Portrait de nadya112

Bonjour
A 2 reprises au cours des 6 derniers mois, j'ai connu des épisodes de saignement dans la bouche. Les saignements sont clairs, de bref durée et arrivent de manière spontanées. Ca saigne à plusieurs reprises durant la journée, à chaque fois ca a duré environ 15 jours et ca s'arrête comme c'est venu. J'ai eu radio des poumons, scanner, fibroscopie, rien n'a été trouvé à part helicobacter pilori au niveau gastrite et un polipe dans le nez. Mais à priori cela n'explique pas les saignements. J'ai aussi consulté le dentiste qui ne voit pas d'où cela vient. Mon docteur m'a fait faire une prise de sang et j'ai 1320 de DDimeres. Autres symptômes que personne n'a pris en compte, je transpire énormément la nuit, il arrive que les draps soient trempés, la journée rien d'anormal et pas de bouffées de chaleur. Le reste de mes analyses sanguines est à Ok à l'exception d'un taux au niveau des reins qui est limite, mais le docteur dit que c'est parce que je ne bois pas assez. Bref tout n'est peu etre pas lié, mais j'aimerai bien savoir d'où peuvent venir ces saignements. Même si ca ne saigne pas, j'ai toujours l'impression d'avoir un goût ferreux dans la bouche. merci

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Articles à lire concernant "sang dans la bouche"

  • Une infection hospitalière désigne une infection contractée au cours d'une hospitalisation, infection qui n'existait pas auparavant ni, d'ailleurs, durant les 48 premières heures à l'hôpital.

    Plus généralement le terme nosocomial est employé pour une maladie contractée lors d'une hospitalisation dont le synonyme est infections hospitalières.

    Le mot nosocomial ne doit pas être confondu avec celui d'hospitalisme correspondant à un trouble mental qui peut toucher l'enfant et le vieillard. Il est provoqué par un placement prolongé en institution (hôpital, crèche, centre de cure…).

    On constate une augmentation des infections nosocomiales depuis quelques années. Ceci est le résultat de des progrès que la médecine a fait pour orienter ou poser un diagnostic et des progrès thérapeutiques concernant la prise en charge des patients qui sont d'ailleurs de plus en plus fragiles surtout quand ils présentent des troubles de l'immunité. Ces déficits immunitaires sont le plus souvent de nature congénital ou acquis. D'autres déficits immunitaires proviennent de l'administration de médicaments que l'on appelle immunodépresseurs ou immunosuppresseurs c'est-à-dire diminuant les capacités de défense de l'organisme. Ces médicaments sont prescrits en particulier chez les patients néoplasiques (présentant un cancer) et chez ceux venant de subir une transplantation d'organes. Les individus souffrant de maladies auto-immunes peuvent également être sujets à l'apparition d'infection nosocomiale. En dehors des cas pathologiques, les vieillards, les nouveau-nés et les prématurés sont particulièrement fragiles aux infections nosocomiales.

    De plus en plus, en milieu hospitalier, que ce soit à l'hôpital ou en clinique d'ailleurs, l'utilisation des techniques de surveillance des patients comme les cathéters urinaires, la mesure de la pression veineuse centrale, l'implantation de prothèses, les perfusions etc. sont des techniques
    favorisant l'apparition d'infections hospitalières. Il en est de même de certains traitements utilisés par voie intraveineuse surtout quand ceux-ci sont de longue durée (voie d'abord centrale). Grâce à l'utilisation, depuis peu, de dispositif d'accés centraux totalement implantables, la survenue d'infections hospitalières semble beaucoup moins fréquente.

    Ce sont les cathéters veineux centraux et les cathéters veineux périphériques qui sont les responsables de la survenue du plus grand nombre d'infections nosocomiales (jusqu'à 30 à 35 %). L'infection se propage de l'extrémité du cathéter qui a été en contact avec la peau du patient jusqu'à l'intérieur de la circulation veineuse.

    La ventilation mécanique (assistance respiratoire), en service de soins intensifs, représente des possibilités de contamination du patient.

    Les germes responsables de survenue d'infections hospitalières sont variables selon la pathologie présentée par le patient. Voici quelques exemples.

