Portrait de ange02

bonjour à tous,

J'ai un gros probléme, depuis 2 jours je souffre de violent vertiges et j'ai l'impression que tout tourne autour de moi le jour comme la nuit, et cela me provoque des nausées et d'ailleur je n'arrive quasiment plus a manger, car je vomis tout. Je suis aller consulter mon généraliste, qui ma dit que ct un rétrecissement de la trompe d'eustache. L'ennui c qu'il ne peut rien me préscrire car je suis enceinte de 5 mois et que rien n'est compatible avec ma grossesse. Il ma parler éventuellement de faire chez un ORL une manoeuvre de décompression, mais que cela était brutal et que sa n'était surment pas compatible non plus avec ma grossesse.Je vais tel. a un ORL lundi, mais quelqu'un connait- il une alternative pour soigner se problème?
merci d'avance,

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Articles à lire concernant "rétrécissement de la trompe d'eustache"

  • Le prélèvement de sang du foetus a débuté dans les années 80. De nos jours il est de moins en moins utilisé car comportant de nombreux risques.

    Ses indications sont essentiellement l'étude des chromosomes, la recherche de maladies infectieuses, de maladie sanguine, de maladies métaboliques, de déficit immunitaire de nature congénitale et thérapeutiques (incompatibilité rhésus et thrombopénie fœtale immunologique).

    Il s'agit d'une technique qui s'effectue sous contrôle échographique et qui nécessite en l'occurence  un matériel échographie performant et adapté à ce geste, ainsi qu'une équipe d'échographiiste bien entraînée. Les laboratoires qui analyseront le traitement sont susceptibles d'avoir la capacité de pouvoir étudier les différents prélèvements obtenus (cytogenetiques, biologie moléculaire, hématologie, parasitologie, virologie etc.).

    Les techniques de prélèvement sanguin se font en ambulatoire c'est-à-dire qu'il n'est pas nécessaire d'hospitaliser la patiente. Le prélèvement de sang du foetus se fait d'autre part sous anesthésie locale avec rappelons-le un guidage échographique c'est-à-dire que l'on suit et que l'on visualise la pénétration de l'aiguille à l'intérieur de l'abdomen de la femme enceinte jusque dans le cordon ombilical du foetus, lieu de prélèvement du sang que l'on doit analyser.

    Le prélèvement s'effectue à l'aide d'une aiguille suffisamment longue c'est-à-dire d'environ 15 cm et suffisamment fine soit 22 Gauge. Elle doit, d'autre part être remplie de citrate de sodium à 3,8 %. Le cordon est ponctionné généralement à l'endroit où il est inséré au placenta (zone d'insertion placentaire). Chez certaines patientes, représentant des cas défavorables, la ponction s'effectue au niveau d'une zone libre de l'extrémité du foetus. Si le placenta est placé antérieurement la ponction s'effectue par voie transplacentaire sans pénétrer à l'intérieur de la cavité amniotique. Dans tous les autres cas la ponction se fait à travers l'amnios.

    Il est retiré une quantité d'environ 3 ml de sang provenant du foetus qui est aspiré doucement. Puis l'aiguille est retiré et l'on constate un saignement à partir du point de ponction la plupart du temps. Ce segment cesse de lui-même spontanément. Le rythme cardiaque du foetus doit être surveillé durant la manipulation. Un contrôle par échographie est effectué une heure après le prélèvement afin que de vérifier la vitalité du foetus et l'absence d'hématome (collection sanguine) au niveau du point de ponction. Si tout est correct, la patiente peut repartir chez elle. En cas d'immunisation rhésus négatif est nécessaire systématiquement de pratiquer une prévention de l'immunisation rhésus.

