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Que représente présence de Sang/hémoglobine dans les urines?

Résultat urine: Sang/hémoglobine indique FORT

HÉMATOLOGIE: CGMH ou CCMH indique bas 320 (330-370) g/l

BIOCHIMIE SPECIALE: Saturation en fer haut 0,53 (0,15 - 0,50)

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  • En réponse à une question très fréquemment posée à son médecin concernant les analyses médicales de routine ou de base voici quelques éléments à connaître pour déchiffrer une analyse médicale demandée par son généraliste référent ou par un spécialiste. La numération formule sanguine appelle également NFS ou hémogramme. Les globules rouges.Le nombre d'hématies, c'est-à-dire de globules rouges, dans un organisme est de 25 000 milliards environ soit 4 à 5 millions par millimètre cube de sang. L'hémoglobine.L'hémoglobine est la protéine qui permet le transport de l'oxygène et celui du gaz carbonique. Ce taux est très important car il permet de définir l'anémie. En cas de diminution de l'hémoglobine du sang total, c'est-à-dire 12 chez la femme et 13 chez l'homme (11 chez la femme enceinte) il est possible d'avancer qu'il y a anémie. L'hématocrite.L'hématocrite est le volume occupé par les globules rouges dans 1 l de sang. Chez l'homme, l'hématocrite normal est de 0,40 l de globules rouges dans 1 l de sang. Chez la femme, l'hématocrite normal est de 0,35.Cet examen permet de juger de l'importance d'une hémorragie aiguë (hématocrite effondré). Il permet également de juger de l'intérêt d'un apport de globules rouges par transfusion, ce qui est quelquefois nécessaire. Le volume globulaire moyen.Il s'agit du volume globulaire moyen qui s'exprime en femtolitres. Il faut 1 suivi de 12 zéros femtolitres pour former 1 ml. Le femtolitres est une unité de volume extrêmement petite. Le volume globulaire moyen est donc le volume d'un globule rouge; il varie normalement entre 82 et 98. Dans votre cas, il est normal. T.C.M.H C.C.M.HCeci est la concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine. Ceci correspond à la concentration en hémoglobine exprimée en gramme pour 100 ml de globules rouges ; il faut bien faire le distinguo entre le globule rouge et le sang dans sa totalité.Si la concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine est inférieure à 32 le liquide est hypochromique, c'est-à-dire qu'il n'y a pas assez d'hémoglobine dans chaque globule rouge. On parle d'anémie hypochrome quand il y a carence en fer : elle est le résultat ou pas d'une hémorragie. Dans votre cas, ce chiffre est anormal.Il est donc intéressant de doser la sidérémie, c'est-à-dire le taux de fer dans le sang et surtout la ferritine, transferrine (voir l'encyclopédie médicale Vulgaris) Les globules blancs ou leucocytes.Ce qui suit porte le nom de numération des globules blancs. La numération des différentes catégories de globules blancs est exprimée en milliards par litre. Vous devez ici vous reporter aux chiffres en pourcentage qui sont indiqués sur les résultats de votre analyse de sang. Polynucléraire neutrophiles.On parle de neutropénie pour un chiffre inférieur à 1,5 et de neutrophilie pour un chiffre supérieur à 7. La neutrophilie caractérise une infection. Polynucléraire éosinophiles.Les éosinophiles doivent être proches de 0 ou 0,5. Leur élévation indique éventuellement une parasitose (voir éosinophiles dans vulgaris) Polynucléraire basophiles.Le taux normal de basophiles est de 0,1. Lymphocytes.Le chiffre normal est situé entre 1,5 (lymphopénie) et 4 (lymphocytose). Monocytes.Le chiffre normal est situé entre 0,2 (mono cytopénie) et 0,8 (monocytose). Globalement, il est possible de dire que quand il y a leucémie on constate une augmentation quelquefois considérable du nombre de lymphocytes, ou de neutrophiles, ou des éosinophiles . PlaquettesLes plaquettes sanguines, appelées également thrombocytes (voir ce terme dans l'encyclopédie médicale vulgaris) sont de petites cellules du sang qui ont un rôle extrêmement important à jouer au cours de la coagulation sanguine. Le résultat s'exprime sous la forme de