Portrait de Fink

Bonjour à tous,

Il y a un mois, j'ai fait deux crises d'angoisses très intenses pour la première fois de ma vie (hyper ventilation, spasmophilie, peur de faire une crise cardiaque) et depuis, je me retrouve dans un état constant d'irréalité, comme si je n'étais plus dans le moment présent, que je n'étais plus que spectatrice de ma propre vie, une sorte de mode automatique. A cela s'ajoute divers symptômes : tête très lourde lorsque je ne suis plus allongée, vision trouble (l'orthoptiste m'a dit que c'était un problème de convergence) survenu qu'à la suite de ses crises ; grosse douleur aux cervicales qui m'empêche de faire des mouvements trop brusques avec la tête, elles craquent très souvent et restent parfois bloquées ; douleur thoracique ; je sens aussi mon pouls dans mes jambes très souvent, dans les bras et constamment dans la tête aussi ; dernière chose, plusieurs fois dans la journée, j'ai les veines de la main qui gonflent et qui sont douloureuses, cela remonte jusque dans le coude mais le phénomène ne durent pas plus de cinq minutes avant de passer, puis recommencer aléatoirement ; j'ai aussi souvent des maux de tête en fin de journée et le visage qui devient très chaud et rouge ; la nuit je me réveille plusieurs fois et je me réveille assez tôt aussi.

Dans tout cela, je suis allée voir trois médecins généralistes différents qui m'ont tous dit que je faisais des crises d'angoisses, peut être aussi un burn out. Je suis allée voir un cardiologue qui m'a fait un électrocardiogramme et une échographie du cœur, il n'y a rien d'anormal. Je suis également allée un ostéopathie qui m'a dit que mon cou et mes cervicales étaient relativement bloquées, m'a fait une manipulation mais rien n'a changé. J'ai fait des analyses sanguines plutôt correctes (vitesse de sédimentation un peu rapide et je fais de l'hypochelesterol) selon mon médecin généraliste. J'ai commencé à suivre un psy, mais j'ai plus l'impression de me faire dépouiller qu'autre chose. J'ai pris aussi un rdv avec un psychiatre que je vois bientôt.

Il faut savoir que je ne fais plus de crises en tant que telle, mais que je reste bloquée dans cet état qui me pourrit la vie, je suis étudiante et j'ai peur pour mon semestre car je suis incapable de rester concentrée pour réviser ou même en cours ou je suis obligée de sortir prendre l'air toutes les heures.

Avez-vous des explications ou des témoignages à me faire parvenir pour m'aider ?

Je vous remercie d'avance !

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  • Les complications de type neurologique survenant à la suite d'une hypertension artérielle c'est-à-dire d'un excès de tension artérielle à l'intérieur des vaisseaux du cerveau, entraînant ce que l'on appelle les pathologies hypertensives, sont devenus rares depuis l'avènement des traitements antihypertenseurs c'est-à-dire agissant sur la tension artérielle de l'ensemble de l'organisme. Les traitements antihypertenseurs ont également permis de diminuer le nombre de survenue des accidents vasculaires cérébraux.

    À l'opposé les troubles dus à une hypertension artérielle et la détérioration cognitive discrète, voir la démence cérébrale, connaissent une fréquence accrue. Autrement dit si l'hypertension artérielle cérébrale entraîne moins de complications immédiates comme par exemple les accidents vasculaires cérébraux (ischémies et hémorragies cérébrales), par contre d'autres maladies neurologiques liées à une élévation de la tension artérielle à l'intérieur des vaisseaux du cerveau sont plus fréquentes. Il s'agit entre autres des lésions vasculaires engendrées par l'hypertension artérielle (même soignée) et de l'encéphalopathie hypertensive, aboutissant à une atteinte de l'intellect voire une véritable démence.

    Les lésions vasculaires engendrées par l'hypertension artérielle sont les conséquences immédiates de l'élévation de la tension artérielle. Cette pathologie neurologique est sous la dépendance du système sympathique. En effet, les expérimentations effectuées chez des animaux et en particulier le rat chez qui on a pratiqué une sympathectomie cervicale (section du système sympathique), montrent que les lésions vasculaires cérébrales engendrées par l'hypertension artérielle se développent sous la dépendance du système sympathique qui a une action sur les vaisseaux et en particulier la média (deuxième couche constituant les parois artérielles).

    Au niveau des artères situées à l'intérieur du cerveau, dont le diamètre est inférieur à 300 microns, l'hypertension artérielle entraîne des lésions de la paroi de l'artère qui se sclérose c'est-à-dire perd son élasticité. À cela s'ajoute l'apparition de minuscules anévrismes c'est-à-dire déformations de la paroi dans lesquelles le sang s'engouffre le sang, aggravant ainsi les lésions de distension. Il s'agit d'une nécrose fibrinoïde, c'est ainsi que les neurologues l'appelle. Cette pathologie entraîne l'apparition d'un oedème au niveau du cerveau, oedème multiple (plus précisément multifocale) c'est-à-dire apparaissant de manière disséminée dans la substance cérébrale associé à des micro-thromboses et des infarctus c'est-à-dire une destruction locale de petits territoires du cerveau et enfin des hémorragies cérébrales.

    L'utilisation de certains médicaments antihypertenseurs ou si on préfère hypotenseurs tels que les antagonistes du calcium, le nitroprussiate de sodium et la dihydralazine sont susceptibles de supprimer l'autorégulation c'est-à-dire la régulation de l'excès de tension artérielle par l'artère elle-même. Les alphabloquants les inhibiteurs de l'enzyme de conversion abaissent les limites de l'autorégulation. Consécutivement ces médicaments seraient donc également à l'origine d'une diminution des possibilités de construction ou de reconstruction de la substance nerveuse à cause de cette action délétère sur l'autorégulation. Autrement dit certains médicaments empêcheraient le cerveau de se reconstruire car agissant sur les artères, le rôle de régulation vis-à-vis de la circulation sanguine ne s'opérant plus.

    L'encéphalopathie hypertensive est le résultat d'une augmentation brutale et importante de la pression artérielle à l'intérieur des artères du cerveau. Cette maladie neurologique entraîne l'apparition d'oedème c'est-à-dire de petites collections de liquides à l'intérieur du cerveau à de multiples endroits. Ces oedèmes font suite à l'augmentation de la perméabilité de la barrière hémato- encéphalique (barrière de protection du cerveau) sous l'effet de l'élévation de la pression de perfusion au-delà des limites de l'autorégulation. Certaines maladies comme les néphropathies glomérulaires aiguë, l'hypertension artérielle maligne, l'éclampsie sont des causes classiques d'encéphalopathie hypertensive.

    Les symptômes de l'encéphalopathie hypertensive sont :
    Des maux de tête
    Des confusions
    Des troubles visuels
    Des convulsions
    Des nausées
    Des vomissements
    Des troubles du sommeil
    Des douleurs disséminées l'organisme à cause une perturbation de l'effet régulateur de celle-ci (fibromyalgie par exemple)
    De l'anxiété
    D' autres troubles neurologiques.

    Le traitement de l'encéphalopathie hypertensive doit être effectué en urgence mais de manière prudente afin d'obtenir une réduction d'un quart des chiffres tensionnels de départ. Si l'on diminue trop intensément l'excès de tension artérielle on expose le patient à un risque d'ischémie cérébrale (diminution de l'arrivée du sang au niveau de la substance cérébrale) ou de la rétine c'est-à-dire à une diminution de vascularisation du cerveau ou de l'œil.