    Les indications du prélèvement de sang fœtal sont les suivantes :

    • Recherche de maladies infectieuses devenues exceptionnelles (toxoplasmose, cytomégalovirus, varicelle, TSF, rubéole).
    • Étude chromosomique. L'intérêt du prélèvement de sang du foetus pour obtenir le caryotype se fait sur lymphocytes (variété de globules blancs) et comporte d'énormes avantages en termes de rapidité. En effet, le résultat est obtenu dans un délai relativement court (deux à trois jours) comparativement à l'étude chromosomique effectuée sur les cellules amniotiques après amniocentèse pour lesquelles le caryotype est obtenu en plusieurs semaines.
    • Les retards de croissance intra-utérin inexpliqués font quelquefois appel aux prélèvements de sang du foetus pour évaluer une éventuelle thrombopénie.
    • En cas de syndrome de X fragile et d'échec de culture mosaïque chromosomique après amniocentèse précoce, cette technique est également utilisée.
    • Au cours de certaines hémopathies comme la drépanocytose la bêtathalassémie, le dosage du facteur VIII ou du facteur IX, le prélèvement de sang fœtal est quelquefois utilisé.
    • En ce qui concerne les transfusions in utero pour les formes sévères d'incompatibilité rhésus ou pour certains thrombopénie du foetus de nature immunologique cette technique est également employée.
    • Plus rarement les maladies métaboliques  et du déficit immunitaire de types congénitaux font également appel aux prélèvements de sang du foetus.

    La ponction de sang foetal nécessite un opérateur bien entraîné. En effet, il existe quelques difficultés en particulier quand le cordon ombilical et de petit volume (grossesse jeune) ou encore quand il est difficile de piquer le cordon à cause d'une difficulté d'accessibilité en particulier quand le placenta est postérieur ou en fin de grossesse quand le foetus est volumineux alors que le volume du liquide amniotique est quant à lui moins important qu'en début de grossesse. L'obésité est également une difficulté supplémentaire puisque celle-ci réduit la qualité de l'image échographique. Certaines patientes ont d'autre part des craintes et perçoivent cet examen comme particulièrement dangereux donc le rendent difficile (pusillanimité des patientes).

    Le prélèvement de sang du foetus est susceptible d'entraîner l'apparition de quelques complications. Le taux global de perte du foetus est de 5 % selon certaines études. La mortalité liée directement  aux prélèvements de sang est d'environ 1 %.
    La souffrance du foetus qui se traduit par une diminution du rythme cardiaque de manière transitoire ou parfois constante (bradycardie). C'est ainsi que chez certains patients  il est donc nécessaire d'intervenir en urgence et de pratiquer une césarienne. Une modification de la circulation cérébrale est quelquefois visible également grâce au  doppler ombilical. Ces complications sont le plus souvent le résultat d'hémorragies du foetus ou de la mère, d'un hématome rétroplacentaire, d'une hémorragie de la plaque choriale ou d'une hémorragie au niveau du point de ponction ainsi que d'un hématome du cordon ombilical.
    D'autres complications sont possibles en particulier chez la mère (présence d'hématome rétroplacentaire, infection de type chorioamniotite ou septicémie).

    En conclusion, le prélèvement sanguin chez le foetus est une intervention à risques pour laquelle la patiente doit être préparée. Il est nécessaire de savoir que dans quelques rares cas il faut procéder à une césarienne à propos de laquelle la patiente peut être prévenue, césarienne à pratiquer en urgence dans un milieu obstétrical pédiatrique spécialisé.

  • L’opium, l'héroïne ou diacétylmorphine, la morphine et la codéine sont des dérivés de la morphine.
    Comme succédané synthétique de la morphine citons la méthadone, la péthidine, la dextromoramide et la pentazocine. Les trafiquants vendent des produits qui sont coupés. Ils y ajoutent d'autres substances comme la quinine, phénacétine, la caféine, du lait en poudre, de antipyrimidines, de la strychnine etc.

    Les opiacés appelés également stupéfiants narcotiques ont une toxicité très variable. Pour un individu dont le poids moyen est de 70 kg, 200 mg de morphines ou d'héroïne soit 800 mg de codéine ou 1 g de pyridinoline sont susceptibles d'entraîner une évolution mortelle.
    Chez un individu habitué à des doses 10 fois plus élevées ces quantités ne sont pas obligatoirement mortelles. Signalons la sensibilité élevée des enfants aux opiacés..

    La pénétration de l'héroïne au sein de l’organisme se fait soit par voie veineuse, soit inhalée, sous la forme de fumée produite par la poudre d'héroïne qui est placée sur du papier d'aluminium et exposée à une flamme. Les drogués appellent cela la chasse aux dragons. Cette manière de pratiquer est susceptible d'entraîner une leucoencéphalopathie toxique dont l'épidémie qui a eu lieu en Finlande a été relativement grave.
    La méthadone, médicament utilisé pour désintoxiquer le patient, est également utilisé par voie orale.
    Enfin divers produits synthétiques issus des opiacés sont soit injectés par voie intraveineuse soit par voie sous-cutanée.