milliers de milliards, c'est-à-dire 10 puissance 9, par litre.Les valeurs normales se situent entre 150 000 et 400 000. Au-dessous de 150 000, il peut exister une thrombopénie. Mais il faut savoir que le risque hémorragique est très important en dessous de 50 000. Le bilan lipidique désigne plusieurs dosages réalisés sur le même prélèvement et permettant d'apprécier le risque éventuel de lésions vasculaires (concernant les vaisseaux) due à une substance grasse : le cholestérol. Le cholestérol est transporté par les protéines et non pas sous forme libre à l'intérieur de la circulation sanguine. Le cholestérol est susceptible de se déposer à l'intérieur des parois des vaisseaux et donc d'entraîner éventuellement une thrombose c'est-à-dire une obstruction des artères et des veines à cause de la constitution d'un caillot sanguin auxquel le cholestérol participe.Les protéines qui transportent les corps gras dans le sang sont appelées LDL et VLDL selon qu'elles proviennent du foie ou de l'intestin.Plus la quantité de cholestérol transporté par les protéines est importante de plus le risque au niveau des vaisseaux est intense.Il existe d'autres protéines qui sont les HDL qui transportent quant à elles, à l'inverse, le cholestérol des tissus vers le foie. De ce fait elles participent à la protection des vaisseaux sanguins. En ce qui concerne les HDL, c'est l'inverse et important à comprendre, plus la quantité de cholestérol transportée par les protéines HDL est faible plus le risque vasculaire est élevé. Inversement plus la quantité de cholestérol transporté par les protéines HDL est importante moins il y a de risque de survenue d'accident vasculaire. Autrement dit il est exacte d'avancer que les protéines HDL sont bonnes pour l'organisme au contraire des LDL et des VLDL. Voir également apolipoprotéine et triglycérides. Le prélèvement de sang doit être effectué après 12 heures de jeûne et un résultat normal est vérifé 15 jours après. On dose de cholestérol total qui doit être compris entre 1,60 g et 1,99.On dose ensuite le HDL cholestérol qui doit être compris entre 0,50 à 0,60 Urée.Ceci est l'équivalent de l'ammoniaque. Le dosage de l'ammoniaque dans le plasma (ou mesure de l'ammoniémie) est difficile car i nécessite de prendre de précautions particulières. Une élévation de l'ammoniémie au-dessus de 50 microvolts par litre ce qui n'est pas votre cas) est pathologique c'est-à-dire anormal. Cette élévation s'observe chez les adultes concernés par une cirrhose du foie et chez les enfants (ou parfois les adultes) atteints de maladies héréditaires dans lesquelles la formation de l'urée est bloquée ou simplement inhibée. Tout ceci concerne le métabolisme de l'azote. Généralement, avec l'urée, et il est nécessaire de doser le potassium et la créatinine pour savoir s'il y a une insuffisance rénale. Créatinine.La créatinine plasmatique est une substance qui est produite par les muscles; c'est un excellent témoin du fonctionnement rénal. Sa concentration à l'ntérieur du sang augmente si la fonction rénale est déficitaire, c'est-à-dire que la filtration des reins diminue. Mais le taux de créatinine plasmatique diminue si les masses musculaires diminuent ce qui se produit chez les personnes âgées. Il existe des formules plus ou moins complexes qui permettent d'obtenir le débit, plus précisément une mesure du débit de filtration glomérulaire à partir de la créatinine plasmatique. Il s'agit de la formule de Cockroft (voir vulgaris).On peut définir 70 ml par minute comme limite inférieure de la normalité. Au-dessous, il y a une insuffisance rénale modérée qui devient sévère ensuite selon le malade.