    • En cas de diabète se sont le staphylocoque, candidat et les bacilles Gram négatif qui sont les plus souvent responsables.
    • En cas de mise en place d'un cathéter à l'intérieur d'une veine, les germes responsables sont staphylocoques, Candida, Pseudomonas et acinetobacter (Mima).
    • En cas d'agranulocytose (affection survenant à n'importe quel âge et pour n'importe quel sexe et se caractérisant par la diminution des granulocytes (variété de globules blancs) dans le sang, appelée granulopénie, correspondant à moins de 0,5 X 109 granulocytes par litre), les germes responsables sont Staphylocoques et Pseudomonas.
    • En cas de manoeuvre instrumentale portant sur l'appareil urinaire, se sont les germes suivants qui sont responsables : Pseudomonas aeruginosa, bacille Gram négatif et entérocoques.
    • En cas de traitements immunosuppresseurs ce sont les germes suivants qui sont responsables : Klebsiella, Enterobacter, Pseudomonas, Staphylocoque (dont à peu près 60 % des germes provenant des hôpitaux sont multirésistants au «Methicillin-resistant Staphylococcus Aureus»), Listeria, Candida, Aspergillus, Nocardia, Pneumocystis Carinii, Cryptococcus, Cytomégalovirus, Virus du zona et de la varicelle.
    • En cas de trachéotomie ou de respiration assistée en soins intensifs, les germes responsables sont : Klebsiella, Staphylocoque, Pseudomonas, Candida, Serratia marcescens.
    • En cas d'intervention chirurgicale sur l'abdomen, les germes responsables sont les bacilles Gram négatif, les streptocoques et en particulier l'entérocoque et les staphylocoques.
    • En cas d'intervention chirurgicale sur le coeur, les germes responsables sont les staphylocoques, le candidat et les bacilles Gram négatif.
    • En cas d'endoscopie, les germes responsables sont Streptococcus viridans, Streptococcus pneumoniae, Staphylococcus aureus, Streptococcus microaerophilicus, Cardiobacterium hominis.

    On ne le répétera sans doute jamais suffisamment, les antibiotiques utilisés pour n'importe quelle raison peuvent avoir un effet désastreux à long terme. Il faut comprendre que les micro-organismes sont de plus en plus résistants à tous les antibiotiques mêmes les plus récents. C'est la raison pour laquelle il est nécessaire de procéder tout d'abord à une recherche de sensibilité de façon à ne pas utiliser n'importe quel antibiotiques (utilité de l'antibiogramme). Sinon on voit apparaître une sélection de souches hospitalières multirésistantes pouvant se transmettre de patient a patient.

    La majorité des infections nosocomial se développe après environ 48 heures d'hospitalisation. On considère également comme infection nosocomiale une maladie secondaire à un germe acquis à l'hôpital avant la sortie du malade. Le meilleur exemple est sans doute celui des infections survenant après l'intervention chirurgicale et qui se développent des jours voire des semaines après la sortie du malade.
    Différentes enquêtes effectuées aux États-Unis ont montré que 5 % des patients admis dans une unité de soins intensifs acquièrent une nouvelle infection. Ceci a des répercussions financières et de santé publique au point que l'on estime que le taux de décès a doublé chez les patients qui développent une infection nosocomiale (Dori F. Zaleznik). Il n'est pas nécessaire que le patient présente une diminution de ses capacités de défense immunitaire pour contracter une maladie nosocomiale.

    Les infections nosocomiales sont (liste non exhaustive) :

    1) Les infections les plus fréquemment contractées sont les infections urinaires bien que leur nombre soit en baisse par rapport au passé. Il existe des facteurs de risque en relation étroite avec les infections urinaires se sont :