    Les symptômes de l'intoxication aiguë par des opiacés, ou overdose, sont les suivants :

    • Troubles respiratoires parfois très graves.
    • Resserrement du diamètre de la pupille (myosis).
    • Douleur de l'abdomen.
    • Nausées.
    • Chute de la tension artérielle.
    • Baisse du rythme cardiaque (bradycardie) s'accompagne quelquefois de troubles du rythme du ventricule.
    • Baisse de la température du corps (hypothermie).
    • Rétention d'urine.
    • Perturbation du fonctionnement des muscles à type de spasme et de convulsions surtout pour la péthidine et le dextropropoxyphène.
    • Oedème du poumon.
    • Troubles neurologiques à type de confusion.
    • Euphorie pour l'injection intraveineuse d'héroïne.

    L'évolution de l'intoxication par les opiacés se fait quelquefois vers la mort subite.

    L'examen du patient met souvent en évidence les traces d'injection qui ont eu lieu avant.

    Les surdosages sont le plus souvent le résultat de la méconnaissance du produit et surtout de sa concentration réelle. Ainsi l'héroïne est particulièrement dangereuse pour ces raisons.

    La dépendance chronique aux opiacés est tout d'abord psychologique. Elle se traduit par la nécessité de consommer des drogues de manière irrépressible, impérieuse. Ensuite s’installe une tolérance qui fait suite à la consommation répétitive de produit. Ceci conduit le patient à augmenter progressivement ses doses et à devenir dépendant physiquement.

    Le syndrome de sevrage s'installe au moment de l'interruption des prises d’opiacé. Ces substances sont susceptibles d'entraîner une dépendance croisée c'est-à-dire que le toxicomane remplace un produit par un autre.

    Les complications de l'utilisation de l'héroïne par voie veineuse sont tout d'abord la transmission du virus de l'immunodéficience humaine (SIDA). En effet 20 % des séropositivités sont le fait d'une complication due à une injection intraveineuse d'opiacés. Le virus de l'hépatite B représente également environ 20 %, et celui de l'hépatite C beaucoup plus soit 50 %. Les autres complications de l'héroïnomanie par voie intraveineuse sont l'endocardite infectieuse concernant les valvules du cœur droit dont le traitement est difficile.
    Les autres complications susceptibles de survenir chez l'héroïnomane, qui se pique par voie intraveineuse, sont les infections ayant lieu au point de pénétration d'une aiguille, la cellulite et des abcès sous-cutanés de l'avant-bras.
    Plus rarement survient une métaplasie osseuse du muscle brachial antérieur dont la caractéristique est l'apparition d'une calcification qui prend la place du tissu musculaire normal.

    Il faut signaler chez la mère toxicomane, les complications survenant chez le nouveau-né (microcéphalie entre autres). Il s'agit de détresse de l'appareil respiratoire (incapacité pour le nouveau-né de respirer) et de dépendance. D'autre part le sida ou l'hépatite B peuvent être transmis à l'enfant.

    Il est possible de pratiquer un test de dépendance. Pour cela il faut administrer 0,2 mg de naloxone par voie intraveineuse. Si la personne réagit il faut pratiquer une nouvelle injection de 0,6 mg puis surveiller le patient durant une à deux heures. Durant ce laps de temps il faut vérifier l'absence ou la présence de symptômes de sevrage. Il s'agit de bâillements, de larmoiement, d'écoulement du nez, de nausées, de vomissements, d'érection des poils, de mydriase (agrandissement du calibre des pupilles).

    Le syndrome de sevrage est particulièrement intense chez l'héroïnomane. Les symptômes de sevrage apparaissent aux environs de 5 à 10 heures après la dernière prise. Le maximum d'intensité des symptômes dus à la prise d'héroïne apparaît deux à trois jours après. Le patient présente une angoisse des troubles intestinaux à type de diarrhée et de constipation, de vomissements et de douleurs de l'abdomen. Les autres symptômes sont des sueurs abondantes, des crampes, des tremblements. S'installe ensuit une angoisse, une agitation et un agrandissement du calibre de la pupille (mydriase). Chez certains patients l'évolution se fait vers le décès à cause de la privation d'opiacés.