À partir de 10 ml par minute, une hémodialyse devient obligatoire.En ce qui vous concerne, chez l'homme le chiffre de 124 µmole par litre ou de 14 mg par litre ne doit pas être dépassé. Chez la femme, le chiffre est de 97 µmole par litre soit 11 mg par litre. Donc, en ce qui concerne cette analyse, il n'y a pas d'insuffisance rénale puisque le taux de créatinine dans le sang ne dépasse pas 124 µmole ou 97 chez la femme. Calcium.Il s'agit de la calcémie, c'est-à-dire du taux de calcium dans le sang. La calcémie normale est supérieure à 85 mg par litre et inférieure à 105 mg par litre, soit 2,14 et 2,78 mmol par litre. Donc comme vous pouvez le constater, votre calcémie est normale. Pour plus de renseignements voir calcémie dans vulgaris. SodiumLes dosages du sodium, du potassium, du chlorure et du bicarbonate font partie de ce que l'on appelle les ionogrammes.En ce qui concerne le sodium, la natrémie (c'est-à-dire le taux de sodium dans le sang) normale est supérieure à 136 millimolles par litre et inférieure à 143 huit mmol par litre. PotassiumLe taux de potassium doit être compris entre 3,5 et 5, donc votre taux de potassium est normal.Le dosage du potassium dans le sang porte le nom de kaliémie. Le dosage du potassium dans le plasma sanguin, c'est-à-dire la partie liquidienne du sang, n'a pas à l'inverse de la natrémie, de liaison avec le métabolisme de l'eau. On entend par métabolisme l'utilisation de l'eau en l'occurrence. Il faut savoir que les cellules sont très riches en potassium comme (notamment les globules rouges). Ainsi l'éclatement de globules rouges, qu'on appelle hémolyse, ou leur destruction quand on fait un prélèvement sanguin, provoque une augmentation du potassium dans le plasma : il s'agit donc de ce que les biologistes appellent un artefact, il ne doit pas être pris en considération. Donc si le potassium augmente légèrement, ce n'est pas très grave. ChloruresLe dosage du chlorure (plus précisément pour les spécialistes l'ion chlorure) dans le plasma porte le nom de chlorémie. En fait, il s'agit d'un terme qu'il ne faut pas utiliser mais qui est consacré par l'usage car on ne dose pas le gaz chlore mais l'ion chlore Cl-. C'est la raison pour laquelle il faut lui préférer le terme de chlorurémie. Protides totaux (protidémie).La protidémie désigne la concentration des protéines dans le sang, plus précisément dans le sérum sanguin, c'est-à-dire la concentration sérique.La protidémie est comprise entre 65 et 85 g par litre. Chez le nouveau-né, elle est plus faible et n'atteint des concentrations adultes qu'à l'âge de deux ans.La protidémie augmente quand le sujet est déshydraté, c'est-à-dire qu'il perd de l'eau, mais la concentration des protéines dans le sang est la même. Il ne perd pas non plus de globules rouges, c'est la raison pour laquelle on parle alors d'hémoconcentration. (Voir également hématocrite).La protidémie peut aussi augmenter dans un ensemble de maladies que l'on appelle dysprotéinémies, comme le myélome multiple ou la maladie de Waldenstrom. À l'inverse, on constate une hypoprotidémie quand le sujet perd des protéines alors qu'il ne perd pas d'eau. On appelle cela la fuite des protéines dans les urines, c'est ce qui survient au cours du syndrome néphrotique ou à l'intérieur du tube digestif quand le patient souffre par exemple d'entéropathie exudative ou de diminution de la synthèse des protéines liées à une atteinte du foie comme cela survient au cours de la cirrhose alcoolique entre autres. En conclusion, il est difficile de poser un diagnostic uniquement sur les analyses médicales. D'ailleurs cela ne suffit jamais en termes de symptomatologie. Il faut toujours se référer à l'interrogatoire et à l'examen (que l'on appelle la clinique sémiologique) du patient pour orienter un diagnostic étiologique (c'est-à-dire une cause éventuelle). Il s'agit là d'une analyse de sang que nous pourrions appeler de dépistage, très basique permettant éventuellement d'orienter un diagnostic. Aux recherches précédemment faites il faut ajouter d'autres éléments biologiques comme le PSA (pour détecter un éventuel cancer de la prostate), le dosage du fer dans le sang (sidérémie et sidérophilines), la recherche d'anticorps antinucléaires (pour une éventuelle maladie rhumatismale, les CPK (traduisent un éventuelle atteinte musculaire), les transaminases (traduisant une éventuelle atteinte hépatique), l'amylasémie pour la surveillance du pancréas entre autres), etc. Voir aussi:Analyses sanguines.Analyses biologiques. Forum sur les analyses medicales.
