Crémation : Quel budget prévoir pour cette cérémonie ?

La crémation est l’acte d’incinérer le corps d’un défunt et de le réduire en cendres. Ces cendres sont ensuite recueillies par la famille dans une urne préalablement choisie, qui sera par la suite inhumée dans un cimetière ou dispersée dans la nature, selon les préférences et la religion du défunt et de ses proches.

Si certains la préfèrent à l’inhumation pour des raisons économiques, d’autres pratiquent l’incinération pour des raisons religieuses ou selon leurs traditions.

La crémation dans les différentes religions

Si la crémation est aujourd’hui plus répandue en Asie, ce n’est pas sans lien avec les religions qui règnent sur ce continent. En effet, si elle est interdite dans les religions musulmane et juive, l'incinération est tolérée, voire obligatoire dans les religions qui prédominent en Asie.

C’est le cas du jaïnisme et du sikhisme, qui considèrent le feu comme un moyen de purification. Les personnes appartenant à ces religions doivent donc obligatoirement être brûlées après leur décès. Des cérémonies typiques sont tenues en guise d’offrande à l'âme du défunt.

Pour le bouddhisme, la crémation n’est pas obligatoire, mais elle est tolérée, voire encouragée. C’est une religion qui privilégie l'âme sur le corps et qui croit en la réincarnation. La crémation permettrait donc à l'esprit de se libérer de son corps actuel pour pouvoir se réincarner dans un autre. Il en est de même pour l'hindouisme, qui considère que la fumée qui s'échappe du corps est un lien entre le défunt et le divin.

La religion catholique, anciennement opposée à la crémation, a fini par admettre cette pratique en 1963, mais à certaines conditions seulement. Il est par exemple obligatoire que la liturgie funéraire se déroule avant la crémation, et que les cendres reposent dans un cimetière.

De nos jours, l’incinération reste une pratique strictement interdite par l’islam et le judaïsme, pour lesquels le corps matériel est indispensable pour la résurrection, et qui la considerent comme une atteinte à la dignité du défunt. D’ailleurs, le prophète Mahomet a déclaré que “Ce qui fait souffrir un vivant fait souffrir un mort”. Il est donc inconcevable de mettre le feu au corps d’un musulman ou juif décédé.

Déroulement d’une crémation

La crémation est un rituel funéraire ou post funéraire dont l'exécution diffère selon l’endroit où elle est pratiquée et ses traditions.

Dans quelques régions d’Inde et du Népal par exemple, la cérémonie de crémation est toujours conforme à l'ancienne tradition. Elle est pratiquée en plein air sur un bûcher funéraire, accompagnée de chants et de prières.

Cependant, la pratique la plus commune de nos jours est de faire incinérer le corps d’un défunt dans un incinérateur au cœur d’un crématorium.

Pratiquement parlant, la première étape est de décider d’opter pour une crémation. Elle devra se faire au maximum 6 jours ouvrables (les dimanches et jours fériés ne sont pas comptabilisés) après le décès, sauf dans quelques situations particulières.

Si le défunt a déjà exprimé sa volonté, que ce soit oralement ou par écrit, sa famille est tenue de respecter sa décision. Si la personne est décédée sans en avoir décidé, il appartient dans ce cas à la famille de prendre une décision.

Ensuite, il faudra choisir l’opérateur funèbre qui se chargera des démarches de l'incinération. Le choix est libre et une liste des entreprises locales de pompes funèbres est mise à la disposition des habitants au niveau de la mairie, des établissements de santé et de la salle d’accueil des chambres funéraires.

La famille devra ensuite désigner un cercueil ainsi que l’urne dans laquelle les cendres seront récupérées.

Une cérémonie d’hommage pourrait être tenue dans une salle qui lui est dédiée au sein du crématorium. On demandera ensuite aux invités de sortir pour que le processus de crémation puisse commencer.

Le corps du défunt est placé dans un cercueil en essence de bois sublimable, qui est placé dans l'incinérateur ou four crématiste. Les fragments de squelette non incinérés seront réduits en poudre et ajoutés aux cendres. Le processus entier prend environ 2h30.

Une fois les restes récupérés dans l’urne sélectionnée, on attribuera à cette dernière une plaque contenant les informations du défunt, à savoir son nom, son prénom, sa date de naissance et celle de décès.

Elle est remise à la famille avec un certificat qui justifie de la crémation et de la destination finale des cendres.

En ces temps difficiles, et selon l’entreprise de pompes funèbres choisie, celle-ci accompagnera la famille en prenant en charge la totalité ou une partie des démarches administratives, leur permettant de faire leur deuil sans se prendre la tête avec la paperasse.

Le coût d’une crémation sans cérémonie

Le coût d’une crémation sans cérémonie

Les opérateurs de pompes funèbres proposent plusieurs choix de prestations avec des fourchettes de prix assez larges. Or, la plupart de ces prestations sont facultatives. Il y a cependant quelques prestations qui représentent une obligation légale.

Les frais obligatoires comprennent:

  • Le cercueil, qui doit obligatoirement être étanche et biodégradable. Le prix d’un cercueil varie entre 400 et 3000 euros. Les poignées sont le seul accessoire obligatoire qui devra accompagner le cercueil. Elles sont au nombre de quatre et il faudra compter environ 100 euros pour chacune.
  • L’urne, dont le prix dépend du modèle et de la matière, selon qu’elle soit en porcelaine, en céramique, en marbre, en acier, … etc. Le prix est généralement compris entre 30 et 300 euros, mais peut aller bien au-delà pour certains modèles luxueux.
  • La plaque d’identification, qui permet d’identifier le défunt. Elle est placée sur l’urne et coûte environ 35 euros.
  • Les porteurs du cercueil, qui sont au nombre de quatres, coûtent entre 300 et 600 euros.
  • Un véhicule de cotillard, dont la plaque d’immatriculation devra être transmise à la police. Il s’occupe du transport du corps depuis le lieu ou est faite la mise en bière jusqu’au crématorium. Le prix est très variable, selon le prestataire et le type de véhicule choisi.
  • Le maître de cérémonie. Même si vous n'optez pas pour une cérémonie, ce dernier s’occupe de la coordination des intervenants et de la transmission des documents administratifs nécessaires. Il lui faudra prévoir entre 100 et 500 euros.
  • Enfin, les frais administratifs nécessaires à la déclaration de décès à la mairie et l’obtention du permis d'incinérer.

La cérémonie est facultative et coûte entre 200 et 700 euros. Si vous décidez d’opter pour une crémation sans cérémonie, le total moyen reviendra à 1150-4350 euros.

Ceci dit, il faut garder en tête qu’il ne s’agit ici que d’une estimation grossière. Les tarifs varient beaucoup selon les régions, et risquent d’augmenter considérablement si vous êtes en région parisienne par exemple.