il est nécessaire de rechercher la présence de l'acide ribonucléique (ARN) du virus de l'hépatite C par une méthode que l'on appelle la PCR. S'il s'avère que la recherche de l'ARN est négative, les chances de guérison sont importantes. Néanmoins il faut alors doser les ALAT ainsi que l'ARN du virus après 6 mois et après 1 an.

L'interféron est utilisé pour traiter les hépatites C chroniques. Par contre l'utilisation des corticoïdes est inutile. La dose habituellement recommandée est d'environ 3 millions d'unités par injection sous-cutanée trois fois par semaine pendant environ un an.
Le but du traitement par interféron est d'obtenir un arrêt de la réplication (multiplication) du virus. En effet, la diminution du nombre de virus dans le sang est corrélée avec celui d'une évolution péjorative des cellules hépatiques.

Ce que l'on attend d'un traitement contre l'hépatite C
Les réponses attendues à court moyen et à long terme sont :
La diminution du taux des transaminases (ALAT)
La diminution voir l'absence d'ARN (acide ribonucléique) qui est le chromosome
permettant la du plication ou si l'on préfère la multiplication du virus de l'hépatite C
Une amélioration du fonctionnement des cellules hépatiques
Une non évolution vers une fibrose et un durcissement des cellules hépatiques (cirrhose) ainsi qu'un cancer hépatique.
Réponses
Habituellement une réponse biologique c'est-à-dire le nombre des ALAT (enzymes libérées par le foie malade et permettant de vérifier l'efficacité de fonctionnement des cellules hépatiques ) permet de se faire une idée de l'efficacité du traitement. Soit les ALAT redeviennent normales soit elles diminuent de 50 % chez environ la moitié des patients. Cette réponse s'observe au cours des trois premiers mois traitement.
Chez les personnes présentant une rechute, la mise en place d'un nouveau traitement par l'utilisation de l'interféron donne de bons résultats dans l'ensemble. Certains malades n'obtiennent aucun résultat à ce nouveau traitement. Il semble que les individus ayant un mauvais résultat fabriquent des anticorps contre les interférons. Il peut également exister une modification du virus de l'hépatite C lui-même et plus précisément de son génome (chromosome du virus) ce qui rend le virus résistant au traitement par interféron.

Les résultats au traitement par interféron dépendent de nombreux facteurs tels que :
Une virémie élevée (quantité de virus dans le sang)
La gravité de l'atteinte des cellules du foie
L'ancienneté de l'infection (le facteur qui est le plus à prendre en compte pour la réponse à l'interféron)
Les concentrations intrahépatiques (à l'intérieur des cellules du foie) en fer
La présence d'une mutation (substitution) du gène du virus qui code (qui donne des ordres) pour la fabrication de la protéine appelée non structurale et portant le nom de 5 A. Un gène est une zone du chromosome dont le rôle est de donner des ordres pour fabriquer les constituants de la cellule (en l'occurrence du foie).
Une bonne défense immunitaire

En ce qui concerne les patients dont l'hépatite chronique a évolué vers la cirrhose, le traitement par interféron n'est pas toujours positif, cela dépend de la variété du génotype qui est à l'origine de l'infection. Ainsi pour un génotype 1b, les patients semblent moins bien répondre au traitement que pour les autres génotypes.

Pour augmenter les chances de réponse par un traitement utilisant les interférons et ainsi diminuer le taux de rechute, la durée du traitement est importante. Ainsi plus celui-ci est long, plus les doses sont élevées et plus les injections sont fréquentes plus les résultats semblent meilleurs (cet avis européen n'est pas partagé par les médecins américains).

L'utilisation des antiviraux (ribavirine) accroît quasiment de façon certaine l'efficacité de l'interféron chez de nombreux patients.
Les facteurs indiquant une réponse positive à la bithérapie (association de deux médicaments en l'occurrence interféron et antiviral) sont :
Une quantité de virus faible dans le sang
Un génotype (voir ci-dessus) du virus différent de I
L'absence de modification du tissu hépatique à type de fibrose (durcissement)
L'âge (


Avertissement

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