  • L'intoxication par l'oxyde de carbone est le plus souvent le résultat d'inhalation (absorption par les voies respiratoires) d'émanations d'appareils de chauffage dont le tirage n'est pas suffisant. L'intoxication par l'oxyde de carbone peut également être le résultat d'absorption de fumée d'incendie ou faire suite à une exposition dans le cadre d'une profession, c'est le cas par exemple des égoutiers ou des soudeurs entre autres. Pour comprendre la physiopathologie de l'intoxication de l'oxyde de carbone c'est-à-dire son mécanisme, il est nécessaire de connaître quelques données à propos de ce gaz. Il s'agit d'un gaz incolore, inodore légèrement plus léger que l'air est produit quand le charbon se consume mais de manière incomplète. Bien entendu toutes les substances contenant du charbon (substance carbonée) quand elle se consument, sont susceptibles de produire de l'oxyde de carbone. Ce gaz est présent dans le gaz d'éclairage, les gaz d'échappement des moteurs à l'explosion (voitures, camions, moto etc.) mais aussi dans l'atmosphère en provenance des fumées et des hauts-fourneaux.L'oxyde de carbone est également présent au cours des incendies, à l'intérieur du grisou, de l'acétylène, dans la fumée de cigarette de cigares et de pipe. L'oxyde de carbone possède une affinité (il apprécie tout particulièrement) l'hémoglobine, environ 200 fois plus que l'oxygène. L'hémoglobine est à la substance contenue à l'intérieur du globule rouge qui permet de fixer l'oxygène et le gaz carbonique. Cette hémoglobine attire plus facilement l'oxyde de carbone que l'oxygène par exemple. Avec l'hémoglobine l'oxyde de carbone constitue ce qu'on appelle la carboxyhémoglobine (HbCO). Ce phénomène explique la raison pour laquelle les patients intoxiqués par de l'oxyde de carbone présentent ce que l'on appelle une hypoxie tissulaire générale alors que leur pression en oxygène dans le sang est normale, c'est-à-dire la concentration en oxygène. La demi-vie de l'oxyde de carbone est de quatre à six heures et 40 à 80 minutes quand le patient est placé sous oxygène hyperbare. Les symptômes de l'intoxication par l'oxyde de carbone sont variables selon qu'il s'agit d'une intoxication suraiguë ou d'une intoxication aiguë. En cas d'intoxication suraiguë le patient présente des paralysies des membres, des convulsions, une syncope et l'évolution est fatale en quelques minutes. En cas d'intoxication aiguë, l'intoxication la plus fréquente, le patient présente d'abord des céphalées qui ont beaucoup de mal à régresser et qui sont de type pulsatile. À cela s'associent des difficultés à respirer, des vertiges, une accélération du rythme respiratoire, un agrandissement du calibre des pupilles (mydriase), des bourdonnements d'oreille, des nausées ou des vomissements, des crampes musculaires, des douleurs de l'abdomen, une impression d'ivresse, des palpitations, un état de choc et une somnolence qui peut évoluer vers le coma. Dès cet instant l'examen des patients montre que ceux ci sont rouge ou rouge cerise, mais plus fréquemment cyanosés (bleu-violet), alors qu'ils respirent difficilement ou presque plus.Si on pratique les réflexes, on constate d'abord que ceux-ci sont accentués puis progressivement disparaissent.Le signe de Babinski est le plus souvent présent bilatéralement c'est-à-dire des deux côtés.Si le patient à une hyperthermie (élévation importante de la température) ceci est péjoratif et traduit une atteinte grave.L'électrocardiogramme est quant à lui perturbé.Les examens de sang montrent une hyperleucocytose susceptible de dépasser 20 000 globules blancs par microlitre.Les examens complémentaires et plus précisément la radio du thorax met en évidence un flou périhilaire et quelquefois une exsudation alvéolaire. Un phénomène caractérise cette pathologie, c'est le contraste qui existe entre la quantité de carboxyhémoglobine dans le sang (qui est mesuré par spectrophotométrie) et l'état clinique du patient qui est variable, mais jamais en corrélation directe avec la concentration