Fièvre de Guaitara

Définition 

Le bartonellose est appelée également maladie de Carrión, verruga du Pérou, pian hémorragique, bouton d'Amboine, fièvre d'Oroya, ou enfin fièvre de Guaitara. Il s'agit d'une maladie infectieuse et d'une variété d'anémie pernicieuse (pour la forme grave) rencontrée dans certaines vallées des Andes. C'est une maladie au cours de laquelle les globules rouges contiennent des petits bâtonnets de coloration bleue (azurophiles).

L'agent responsable de la bartonellose est la Bartonella bacilliformis. Il s'agit d'une bactérie mise en évidence par la coloration gram négatif (pour les spécialistes en infectiologie : polymorphe qui attaque les globules rouges). C'est la raison pour laquelle elle est appelée agent pathogène endoérythrocytaire. Ce germe (microbe) attaque également les cellules réticulo endothéliales.

La bartonellose se rencontre dans les vallées des Andes c'est-à-dire en Bolivie, en Équateur, au Pérou, et en Colombie. On la trouve entre 1000 et 3000 mètres d'altitude. Il semble qu'environ 5 % de la population soient concernés par la bartonellose qui procure une immunités durable.

La bartonellose est transmise par des phlébotomes (moustiques) qui piquent uniquement la nuit. Ils portent le nom de Lutzomyia verrucarum.

Les minuscules bâtonnets examinés à l'intérieur des hématies (globules rouges) proviendraient de déchets nucléaires (du noyau des cellules).

La bartonellose se caractérise soit par des symptômes graves dus à l'infection accompagnée de douleurs et d'une anémie importante, soit par une éruption cutanée ressemblant à des fraises ou à des framboises.

La forme chronique cutanée porte le nom de verruga du Pérou. Il s'agit d'une éruption qui est constituée de petits boutons rouges vifs que l'on appelle des verrucas. En réalité, pour les spécialistes en dermatologie, il s'agit d'éléments papulonodulaire qui se localisent au niveau du visage et aux extrémités des membres. Les patients présentent également des lésions ressemblant à des tumeurs concernant les vaisseaux (tuméfaction pseudo-tumorale angiomateuse) et ont pour caractéristique de saigner facilement quand on les touche. Ces tuméfactions sont soit uniques soit multiples, et peuvent également concerner les zones situées sous la peau (tissu sous-cutané) en ce qui concerne les formes nodulaires. L'évolution de la forme chronique cutanée se fait spontanément vers la guérison au bout de quelques mois (4 à 6). Néanmoins, l'évolution peut également se faire vers l'apparition de fièvre de manière aiguë.

La coloration obtenus au cours de cette pathologie se fait par la méthode de Gram. La bactérie responsable porte le nom de Bartonella bacilliformis (gram négatif).

Le diagnostic de bartonellose est obtenu par la mise en évidence des bartonelles sur le frottis de sang à l'intérieur des globules rouges ou à l'intérieur des verrucas.
La réaction de polymérisation en chaîne (PCR) permet également d'orienter le diagnostic.
L'hémoculture est positif en ce qui concerne les formes aiguës, plus précisément à la phase qui s'accompagne de fièvre.
Certains laboratoires pratiquent une inoculation au macaque rhésus. Le mot inoculation s'utilise essentiellement pour traduire la pénétration dans l’organisme de germes (bactérie, virus, etc.) ou de toxines (substance libérée par une bactérie pathogène) par exemple.

La bartonellose a une évolution favorable en ce qui concerne la forme chronique, mais une évolution grave en ce qui concerne la forme aiguë.
La maladie évolue en deux phases. L'une d'elle s'accompagne de fièvre et de septicémie (passage dans le sang de la bactérie à l'origine de la maladie), on parle alors de la fièvre de la Oroya. L'autre phase, s'accompagne d'une anémie très importante apparaît suivie d'un coma mortel dans environ 40 à 50 % des cas.

 

 

 

 

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