Portrait de bouskraoui

Selon des chercheurs de l'université de Hongkong et de
l'hôpital Saint-Jude pour enfants, dans le Tennessee, une nouvelle
souche
du virus H5N1 hautement pathogène de la grippe aviaire, un sous-type
baptisé « virus de Fujian », remplace depuis 2005 la plupart des autres
souches du H5N1 dans une grande partie de la Chine méridionale malgré
une
vaste campagne de vaccination des volailles.

Des chercheurs de l'Institut fédéral des maladies allergiques et
infectieuses au sein de l'Institut national de la santé des États-Unis,
et
de la Fondation Li Ka Shing, organisme chinois d'information et de
soins
médicaux, ont participé aux travaux de recherche.

La souche dite de Fujian du virus de la grippe aviaire est connue en
Chine
méridionale et en Asie du Sud-Est depuis 2003, mais les scientifiques
ont
constaté une nette augmentation des cas d'infection par ce virus depuis
2005.

Il est possible que cette souche soit responsable du plus grand nombre
d'infections de volatiles par le virus H5N1 constatées depuis le mois
d'octobre 2005 et pour les récents cas d'infection chez l'homme en
Chine,
soulignent les chercheurs qui précisent que la souche s'est répandue à
Hongkong, au Laos, en Malaisie et en Thaïlande et causé une nouvelle
flambée de grippe aviaire en Asie du Sud-Est qui a aussi affecté
l'homme.

En 2005, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait confirmé 95
cas
d'infection par le virus de la grippe aviaire chez l'homme dans cinq
pays.
À la fin d'août 2006, l'OMS avait confirmé 96 cas de cette infection
chez
l'homme dans neuf pays.

« La souche 'Fujian' du virus ne semble pas présenter de risque accru
pour
l'homme, en dehors du fait, peut-être, qu'elle est plus répandue et
qu'elle
semble remplacer les autres souches », a dit au Washington File, le 2
novembre, le docteur Michael Perdue, attaché au programme mondial de
lutte
contre la grippe de l'OMS, ajoutant que les scientifiques s'accordaient
à
penser qu'elle ne présentait pas de risque accru (ou décru) de
transmission
à l'homme et qu'elle comportait les mêmes éléments génétiques
fondamentaux
que les autres souches du virus H5N1 de la grippe aviaire.

Partager les informations concernant la grippe aviaire

Le septième décès imputable au virus H5N1 de la grippe aviaire en
Égypte,
confirmé par le ministère de la santé de ce pays le 31 octobre, porte à
256
le nombre des cas d'infection par ce virus chez l'homme et à 152 le
nombre
des morts qui lui sont dues.

Le ministère de la santé chinois a envoyé à l'OMS des échantillons du
virus
H5N1de la grippe aviaire prélevés sur des humains malades pour en faire
bénéficier les scientifiques du monde entier et qu'ils l'étudient. Mais
le
ministère de l'agriculture chinois n'a pas envoyé à l'OMS
d'échantillons
provenant d'oiseaux depuis 2004.

« Notre bureau régional à Pékin essaie depuis deux ans d'obtenir que
des
échantillons des virus qui circulent parmi les animaux en Chine soient
envoyés aux centres de collaboration de l'OMS pour que nous soyons en
mesure de les ajouter aux archives de virus H5N1 aux fins de diagnostic
et
de mise au point de vaccins », a regretté le docteur Perdue.

Surveillance en Chine

Une équipe de chercheurs américains et chinois a procédé à une étude
des
volailles vendues sur les marchés de six provinces de Chine méridionale
entre juillet 2005 et juin 2006, et découvert que quelque 1.294 sur les
53.220 volatiles examinés, en majorité des canards et des oies, étaient
porteurs du virus H5N1, une augmentation par rapport aux résultats du
dépistage effectué en 2004-2005.

Depuis novembre 2005, 22 cas d'infection chez l'homme par le virus de
la
grippe aviaire ont été confirmés dans 14 provinces de Chine. Certaines
des
victimes habitaient dans des régions métropolitaines éloignées
d'élevages
de volailles et on ignore encore quelle est l'origine de leur
infection.

Selon une étude portant sur l'émergence et la prédominance en Chine
d'une
souche différente du virus H5N1, le virus H5N1 aurait provoqué des
flambées
de maladie dans 12 provinces de Chine entre octobre 2005 et août 2006
malgré la mise en ouvre, en septembre 2005, d'un programme de
vaccination
obligatoire des volailles.

L'apparition et la propagation rapide de la souche du virus dite « de
Fujian » malgré la campagne de vaccination, indique que les mesures de
contrôle du H5N1 ne sont pas adéquates, souligne M. Robert Webster,
l'un
des coauteurs de l'étude, attaché au département des maladies
infectieuses
à l'hôpital Saint-Jude.

« Étant donné le manque de surveillance systématique des flambées de
grippe
parmi la volaille aux échelons nationaux, il est pratiquement
impossible
d'identifier la source de l'infection chez l'homme », expliquent les
auteurs de l'étude, faisant valoir l'urgence de procéder à une telle
surveillance dans les régions touchées par le H5N1, à commencer par
l'Indonésie, le Vietnam, la Thaïlande et l'Inde.

Il faudrait aussi, selon eux, que des informations soient fournies en
ce
qui concerne la situation dans le nord de la Chine, de façon à mieux
appréhender les effets des déplacements du virus H5N1 de l'endroit où
il
aurait ses origines : la Chine méridionale.

signé:acharif my abdellah bouskraoui
www.maisonblanche.canalblog.com

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