en carboxyhémoglobine. L'évolution est la suivante. Si la concentration toxique à l'intérieur de l'aire dépasse 1 ml par mètre cube, la toxicité commence à devenir élevée. L'évolution est péjorative (décès du patient) apparaît quand les deux tiers de l'hémoglobine sont transformés en carboxyhémoglobine. Des séquelles neurologiques graves irréversibles s'observent quelquefois. Il s'agit de céphalées (maux de tête), d'amnésie, d'insomnie, de troubles du jugement, d'ataxie cérébelleuse (atteinte du cervelet), d'une atteinte des noyaux gris centraux (striatum et pallidum en particulier) qui entraîne une démarche bizarre du patient que l'on appelle démarche de pingouin, des paralysies diverses voire un syndrome de Parkinson. L'évolution péjorative avec survenues de complications, est susceptible d'apparaître jusqu'à la troisième semaine après l'épisode intoxication. L'intoxication chronique apparaît quand le sujet est soumis à des expositions répétitives d'oxyde de carbone. Ceci entraîne des troubles de la mémoire, de l'affectif, une ataxie et des problèmes de jugement. Les examens de laboratoire comportent bien entendu le dosage de la carboxyhémoglobine dans le sang. Néanmoins ceci n'est pas toujours évident à faire pour une question de temps et de délai. En effet, si le dosage de la carboxyhémoglobine ne peut pas être faite dans un délai souhaitable c'est-à-dire réalisé dans les trois heures qui suivent l'intoxication il est préférable alors de doser, préférentiellement, l'oxyde de carbone lui-même. Les valeurs de référence sont les suivantes : Chez un individu ne fumant pas et qui n'est pas soumis à aucune intoxication :
    • Oxyde de carbone : inférieur 0,35 millimole par litre.
    • Oxyde de carbone : inférieur à 0,8 ml par décilitre de sang.
    • Carboxyhémoglobine : inférieur à 4 % d'hémoglobine.
    Chez le fumeur ou au cours d'une intoxication chronique les valeurs sont les suivantes :
    • Oxyde de carbone : 0,4-0,8 millimoles par litre.
    • Oxyde de carbone : 1-2 ml par décilitre de sang.
    • Carboxyhémoglobine : 10 % d'hémoglobine.
    En cas d'intoxication aiguë les valeurs sont les suivantes :
    • Oxyde de carbone : supérieure 1,35 millimole par litre.
    • Oxyde de carbone : supérieure 3 ml par décilitre de sang.
    • Carboxyhémoglobine : supérieure à 15 % d'hémoglobine.
    Il s'agit de taux qui ne sont pas en relation directe avec le degré de gravité de l'intoxication. Le traitement consiste à soustraire de l'atmosphère toxique le patient et à lui faire respirer de l'oxygène au masque ou par une sonde nasale à raison de 8 l par minute ou au mieux une ventilation assistée avec 100 % d'oxygène. L'oxygénothérapie hyperbare est un traitement de choix de l'intoxication par l'oxyde de carbone. En effet, cette technique permet de réduire la demi-vie de la carboxyhémoglobine de six heures qui  passe dans ces conditions à 20 minutes. Autrement dit en soumettant le patient à une oxygénothérapie hyperbare on détruit plus rapidement, dans le sang, la carboxyhémoglobine. Il s'agit d'une technique qui doit être utilisée tout particulièrement chez les patients inconscients qui présentent une symptomatologie neurologique c'est-à-dire des signes d'atteinte du système nerveux central avec un taux de carboxyhémoglobine supérieure à 40 %, indépendamment des symptômes. Si le patient présente des troubles cardiaques, et chez une femme enceinte, l'oxygénothérapie hyperbare est également indiquée. Celle-ci doit être poursuivie jusqu'obtenir un taux de carboxyhémoglobine inférieur à 10 %. Il faut ensuite transporter le patient atteint gravement dans un centre hyperbare même si cela doit se faire quelques jours après l'intoxication aiguë et même si le patient présente un taux de carboxyhémoglobine nul. En effet, l'oxygénothérapie hyperbare est encore susceptible d'avoir un effet bénéfique même tardivement. Il est également important de corriger l'acidose et hypokaliémie c'est-à-dire la chute du taux de potassium dans le sang, quand cela se produit.