    • Le sexe féminin.
    • La durée du sondage urinaire.
    • L'absence d'antibiotique systématique.
    •  
    • Les germes le plus souvent retrouvé sont :
    • Protéus.
    • Pseudomonas.
    •  
    • 2) Les pneumonies (17 %). En ce qui concerne la pneumopathie (maladie des poumons au sens large), se sont essentiellement les patients sous ventilation artificielle (dans 15 cas pour 1000) qui sont atteints d'une maladie nosocomiale dans les unités de soins intensifs. La mortalité due aux pneumonies nosocomiales atteint environ 50 %. Cette pathologie est secondaire à la colonisation de l'organisme par des germes durant le sommeil le plus souvent, dans les 48 heures après le début de l'hospitalisation. D'autre part, cette colonisation est augmentée par la présence d'une sonde gastrique, entre autres, ou l'altération de la conscience ainsi que par une insuffisance de fonctionnement de l'appareil digestif dans son ensemble (diminution du réflexe de nausée ou diminution de la vidange de l'estomac). Le nombre de bactéries présentes dans l'estomac augmente au fur et à mesure que l'acidité diminue (c'est-à-dire que le pH augmente) ceci étant dû entre autres, à la prise de médicaments antiacides. La malnutrition joue également un grand rôle, particulièrement chez les sujets âgés. On conçoit aisément que les bactéries, en provenance de ces foyers infectieux, soient susceptibles de coloniser le pharynx et plus haut, l'oropharynx (partie située au-dessus du pharynx). La présence d'humidificateurs et de climatiseurs dans certains hôpitaux favorisent la survenue d'infections à Légionnella et encore plus si les patients sont ventilés. Les autres bactéries le plus souvent en cause lors des pneumonies nosocomiales sont :
    • Pseudomonas aeruginosa.
    • Staphylococcus aureus.
    • Klebsiella pneumoniae.
    • Stneotrophomonas maltophilia.
    • Xanthomonas spflavobacterium sp.
    • Légionnella sp.
    • Les virus responsables le sont autant chez l'enfant que chez l'adulte : VRS, adénovirus. L'antibiothérapie utilisée en cas de pneumonie devrait être ciblée et d'une durée la plus courte possible pour diminuer l'apparition de souches résistantes.
    •  
    • 3) Les septicémies (infections généralisées graves dues à la dissémination dans le sang de germes pathogènes à partir d'un foyer primitif comme un abcès, un anthrax, etc.) sont le plus souvent dues au cathéter intravasculaire (pénétration d'un fin tube souple à l'intérieur d'un vaisseau). Elles ont augmenté d'environ 15 %. Les germes en cause sont le staphylocoque incoagulable négatif, le candidat, le staphylococcus aureus, les entérocoques. Il est généralement recommandé de retirer le cathéter quant un patient redevient fébrile, et de le changer de sites d'insertion. Il est classique de faire un prélèvement de sang contenu dans le cathéter pour mettre en évidence la bactérie responsable de l'infection nosocomiale. Néanmoins dans quelques cas il n'existe aucune relation de cause à effet entre les deux.
    • 4) Les infections des plaies chirurgicales représentent environ 19 % des infections nosocomiales. Ce chiffre est difficilement vérifiable dans la mesure ou de nombreux patients relèvent de cette particularité pathologique après être sorti de l'hôpital.

      L'examen par le médecin recherche des lésions de la peau, une atteinte de l'appareil pulmonaire, de l'abdomen (plus particulièrement de l'hypochondre droit : zone latérale de l'abdomen située à droite sous les côtes). Il recherche des signes de phlébite (obturation d'une veine par un caillot sanguin).

      L'analyse de sang met en évidence le nombre de globules blancs.
      L'hémoculture est une technique de laboratoire dont le but est de mettre en évidence la présence ou l'absence de micro-organismes (bactéries entre autres) dans le sang. Elle est essentiellement utilisée dans les états de septicémie (dissémination de germes pathogènes dans tout l'organisme par l'intermédiaire du sang). Le but de l'hémoculture est d'identifier les germes responsables (bactéries) et donc de mettre en évidence les antibiotiques actifs contre ces germes. Pour cela les microbes sont mis dans un milieu de culture adapté à leur croissance.
      L'antibiogramme élaboré à la suite des résultats de l'hémoculture est le tableau indiquant le degré de sensibilité du germe aux différents antibiotiques. Pour la réalisation d'une hémoculture, il faut environ 20 ml de sang provenant d'une veine (le plus souvent au pli du coude).
      Le prélèvement de sang doit être effectué dans des conditions d'asepsie (sans microbe) rigoureuses. Celui-ci est recueilli dans deux flacons différents. Le premier est appelé flacon aérobie car il contient de l'oxygène et est enrichi en gaz carbonique. Le deuxième flacon est appelé anaérobie (il ne contient pas d'oxygène).
      Parfois le prélèvement est effectué au moment d'un frisson, ce qui peut être le signe du passage d'une bactérie dans le sang. Un examen cytobactériologique des urines (ECBU).

