Portrait de AlhénaJosy

Bonjour,
J'ai 80 ans, hypertendue sévère, obèse, diabétique, multi-allergique.
Je dois me faire opérer de la cataracte prochainement et, étant diabétique, l'ophtalmo m'a dit de prendre un antibiotique préopératoire.
Le souci, c'est que je fais des réactions allergiques sévères (oedème de quincke) à la pénicilline, aux quinolones et aux macrolides.
Il me dit que dans ce cas on se passera d'antibiotique !
Qu'en pensez-vous ?
D'avance, je vous remercie de me rassurer.
A bientôt.

Sincères salutations.
AlhénaJosy

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Articles à lire concernant "Opération de la cataracte"

  • Le typhus des broussailles, appelé également tsutsugamushi, typhus à acariens, typhus oriental, maladie de Kédani, est une rickettsiose c'est-à-dire une maladie liée à l'infection par une rickettsie qui est un microbe, un micro-organisme intermédiaire entre les bactéries et les virus et dont la taille est extrêmement petite, soit 1 µm. La rickettsie est un parasite des animaux et de l’homme.

    Le typhus des broussailles s'observe essentiellement en Extrême-Orient et se caractérise par un chancre d'inoculation de la peau associé à une éruption (apparition de boutons) de l'ensemble du corps avec une inflammation des ganglions lymphatiques et une fièvre de deux à quatre semaines.

    La fièvre fluviale du Japon est le résultat d'une infection par un agent pathogène (quelque chose qui entraîne une maladie) du nom de Rickettsia tsutsugamushi (R. Orientalis ou Orientia tsutsugamushi). Les germes, en l'occurence les rickettsies, sont à l'intérieur d'un réservoir constitué par le rat lui-même. La transmission à l'homme se fait par l'intermédiaire d'un acarien (comme le tique ou aoûtat) que l'on trouve dans les champs et qui porte le nom de Leptrombidium akamushi, L. deliensis).

    Le typhus à acariens qui rappelons-le porte également le nom de typhus orientale, maladie de kedani ou typhus des broussailles, est particulièrement fréquent en Extrême-Orient à l'intérieur des forêts et dans les zones qui viennent d'être irriguées récemment. Il s'observe également mais de manière sporadique (c'est-à-dire touchant quelques individus de manière isolée) dans certaines régions de l'Asie du Sud-Est.

    Les symptômes du typhus des broussailles sont les suivants. Après une période d'incubation (période comprise entre la contamination est l'apparition des premiers symptômes) qui va de une à trois semaines, le patient présente des symptômes équivalents à ceux du typhus exanthématique mais on constate d'autre part un escarre (plaie de la peau) à l'endroit de la piqûre de l'acarien. L'examen du patient montre alors une petite papule c'est-à-dire une petite saillie de la peau de coloration rose ou rouge qui finit par s'ulcérer (se creuser). Le reste de l'examen met en évidence une inflammation du ou des ganglions (adénite ou polyadénite) proches de la plaie, plus précisément dans la région concernée par la plaie.
    Apparaît ensuite une fièvre qui va durer trois semaines et un exanthème c'est-à-dire des boutons sur l'ensemble du corps qui apparaisse entre le quatrième le septième jour.
    Certains patients présentent également une conjonctivite et généralement une inflammation des bronches et de la trachée (trachéobronchite).
    L'évolution du typhus des broussailles s'est nettement amélioré par l'utilisation des antibiotiques, en l'occurrence une dose unique de 200 mg de doxycycline et en cas de résistance de rifampicine.

    Les examens complémentaires et en particulier les examens sanguins permettent, à travers le test d'immunofluorescence avec des antigènes spécifiques, de porter le diagnostic de typhus des broussailles.
    La confirmation du diagnostic (pour les spécialistes en biologie) est obtenu par le test d'immunoperoxydase indirecte.
    Certains laboratoires peuvent également isoler le germe grâce à l'inoculation à la souris qui meurt en 15 jours et à l'isolement des germes dans le péritoine de celle-ci. Le péritoine est la membrane (séreuse) qui recouvre ou engaine les organes de la cavité abdomino-pelvienne (du ventre et du bassin).
    Enfin la réaction de polymérisation en chaîne (PCR) va permettre également d'identifier le sérotype. La sérologie est l'examen biologique ayant pour but de détecter et de doser des anticorps à l'intérieur du sang du patient. La sérologie est particulièrement utile pour poser le diagnostic des infections. En effet quand un individu est infecté c'est-à-dire envahi par des bactéries, des parasites ou des virus, son organisme fabrique des anticorps qu'il est possible de détecter à l'intérieur du sang. De cette manière la sérologie constitue un outil de diagnostic essentiel en infectiologie (spécialité médicale concernant les microbes). D'autre part, après un traitement, le taux d'anticorps à l'intérieur du sang du patient se stabilise, voire diminue. Grâce aux différentes et successives sérologies effectuées il est possible de contrôler l'évolution d'une maladie infectieuse.