  • Le bilan hépatique désigne un ensemble d'analyses ayant pour but d'étudier les fonctions du foie. Les phosphatases alcalines sont les enzymes qui sont trouvées à l'intérieur du plasma, c'est-à-dire de la partie liquide du sang, à la suite d'une lésion de divers organes comme le foie, les intestins et les os. L'augmentation des phosphatases alcalines au-dessus de la valeur normale située autour de 120 unités internationales par litre (UI) s'observe au cours des maladies suivantes :
    • Les maladies du foie et des voies biliaires, par exemple, en cas d'obstacle sur les voies d'écoulement de la bile qui va normalement du foie vers l'intestin grêle avec un relais à l'intérieur de la vésicule biliaire. L'obstacle est susceptible de se situer à l'intérieur de la glande hépatitque (autrement dit le foie), comme cela survient dans certaines hépatites ou au niveau des voies biliaires à la suite d'une compression due à la présence d'une tumeur, d'un calcul ou un caillot à l'intérieur des voies biliaires.
    • Au cours de certaines maladies osseuses, essentiellement celles se caractérisant par un processus très actif comme la reconstruction osseuse (maladie de Paget qui s'accompagne de modification du tissu osseux avec quelquefois fractures et déformations des os).
    • Au cours de l'hyperparathyroïdie, c'est-à-dire de la sécrétion exagérée des glandes parathyroïdes, qui sont situées au niveau du cou, et dont l'origine peut être tumorale ou bénigne. Dans ce cas, on constate d'autre part une élévation importante de la concentration de calcium dans le sang (calcémie), plus précisément le plasma, c'est-à-dire la partie liquidienne du sang débarrassée des globules rouges, des globules blancs et des plaquettes.
    • Les phosphatases alcalines augmentent également durant la grossesse et sont alors susceptibles d'atteindre le double de la quantité normale.
    La bilirubine est le produit de dégradation d'une partie de l'hémoglobine, c'est-à-dire de la protéine située à l'intérieur de chaque globule rouge permettant de transporter l'oxygène et le gaz carbonique. La bilirubine est éliminée par la bile, d'où son augmentation à l'intérieur du sang qui porte le nom d'hyperbilirubinémie.L'hyperbilirubinémie survient essentiellement dans deux conditions :
    • En cas d'augmentation de la destruction normale de l'hémoglobine par la destruction des globules rouges à la suite, par exemple, d'une maladie des globules rouges, comme cela arrive dans les maladies des enzymes érythrocytaires ou à la suite de l'apparition d'anticorps dirigés contre les globules rouges (anticorps anti-érythrocytaires).
    • En cas d'obstacle à l'écoulement normal de la bile allant du foie vers l'intestin grêle. Cela survient par exemple en présence de calcul à l'intérieur des voies biliaires, en cas d'hépatite ou de compression des voies biliaires par une tumeur.