      Un dosage des transaminases (enzymes du foie) et dans certains cas un examen des crachats, des selles ou d'autres liquides de l'organisme (recherche de Clostridium difficile)
      Une hypophosphorémie correspondant à une baisse du taux de phosphore dans le sang est parfois due à une perfusion de glucose (liquide sucré).
      Ceci entraîne une baisse des capacités de défense des globules blancs et consécutivement une maladie nosocomiale.
      Des médicaments utilisés contre les ulcères estomac (antiacides) peuvent être à l'origine d'une diminution du taux de phosphore dans le sang.

      Les examens paracliniques comportent une radiographie du thorax.

      Pour diminuer la survenue d'infections hospitalières, voici quelques règles simples à respecter :
       

      • Un nombre suffisant de salle de bains et de douches (un lavage fréquent des mains entre chaque patient, désinfection avec les solutions antiseptiques contenant de l'eau et de l'alcool afin de diminuer le risque d'infection nosocomiale transportée par les mains : manudéporté).
      • Un meilleur comportement du personnel hospitalier, surtout des médecins qui doivent donner le bon exemple.
      • Une éducation du patient et du personnel hospitalier suffisante.
      • Un isolement des personnes âgées ou au contraire des prématurés et des nouveau-nés quand cela est possible.
      • Un isolement septique des patients qui sont susceptibles de propager l'infection.
      • Un isolement strict quand on suspecte un patient de certaines infections telles que la diphtérie, la varicelle, zona, la fièvre hémorragique épidémique.
      • Un isolement dans une unité spéciale pour les patients suspectés de porter des bactéries multirésistantes comme c'est le cas par exemple pour le staphylocoque doré qui résiste à la méticilline. Des entérobactéries qui sécrètent des bêtalactamases dont le spectre est étendu (BLSE).
      • Un isolement respiratoire pour les patients présentant une infection par Haemophilus influenza et ou encore par méningocoque. Il en est de même des patients atteints d'érythème infectieux, de pneumonie bactérienne, de rougeole ou d'oreillons.
      • Un isolement pour les patients atteints de tuberculose en attente d'un traitement efficace.
      • Un isolement sans contact surtout pour l'enfant atteint de bronchiolite, d'herpès des muqueuses et de la peau, de coqueluche, infecté par le naevus respiratoire Syncytial et la rubéole.
      • Un isolement protecteur pour les individus qui sont infectés facilement.
      • Une utilisation rationnelle et normale des antibiotiques dans un hôpital en pratiquant une surveillance de la résistance aux antibiotiques régulièrement.
      • Une limitation des gestes et des traitements susceptibles de favoriser la survenue de maladies hospitalières telle qu'un sondage urinaire, l'utilisation d'antiulcéreux (médicaments destinés à prévenir ou traiter les ulcères de l'estomac et du duodénum), l'utilisation d'antibiotiques sur une longue période et à large spectre, les médicaments destinés à diminuer l'acidité gastrique et donc augmentant la résistance des bactéries.
      • La surveillance des services techniques (buanderie, cuisine, ventilation, tuyauteries diverses, etc.).
      • Un programme de vaccination adaptée.
      • La constitution d'un comité ayant pour rôle de contrôler les infections hospitalières.
      • La mise en place d'une surveillance épidémiologique avec un relevé régulier et fréquent des infections.
  • Le carcinoïde de l'intestin, appelé également carcinoïdose, argentaffinome, sont des tumeurs malignes dont l'évolution est très lente. L'origine du carcinoïde intestinal se situe à l'intérieur des cellules (pour les spécialistes en gastro-entérologie) de type antérochromaffines de l'intestin qui sécrètent des substances vasoactives c'est-à-dire des substances entraînant une vasodilatation (agrandissement du calibre des vaisseaux). Autrement dit au cours de cette maladie, le patient synthétise, fabrique des substances provenant d'une tumeur de l'intestin que l'on appelle carcinoïde. Ces substances possèdent la propriété d'entraîner un agrandissement du calibre des vaisseaux aboutissant ainsi au passage du sang en trop grande quantité dans les tissus. D'autres substances sont également fabriquées par ces tumeurs (la sérotonine).