    Chez certains drogués en sevrage on constate ce qu'on appelle le syndrome de privation qui se caractérise par une agitation aiguë, un délire et une apathie (absence d'élan vital) au moment du réveil.

    Le traitement de l'overdose est le suivant. S'il s'agit d'une injection intraveineuse il est nécessaire de mettre en place un tourniquet sur le membre piqué. Il faut injecter de la naloxone intraveineuse (0,4 milligrammes). L'injection peut éventuellement se pratiquer par voie intramusculaire quand l'injection intraveineuse n'est pas faisable. Il est possible de répéter les injections jusqu'à ce que la respiration du patient redevienne normale ou simplement suffisante.

    L'effet de la naloxone disparaît en deux à trois heures, comparativement aux opiacés eux-mêmes, dont l'effet dépasse parfois 24 heures, pour l'héroïne et 72 heures pour la méthadone. C'est la raison pour laquelle, parfois, le patient tombe dans ce qu'on appelle le coma par remorphinisation. Il est donc nécessaire de le surveiller de manière continuelle, au moins durant 24 heures, dans un centre spécialisé à l'hôpital et éventuellement répéter les injections de naloxone.

    La dépendance chronique aux opiacés doit être traitée en milieu spécialisé par plusieurs médecins spécialistes, psychiatres, psychologue, ergothérapeute, assistant social et médecin généraliste qui éventuellement coordonne l'ensemble.

    La prise en charge de l'héroïnomane doit se faire de la façon suivante. Il faut tout d'abord substituer transitoirement le produit par un autre produit de substitution qui permet au toxicomane d'entrer dans une filière de soins jusqu'au sevrage final. Les produits utilisés sont la méthadone qui est un succédané synthétique de la morphine active par voie buccale et donnée à dose dégressive sur plusieurs mois parfois plus longtemps, permettant ainsi au patient de rester dans une structure thérapeutique.
    La buprénorphine à dose de 2 à 8 mg par jour est donné par voie sublinguale (sous la langue) comme alternative à la méthadone. Elle est utilisée pour le traitement substitutif des dépendances majeures aux opiacés. Il s'agit d'un médicament dangereux qui ne doit pas être associé à d'autres médicaments comme par exemple les benzodiazépines, ou d'autres psychotropes. L'alcool également est susceptible, en association avec la buprénorphine, d'entraîner la survenue d'un coma ou d'un décès par troubles respiratoires graves. Enfin il s'agit d'un produit hépatotoxique (toxique pour le foie).

    La naltrexone, est un antagoniste des opiacés par voie orale, utilisé pour consolider le sevrage. La naltrexone est employée, sous anesthésie par sédation importante comme méthode de désintoxication rapide ou très rapide. Cette façon d'agir est au centre d'une polémique parmi les spécialistes oeuvrant au centre de désintoxication.

    Le sevrage de l'enfant et de sa mère toxicomane nécessite une observation durant 72 heures après l'accouchement. Une irritabilité, une tonicité exagérée, des convulsions, la ventilation excessive (respiration rapide), des vomissements et des diarrhées sont des signes de sevrage. Parfois les spécialistes utilisent 0,01 ml par kilogramme de naloxone par voie intraveineuse qui est répétée quand cela est nécessaire. Il ne faut néanmoins pas dépasser une dose cumulée et totale de 0,06 mg par kilo.

  • L'engagement cérébral, est le déplacement, le refoulement de certaines parties de la structure nerveuse contenue dans le crâne (encéphale) à travers un orifice, ce qui entraîne une modification anatomique et donc une réorganisation de cette structure à l'origine de pathologies neurologiques.
    Le plus souvent l'encéphale s'engage à travers le trou occipital (trou situé à la base du crâne au travers duquel passe normalement la moelle épinière). On parle alors d'engagement des amygdales cérébelleuses. Cette zone qui fait saillie et correspondant à la partie inférieure et avant du cervelet porte ce nom en raison de sa ressemblance avec les amygdales du pharynx.

    L'engagement cérébral est une complication de l' hypertension intracrânienne c'est-à-dire de l'augmentation de la tension à l'intérieur du crâne.