    Il faut distinguer la bilirubine non conjuguée qui provient directement de la destruction de l'hémoglobine, et la bilirubine conjuguée qui est le résultat, à l'intérieur de la glande hépatique, de modifications de la bilirubine conjuguée et qui peut être éliminée plus facilement car elle est soluble dans l'eau, ce qui n'est pas le cas de la bilirubine non conjuguée.La concentration des deux bilirubines à l'intérieur du plasma est normalement inférieure à 10 mg par litre, soit 6 µmoles par litre.Quand la concentration dépasse 30 mg par litre, la peau est susceptible de jaunir, il s'agit alors d'un ictère (anciennement appelé jaunisse).Les ictères sont à bilirubine conjuguée, quand il y a augmentation de la destruction de l'hémoglobine ou chez les sujets qui ont une anomalie héréditaire comme la maladie de Gilbert.Les ictères sont dits à bilirubine conjuguée ou mixte quand un patient présente des obstacles à l'écoulement normal de la bile. Voir ictère du nouveau-né. Les transaminases appelées également aminotransférases sont deux enzymes : les ASAT et les ALAT. On constate une activité sérique élevée des transaminases quand le tissu hépatique est partiellement détruit. Cela survient entre autres au cours de l'hépatite, quelle que soit d'ailleurs sa cause (infection virale, intoxication médicamenteuse ou alcoolique, etc...).L'activité s'élève de 10 à 100 fois la normale au cours des pathologies hépatiques. Le taux normal de transaminases dans le foie est situé entre 5 à 40 unités internationales par litre.Les termes GOT pour ASAT et GPT pour ALAT sont également utilisés quelquefois par les biologistes.Certaines lésions musculaires et cardiaques, à cause de l'infarctus du myocarde, entraînent une augmentation des ASAT dans le sérum mais pas d'augmentation de l'ALAT. La gamma glutamyl transférase ou gamma GT est une activité enzymatique essentiellement présente dans le tissu hépatique et dans le tissu rénal. Le taux de gamma GT dans le sérum sanguin augmente au cours de certaines maladies du foie qui se caractérisent par l'existence d'un obstacle à l'écoulement normal de la bile du foie vers l'intestin grêle (cholestase).Le taux des gamma glutamyl transférases est également élevé à l'intérieur du sérum des individus concernés par l'alcoolisme chronique. Ce dosage est généralement utilisé pour dépister ce type de pathologie. L'électrophorèse des protéines constitue un examen qui n'est pas très souvent demandé par les médecins en ce qui concerne, en tout cas, le bilan hépatique.L'électrophorèse des protéines est une analyse dont la finalité est de placer une goutte de sérum sur une feuille de papier ou un autre support et d'appliquer un courant continu à cette feuille de papier qui est humectée par une solution de sel afin de laisser passer le courant.Grâce à une batterie, sous l'effet du courant électrique produit par la batterie, les protéines vont migrer c'est-à-dire se déplacer sur la feuille de papier.Il est ensuite ajouté un colorant qui va se fixer aux protéines, ce qui permet de les repérer et d'en mesurer les quantités.Les protéines du sérum se séparent en :
    • Alpha 1.
    • Alpha 2 globuline.
    • Bétaglobulines.
    • Gammaglobulines.
    Dans le sérum des sujets atteints de cirrhose par exemple, indépendamment de la cause, les béta-et les gamma- gammaglobulines s'unissent, on appelle cela le bloc bêta-gamma. Le bilan hépatique comportera d'autres examens, comme par exemple le dosage des facteurs de la coagulation, synthétisés également par le foie. En cas d'insuffisance hépatocellulaire, ces facteurs ne sont plus synthétisés en quantité suffisante et il peut survenir un risque d'hémorragie. Le dosage le plus souvent utilisé est celui de la prothrombine par l'intermédiaire du temps de Quick.
  • La thalassémie regroupe des maladies du sang comme des anémies génétiques et héréditaires, dites récessives qui se caractérisent par un défaut de fabrication de l'hémoglobine.    
  • La classification de la leucémie lymphoïde chronique par stade permet de décider du traitement et de prévoir le pronostic de cette pathologie. Les deux approches habituellement utilisées sont le stade de Binet qui est basé sur l'extension de la maladie et les anomalies rencontrées dans le sang et le stade de Rai qui est basé sur les anomalies survenant dans le sang.Le stade Binet est classé en :Stade A correspondant en à une augmentation du nombre des lymphocytes avec un nombre de lymphocytes supérieur à 10 000 par microlitre dans le sang et avec une augmentation du nombre de lymphocytes supérieur à 30 % dans la moelle osseuse. Dans ce cas l'hémoglobine doit être supérieure à 10 g par dl et le nombre des plaquettes supérieure à 100 000 par microlitre. Stade B correspondant au stade A mais avec en plus 3 à 5 localisations impliquéesStade C correspondant comme pour le stade A ou B mais avec en plus une hémoglobine inférieure à 10 g par dl ou un nombre de plaquettes inférieur à 100 000 par microlitre.Les localisations considérées sont :· La région cervicale· L'aine· Le foie· Les régions lymphatiques· La rate