Cénestopathie

Grec : koïnotês, têtos : caractère général et pathê : maladie.

Définition 

Terme utilisé par E. Dupré en 1907 pour désigner la sensation anormale du corps avec une impression de gêne, de malaise, sans véritable douleur. Il s'agit d'une hallucination de la sensibilité comparable aux hallucinations sensorielles, c'est-à-dire de la vue, du goût etc... Autrement dit, la cénestopathie est une perception pénible qui ne s'explique par aucune lésion anatomique du système nerveux central et des autres organes.

Généralités 

Pour certains auteurs, le terme de paresthésies doit être préféré à celui de cénestopathie. Il correspond à un trouble de la sensibilité, désagréable et non douloureux, donnant l'impression de palper du coton et pouvant s'accompagner d'une anesthésie (disparition plus ou moins importante de la sensibilité). Le terme généralement employé est fourmillement. Néanmoins, en ce qui concerne les paresthésies, il existe le plus souvent une lésion anatomique (organique : diabète, polynévrite etc...) alors que, répétons-le, en présence d'une cénestopathie il n'y a pas de lésion quelle qu'elle soit. L'exemple de la paresthésie agitante nocturne des membres inférieurs qui correspond à des sensations à la fois bizarres et désagréables et siégeant aux membres inférieurs, s'accompagnant d'agitations incessantes, ainsi que d'algomérasthénies (douleurs dans les cuisses) appelées également syndrome des jambes sans repos, est considérée (à la limite) comme une cénestopathie.

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