    Il s'agit de tumeurs neuroendocrine qui proviennent des cellules APUD qui signifie Amines-Precursor-Uptake and Decarboxilation. Il s'agit de cellules qui proviennent du sillon neural (voir anatomie du canal neural au 20e jour)et qui possèdent la capacité d'élaboration des hormones polypeptidiques (apudomes).
    Ces tumeurs sécrètent donc de la sérotonine (5- hydroxytryptamine) ce qui a pour conséquence d'augmenter le péristaltisme intestinal.
    Les autres substances sécrétées par le carcinoïde intestinal sont déçues substances spastiques (entraînant un spasme aboutissant à la diminution du calibre des bronches et donc à la diminution de la pénétration de l'air dans les poumons). Ces substances sont l' histamine, la kallikréine et la bradykinine entre autres. Ceci se fait au cours de la métabolisation c'est-à-dire la transformation chimique qui s'effectue à l'intérieur des cellules hépatiques (du foie). Quand elles sont sécrétées par les tumeurs de l'intestin elles passent directement de la circulation porte ce qui les amène vers le foie où elles sont inactivées.
    Le carcinoïde n'apparaîtra chez le malade c'est-à-dire se manifestera à condition que des métastases hépatiques sécrètent les substances dont nous venons de parler directement dans la circulation sanguine (circulation systémique).

    Au sein de l'organisme les zones anatomiques qui sont le plus fréquemment concernées par ce type tumeurs sont (par ordre de fréquence) :

    • L'appendice (35 % des cas).
    • L'intestin grêle (25 %).
    • Le rectum et le sigmoïde (12 %).
    • Le côlon (7 %).
    • L'oesophage 2 %.
    • L'estomac 2 %.

    Si l'on examine la tumeur carcinoïde de l'intestin on remarque celle-ci est soit unique, soit multiple et d'un diamètre allant de 2 à 5 cm, rarement plus.
    Le prélèvement montre que la tumeur carcinoïde est constituée de cellules antérochromaffines que les spécialistes appellent également cellule Kulchitzky-Masson. Ces cellules contiennent un grand nombre de granules de forme arrondie dont certaines, pour les spécialistes en biologie, prennent les sels d'argent et d'autres ne prennent pas les mêmes sels d'argent.

    L'autre caractéristique du carcinoïde intestinal, plus précisément des cellules composant le carcinoïde intestinal, est la capacité de ce type de tumeur à envahir la sous muqueuse (couche de cellules situées sous la muqueuse qui elle-même est la couche de cellules qui tapissent l'intérieur de l'intestin). D'autre part il s'agit d'une tumeur qui se constitue très lentement c'est-à-dire nécessitant entre 5 et 10 ans parfois plus pour son élaboration. Elle est à l'origine de métastases régionales, vers le foie, vers le tissu osseux et vers les poumons surtout en ce qui concerne la forme extra appendiculaire du carcinoïde de l'intestin.
    Enfin les tumeurs carcinoïdes de l'intestin peuvent également concerner d'autres zones anatomiques que le tube digestif. Il s'agit en particulier des bronches (adénome bronchique), des ovaires, des glandes mammaires (seins) et de l'urètre c'est-à-dire du canal permettant d'évacuer l'urine à partir de la vessie.

    Les symptômes présentés par un patient souffrant de carcinoïde intestinal sont de plusieurs sortes. Ont peut les classifier en syndrome carcinoïde, en trouble dus à la masse tumorale elle-même et en carcinoïdes fonctionnels.

    En ce qui concerne le syndrome carcinoïde lui-même, celui-ci se manifeste essentiellement dans le carcinoïde du grêle par des troubles paroxystiques, des troubles permanents et des troubles cardiaques.
    Les troubles paroxystiques sont :

    • Les troubles du rythme cardiaque (tachycardie).
    • L'hypotension (lipothymie : perte de connaissance).
    • Les crampes au niveau de l'abdomen.
    • Des épisodes de diarrhée.
    • Des crises d'asthme.
    • Des bouffées vasomotrices se traduisant par l'apparition de rougeur subite au niveau du visage entre autres déclenchées particulièrement par l'absorption d'alcool, et de divers excitants comme le café et des médicaments. La spécificité de ces bouffées vasomotrices est leur coloration rouge tirant sur le violet et parfois débutant par des taches qui finissent par s'agrandir et devenir coalescentes (en quelque sorte se réunissant).

