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Choléra

  • Anglais : cholera.
  • Terme issu du Grec : kholê : bile et rhéô : je coule; kholéra : gouttière (allusion à l'écoulement continu des évacuations d'après Littré) - De l'hébreu choléra : mauvaise maladie selon Desnos.
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Définition

Le choléra est une infection intestinale très contagieuse que l'on retrouve de façon endémique en Asie et tout spécifiquement en Inde et qui est due à un vibrion découvert en 1883 par Koch : le vibrion cholerae appartenant aux sérogroupes 01 et 0139.

Le choléra peut être à l'origine d'épidémie mondiale.

Sa déclaration est obligatoire en France.

On retrouve actuellement le choléra de façon endémique dans de nombreux pays d'Amérique du Sud.

Depuis 1937, la variété el tor est transmise par l'eau ou par contact entre les hommes eux-mêmes. Au départ cantonné dans le delta du Gange en Inde où des épidémies dévastatrices sont survenues à l'occasion des grandes fêtes religieuses, le choléra s'est progressivement propagé, à la suite des déplacements de population, à travers toute l'Asie, le Moyen-Orient, l'Europe et plus récemment l'Afrique et l'Amérique du Sud, l'Amérique centrale et le Golfe du Mexique.

En ce qui concerne l'Europe, le Japon et l'Australie, le vibrion cholerae n'a provoqué que des épidémies localisées.

La septième endémie a débuté en 1961 et grâce à une bonne hygiène son extension a été contenue.

Ensuite l'épidémie a atteint le Pérou en 1990 et s'est étendue en Amérique du Sud et en Amérique centrale.

Avant cela, en 1982, le vibrion classique (c'est-à-dire pas celui du biotype El Tor) s'est réinstallé au Bangladesh où il fut à l'origine d'une nouvelle épidémie qui a débuté en 1992. À partir de cet instant est apparu un nouveau sérotype : 0139.

Le bacille du choléra se présente sous une forme incurvée, courte et mobile. Le biotype (type de virus) portant le nom d'el tor et les autres biotypes classiques des vibrio cholerae peuvent éventuellement entraîner une maladie grave.

Généralement, une affection bénigne ou sans symptôme est la plus fréquente avec le vibrion cholérique du type el tor.

Le vibrion est capable de survivre jusqu'à deux semaines dans l'eau douce et deux mois dans l'eau salée. Sa transmission se fait généralement par de l'eau de boisson contaminée par des déjections humaines, des coquillages, mais aussi des aliments contaminés par les mouches qui transmettent l'infection.

C'est la production d'une entérotoxine par le vibrion cholérique qui entraîne une altération de la paroi intestinale (au niveau de l'intestin grêle) sans toutefois la détruire.

La bactérie du choléra sécrète une substance toxique qui vient se fixer sur les cellules de l'intestin (entérocytes).

Cette toxine est à l'origine d'une perte très abondante de liquide par les cellules de la muqueuse intestinale (entérocytes).

Le liquide perdu est constitué d'eau contenant du potassium, du chlore, des bicarbonates, du sodium : ce sont les électrolytes.

Dans certains cas, le choléra n'entraîne qu'une simple diarrhée, voire aucun symptôme, ce qui en favorise la dissémination pernicieuse, les gens ne ressentant pas le besoin de se faire soigner.

Les individus du groupe sanguin O ont une susceptibilité supérieure à l'affection.

Les vibrions sont sensibles à l'acide libéré par la muqueuse de l'estomac (couche de cellules recouvrant l'intérieur de cet organe), ce qui explique que l'hypochlorhydrie (diminution de la sécrétion d'acide chlorhydrique) et l'achlorhydrie (absence de sécrétion d'acide chlorhydrique) prédispose à l'infection par le vibrion cholerae.

La toxine libérée par le vibrion du choléra provoque au niveau de la muqueuse de l'intestin une exsudation de liquide (sortie de liquide) vers l'intérieur de l'intestin lui-même (lumière de l'intestin grêle plus précisément).

Plusieurs autres toxines sont sécrétées par les micro-organismes à l'origine du choléra et celles-ci altèrent les fonctions intestinales et plus particulièrement la motilité intestinale.

Une immunité naturelle est progressivement acquise par les individus qui vivent dans les régions où sévit l'endémie.