Portrait de nadge360

J'ai 24 ans. J'ai grandi chez mes parents avec mes 2 grandes soeurs.
Un soir j'ai parlé à mes soeurs de mon mal être car, ayant tenté de me suicider auparavant, j'estimais qu'il était plus prudent d'en parler. Je faisais uniquement confiance aux membres de ma famille, mais je ne voulais pas en parler à mes parents, craignant les heurter trop brutalement. Mais lors de cette discussion avec mes soeurs j'ai quand même eu peur de dire toute la vérité : par honte j'ai menti en mettant ma tentative de suicide sur le compte d'hallucinations. Malheureusement elles ont été répéter le tout à mes parents, et tous ensemble ont monté un dossier auprès d'un psychiatre, et cela sans m'en parler. Un matin j'ai été réveillée tot par des pompiers et des gendarmes qui sont entrés dans ma chambre, et m'ont emmenée en pyjama à l'Hopital général. La-bas j'ai été recue par un expert psychiatre qui m'a posé des questions, pris des notes, puis qui est reparti sans me donner la moindre explication. Ayant attendu des heures sans que personne ne m'explique ce que j'attendais, je décidai de rentrer chez mes parents en transports, même si j'étais en pyjama, j'ai quitté l'hopital jusqu'au domicile et tout ça en pyjama ! Arrivée à destination remplie de honte, ma famille entière s'est mise à me brutaliser comme s'ils se défendaient d'un prédateur, ils ont cassé mon chapelet, menacée de me frapper, coincée contre le mur en m'ordannant de n'aller nullepart, je ne reconnaissais plus aucun des membres de ma famille, terrorisée et stupéfaite je m'enferme alors à clef dans la salle de bains, le seul lieu où l'on peut s'enfermer. Très vite j'entend : c'est les pompiers ouvrez la porte. Me sentant en sécurité par leur présence j'ouvre la porte, et là les pompiers m'accuse de m'être échappée de l'hopital, puis ils m'emmènent sans rien m'expliquer dans un batiment que j'apprendrai plus tard comme étant un hopital psychiatrique. Ma question est : comment prouver que le dossier sur lequel les psychiatres se basent est faux, car ils m'ont déja diagnostiqué une psychose. Quand je lis les symptomes de cette maladie j'y retrouve tous mes mensonges, mais aucun lien avec ma vie actuelle ou passée. J'en ai déduit que la cause de mon hospitalisation de force et du traitement qu'on m'a imposé est d'avoir menti. Mais sous le traitement qu'on m'a fait prendre dès le premier jour d'hospitalisation je n'étais plus apte à rien : réfléchir, analyser... impossible ! Même parler je ne pouvais plus le faire sans baver, je bavais tellement à tout bout de champ que j'avais même peur de bailler. Est-ce que ma famille a le droit de décider à ma place de ce qui est bon pour moi alors que je suis majeure,sans quasier, et j'étais une bonne étudiante jusque là. Ils ont choisi à ma place pourtant je suis saine de corps et d'esprit, bien que j'aie eu des faiblesses affectives menant à la tentative de suicide dont j'ai totalement conscience de la gravité. Où commencent et où s'arretent mes droits, et sur quoi se base-t-on pour m'imposer un traitement aussi lourd : Abilify, Seroplex, Xanax, je pèse à peine 47 kilos pour 1,62 m. Maintenant j'essaie de retrouver tout ce que j'ai perdu, c' à d qui j'étais, avant d'être traitée pour une maladie que je n'ai jamais eu, ce qui fut un long parcours vers nullepart, l'enfer au quotidien, pendant plus de 2 ans. J'ai arrété ce traitement, ont suivis des manques insupportables. Je ne ressens plus aucun manque, je retrouve mon corps, mais mes parents ne cèssent de m'insulter de :"folle!" à longueur de journée et dès que j'ai le blues, par exemple une dispute avec une amie, ou une rupture avec un petit ami, mes parents me rabachent le même discours : "Ca n'a pas l'air d'aller du tout ! Tu devrais prendre ton traitement ca ne va pas du tout !" Pourtant à mon sens j'ai le quotidien, les réactions et les soucis de la plus grande partie des jeunes femmes de mon âge, j'estime être une personne plutot gentille etc...

Portrait de Christiane59
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Bonjour,

La façon dont vous dites avoir été emmenée est assez bizarre. On ne peut pas emmener ainsi une personne en centre psychiatrique sur les simples dires, même de toute une famille. Il est nécessaire que la personne soit vue et entendue avant de prendre la décision d'hospitalisation et de plus cela se fait en accord surtout avec la personne ; sauf lorsqu'il y a crise de démence flagrante. Dans ce cas, il y hospitalisation mais aux urgences et pas en hôpital psychiatrique directement.
Et en plus emmenée par les pompiers et les gendarmes encore un truc pas très logique. Ce n'est pas leur rôle et pour les deux.

Quote:
Elle est effectuée à la demande du préfet, quand les troubles mentaux ont bien été confirmés par un médecin. Si le danger est immédiat, le maire et, exceptionnellement à Paris, les commissaires de police prennent les mesures nécessaires sans attendre le certificat médical. Mais dans ce cas, l'hospitalisation sera maintenue seulement après confirmation par le psychiatre de l'établissement.

Source lien en-dessous.

En plus repartie en pyjama seule, et si on comprend bien en transport en commun, l'est encore plus.

Si vraiment cette situation est réelle, demandez à rencontrer le médiateur de la République. Car cela me parait pour le moins curieux comme méthode.

Pour en savoir plus sur les procédures d'hospitalisation sous contrainte voir : http://www.france5.fr/sante/traitements/psy/W00554/2/

Quote:
L'hospitalisation à la demande d'un tiers est, elle, réclamée par un membre de la famille ou toute personne qui agit dans l'intérêt du malade (comme le tuteur ou un ami). Il doit rédiger une lettre en précisant les motifs : s'il y a, par exemple, un risque pour que la personne se suicide ou si elle présente les signes d'un délire qui la pousse à avoir une conduite dangereuse pour elle et ses proches. Le demandeur doit aussi préciser la nature de sa relation et son lien de parenté avec le malade.

Sur les 78 000 hospitalisations, 68 000 font suite à la demande d'un tiers. Pour éviter les dérives, ce type d'hospitalisations doit être confirmé par deux certificats médicaux. L'un est rédigé par le médecin de l'établissement et l'autre, par un médecin extérieur. Et bien sûr, aucun des deux ne doit être parent du malade.

Donc si cela ne s'est pas passé comme cela pour vous prenez contact avec le médiateur.
La situation est assez irréelle.

Bien cordialement
Christiane
Thyroïde en difficulté : http://thyroide-fibromyalgie.blogspot.com/ et http://christianeforumblog.free.fr/forumblog

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