Oncologie

Terme issu du grec onkos : masse et logos : discours.

Etude des tumeurs et plus spécifiquement des tumeurs cancéreuses. Une tumeur correspond à la prolifération de cellules nouvelles composant un tissu pathologique (malade). Ceci est le résultat d'une activité anormale de ces cellules qui se poursuit sans raison apparente, les cellules ayant ont tendance à persister ou à augmenter de volume. Ces cellules n'ont pas de rapport avec un éventuel processus inflammatoire.

Les nouvelles cellules ainsi constituées ressemblent plus ou moins au tissu d'origine où elles se développent et finissent par acquérir une autonomie biologique.
Cette autonomie (perte de rapport physiologique avec les autres composants de l'organisme) empêche leur destruction par le système immunitaire. En effet, les cellules normales présentent une sensibilité particulière aux messages que lui renvoie l'organisme (sécrétion des cellules voisines) empêchant ainsi leur multiplication excessive. Habituellement les cellules tumorales sont isolées puis détruites par un organisme sain grâce à l'intervention des globules blancs du système immunitaire.

On distingue
1) Les tumeurs bénignes : ce sont des tumeurs localisées, circonscrites et ne se généralisant pas (sans métastases). Elles refoulent simplement les tissus de voisinage sans les envahir et présentent donc un volume limité. D'autre part, cette variété de cellules ne présente pas d'anomalies morphologiques (monstruosité). Ces tumeurs n'occasionnent habituellement pas de problèmes pathologiques chez le patient. Parmi les tumeurs bénignes, on peut citer par exemple :

Les adénomes (comme l'adénome de la prostate)
Les lipomes constitués de tissu graisseux
Les fibromes (tumeurs dures)
Les verrues

2) Les tumeurs malignes ou cancers, dont la spécificité est la multiplication importante et la modification de morphologie des cellules ainsi que leur capacité à envahir les tissus de voisinage ou plus lointains (métastases). Cette variété de tumeur est donc totalement opposée aux tumeurs bénignes : en effet, elles sont susceptibles de présenter un volume très important et sont mal délimitées. D'autre part, les tumeurs malignes ont tendance à récidiver fréquemment après leur ablation. Parmi les tumeurs cancéreuses on distingue les tumeurs primitives et les tumeurs secondaires qui sont des métastases.

Causes

Inconnue
Héréditaire
Infectieuse (virus)
Physique : rayonnement (du soleil en particulier, mais également radiothérapie : utilisation des rayons comme thérapeutique)
Substances chimiques (contenues dans le tabac, issues de l'industrie, etc.)

Symptômes

Parfois aucun, sans douleur
Palpation d'une masse quand elles sont superficielles
Compression des organes de voisinage
Modification de l'état général
Asthénie (fatigue importante)
Fièvre
Amaigrissement

Diagnostic

Visibles sur les radiographies
Repérables parfois par des produits issus de cellules qui ont métastasé à partir d'un cancer primitif (migration vers d'autres tissus) où elles se mettent à sécréter (paranéoplasie) des hormones permettant d'identifier les cancers primitifs.

Le labo
Augmentation de la vitesse de sédimentation et de la C. réactive protéine. Néanmoins ceci n'est pas spécifique d'une tumeur Elévation de certains marqueurs, chacun étant plus ou moins spécifique d'un type de cancer en particulier. Leur intérêt réside essentiellement dans leur utilisation pour le suivi thérapeutique des tumeurs plus que pour la mise en évidence du cancer lui-même.

Evolution
En ce qui concerne les tumeurs bénignes l'évolution est globalement favorable mais dépend de l'état général du patient, du volume de la tumeur, de l'organe atteint.

En ce qui concerne les tumeurs malignes le pronostic est plus réservé. Les complications dépendent de la localisation du cancer et du degré d'atteinte. Néanmoins, grâce à l'utilisation de traitements adaptés (polychimiothérapie, radiothérapie, chirurgie) certaines tumeurs malignes ont maintenant un excellent pronostic.

Dépistage
Il s'applique essentiellement à certaines variétés de tumeurs comme celles du sein ou des intestins. Le dépistage devrait s'effectuer systématiquement chez les populations à risque si possible dans la population en général. La palpation régulière du sein, la recherche de sang dans les selles (Hemoccult) sont des procédés parmi d'autres.

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