    Les troubles permanents comprennent une diarrhée, une télangiectasie, une érythrocyanose, des oedèmes et une inflammation des articulations.
    Les troubles cardiaques qui portent également le terme de cardiopathie carcinoïde interviennent pour 20 % des patients et se manifeste par une insuffisance cardiaque qui est le résultat de la formation de plaques carcinoïdes qui viennent adhérer à la surface de l'endocarde c'est-à-dire de la couche de cellules tapissant l'intérieur du cœur et entraîner une sténose autrement dit un rétrécissement de l'orifice de l'artère pulmonaire chez un patient sur deux s'accompagnant de signes d'insuffisance de fonctionnement de la valve tricuspide du cœur.
    Les troubles dus à la masse tumorale elle-même sont :

    • Des douleurs abdominales.
    • Une perte d'appétit (anorexie).
    • Des nausées.
    • Une baisse de l'état général avec perte de poids.
    • Des méléna (rarement)
    • Une occlusion intestinale.
    • La palpation du foie montre que celui-ci est agrandi et présente quelque bosses ce qui signifie la présence de métastases hépatiques.

    Les carcinoïdes non fonctionnels sont des tumeurs qui ne sécrètent pas de substances actives et dont le diagnostic est posé grâce à l'imagerie médicale (IRM).

    Les examens de laboratoire montrent :
    Une augmentation de l'acide 5-hydroxy-indolacétique ou 5-HIAA à l'intérieur des urines de 24 heures après avoir demandé au patient de s'abstenir durant trois jours de toute alimentation susceptible de contenir de la sérotonine comme cela se trouve dans certains aliments (tomate, la banane, avocat, noix et ananas. Il faut également lui demander de s'abstenir de prendre certains médicaments comme la phénothiazine et le méthocarbamol.
    L'excrétion normale est située en dessous de 10 mg par 24 heures soit 50 de micromole par litre.
    En cas de carcinoïde les valeurs précédemment citées sont quelquefois cinq fois plus élevées.
    Il est également possible de doser la sérotonine dans le sang mais ceci nécessite un dosage spécialisé pour lequel il n'existe pas un grand nombre de laboratoires.

    Les examens complémentaires comprennent l'échographie Doppler qui permet de mettre en évidence les lésions des valvules cardiaques surtout la valvule tricuspide et la scintigraphie qui utilise le 111In-pentetréotide. Il s'agit d'une substance radio marquée de la somatostatine permettant de mettre en évidence les tumeurs et les métastases dont le diamètre ne dépasse pas un centimètre de diamètre. Cette technique de scintigraphie permet également de surveiller le traitement du carcinoïde intestinal.

    Le pronostic du carcinoïde intestinal est le suivant. Quand il s'agit des formes appendiculaires c'est-à-dire le plus souvent découvertes sans que l'on veuille (fortuitement) et les tumeurs localisées, le pronostic est généralement bon et la survie également.
    À l'opposé pour le patient présentant des troubles cardiaques le pronostic est moins bon et l'évolution péjorative.

    Le traitement consiste à pratiquer l'exérèse chirurgicale de la tumeur. Quand le patient présente des métastases on n'intervient pas toujours et uniquement s'il souffre de complications comme par exemple une occlusion intestinale.
    Le traitement médical fait intervenir l'interféron alpha et un analogue de la somatostatine c'est-à-dire l'octréotide et le lanréotide. Ces médicaments sont utilisés en particulier chez les patients qui ne peuvent pas être opérés.
    Chez d'autres patients il est nécessaire d'intervenir sur le cœur surtout en ce qui concerne les lésions valvulaires.
    Enfin certains médicaments comme le méthysergide, la cyproheptadine et les antihistaminiques sont quelquefois utilisés par certains gastroentérologues (spécialistes concernant le tube digestif).

    Voir également :
    Syndrome du restaurant chinois