    Rappel anatomique de l'encéphale
    Le cerveau représente une des trois parties composant l'encéphale, la plus volumineuse, la plus complexe, siège des facultés intellectuelles.
    Le cerveau est situé au-dessus du cervelet, séparé de celui-ci par la tente (une partie des trois méninges, la dure-mère, interposée entre le cerveau et le cervelet). Il est composé de deux hémisphères droit et gauche qui sont réunis par le corps calleux. L'encéphale est la partie du système nerveux contenue dans la boîte crânienne, elle comprend le cerveau, le cervelet et le tronc cérébral (segment supérieur de la moelle épinière). L'encéphale assure le contrôle de l'ensemble de l'organisme.

    Les différentes variétés d'engagement cérébral
    Les conséquences sur le plan neurologique sont différentes selon l'orifice concerné.

    1) L'Encéphale peut s'engager à travers l'orifice limité par :
    Une membrane d'une part, la faux du cerveau qui est la membrane verticale se localisant entre les deux hémisphères cérébraux proprement dit donc le bord supérieur est attaché au crâne et le bord inférieur est constitué par un demi-cercle ouvert vers le bas. Très fréquent dans l' oedème cérébral, ce type d'engagement intéresse essentiellement les parties avant du cerveau. Le plus souvent il n'a pas de conséquences graves.
    D'autre part la tente du cervelet est constituée par une membrane située horizontalement entre les hémisphères du cerveau au-dessus et le cervelet en dessous. Les bords de cette tente s'attachent au crâne et le bord antérieur dessine un demi-cercle ouvert en avant. Dans ce cas on parle d'engagement diencéphalique et temporal. Autrement dit dans cette variété d'engagement cérébral la partie inférieure du lobe temporal (partie du cerveau situé sur les côtés) glisse par l'orifice du toit de la tente cérébelleuse (membrane de protection du cervelet) et comprime les pédoncules cérébraux (zone située en avant du cervelet et au-dessous du cerveau). L'engagement temporal est plus grave et entraîne un coma avec mydriase (augmentation du diamètre des pupilles) du côté de la lésion, et ce que l'on appelle une rigidité de décérébration correspondant à une perte globale de souplesse, une tachycardie (accélération du rythme cardiaque), une polypnée (rythme élevé de la respiration) avec encombrement respiratoire. Son évolution est péjorative car elle est susceptible d'entraîner une hémorragie du tronc cérébral (autre zone de l'encéphale située entre le cerveau la moelle épinière).

    2) L' encéphale peut également s'engager à travers un orifice délimité dans une structure osseuse du crâne qui est le trou occipital. Cette région est située à la jonction entre l'encéphale et la moelle épinière. On parle dans ce cas d'engagement des amygdales cérébelleuses. Ce type d'engagement est grave. Plus précisément les amygdales cérébelleuses, s'insinuent par le trou occipital et bloquent l'orifice du quatrième ventricule cérébral entraînant un blocage du passage du liquide céphalo-rachidien et un étranglement du bulbe rachidien.

    Causes

    • Tumeur grossissant rapidement
    • Hémorragie
    • Hématome sous dural d'origine traumatique (hématome situé sous la dure-mère qui est une des trois méninges) et survenant à la suite d'un traumatisme)
    • Abcès du cerveau
    • Gêne à l'écoulement du liquide céphalorachidien qui s'accumule en créant une augmentation de tension interne du crâne. Dans ce cas on assiste au déplacement de la structure nerveuse qui est repoussée.

    Symptômes
    Ils dépendent du type d'engagement (voir ci-dessus).
    Engagement des amygdales cérébelleuses entraînant des épisodes d'élévation de la tension musculaire (hypertonie) traduisant une raideur des membres associée quelquefois à une bradycardie c'est-à-dire à une diminution du rythme cardiaque ou encore à un arrêt de la respiration.
    Quelques patients présentent uniquement, en cas d'engagement mineur, une rigidité globale ou encore une inclinaison de la tête sur le côté.

    Évolution
    Grâce à ces symptômes et essentiellement au scanner, le diagnostic d'engagement cérébral peut être fait.

    Traitement
    Hospitalisation en milieu neurologique permet, après la mise en évidence du diagnostic, d'intervenir rapidement neurochirurgicalement de façon à permettre une décompression des structures nerveuses comprises dans l'encéphale.