    Le pronostic du typhus des broussailles est le suivant. La mortalité est susceptible d'atteindre 25 % des cas qui ne sont pas traités par la doxycycline et éventuellement la rifampicine.

    La prophylaxie du typhus des broussailles nécessite la désinfestation des vêtements par le benzoate de benzyle.

  • Le liquide amniotique protège et hydrates le foetus. Le liquide amniotique est fourni par la maman et par l'enfant. Le foetus  (voir l'échographie d'un foetus à six mois) avale une partie du liquide amniotique et en régurgite régulièrement. Il s'agit d'un liquide qui doit être clair quand la maman est en bonne santé et en abondance, juste ce qui est nécessaire au bon déroulement de la grossesse. Durant les cinq premiers mois de la grossesse le volume du liquide amniotique augmente parallèlement avec le poids du foetus.

    Avant d'envisager les pathologies liées à un excès ou à une diminution de la quantité du liquide amniotique, voyons quelques généralités à son sujet.

    La composition du liquide amniotique ressemble à celle du sang. On trouve à l'intérieur de ce liquide unique, des cellules qui composent habituellement le derme et l'épiderme du bébé c'est-à-dire sa peau. Le liquide amniotique contient également une grande quantité de sels minéraux et, en dehors des cellules du foetus, des protéines qui sont utilisées par le foetus pour sa croissance ainsi que substance que l'on appelle vernix caseosa. Il s'agit d'une substance lipidique (graisseuse) qui possède la capacité de protéger en recouvrant le corps du foetus jusqu'au moment de la naissance.
    Le liquide amniotique possède également la capacité de maintenir le foetus à une température proche de 37° centigrades et ceci de façon constante. La concentration du liquide amniotique est directement dépendante de la quantité d'eau absorbée par la mère.

    En dehors des propriétés physiologiques, le liquide amniotique possède également la capacité d'amortir les chocs et les bruits provenant de l'extérieur. Il permet également de protéger le foetus contre d'éventuelles infections et favorise le développement de l'appareil respiratoire du futur bébé.

    L'examen direct du liquide amniotique est possible. Ceci est obtenue grâce à un instrument : l'amnioscope qui permet de visualiser directement l'amnios et son contenu le liquide amniotique. À l'approche du terme c'est-à-dire de l'accouchement il est nécessaire de vérifier l'état du liquide amniotique. L'amnioscope est une sorte de petit cône que l'on introduit à l'intérieur du col de l'utérus à travers le vagin. Il permet, à la sage-femme ou au gynécologue-obstétricien, observé l'aspect du liquide amniotique à travers les membranes. La couleur du liquide va permettre au praticien de se faire une idée de la souffrance, quand il y en a une, du futur bébé. En effet, quand le liquide amniotique commence à être trouble et à se colorer il s'agit d'un signal d'un début de souffrance du foetus.

    La quantité de liquide amniotique est également important à connaître. En effet, trop de liquide amniotique est possible, cela devient dangereux si cette quantité continue à augmenter. On parle dans ce cas d'hydramnios (quantité de liquide amniotique > 2 l). La quantité de liquide amniotique contenue dans l'utérus est d'environ, à l'état normal c'est-à-dire physiologique de la grossesse, 1 l.
    En cas d'hydramnios l'utérus se tend anormalement, ce qui est susceptible d'entraîner l'apparition de contractions avec, à la clé, un risque d'accouchement prématuré. Généralement l'hydramnios est dû au diabète (excès de sucre dans le sang). Il peut s'agir également de malformations du foetus ou d'incompatibilité sanguine. En cas d'excès de liquide amniotique il est nécessaire de procéder à une échographie qui permettra d'obtenir le bilan du développement du foetus et quelquefois la cause de l'hydramnios.

    Une quantité insuffisante de liquide amniotique, que l'on appelle oligoamnios, c'est-à-dire en dessous de 200 ml, est un phénomène passager qui ne doit pas être alarmant, à condition de ne pas durer. La diminution en dessous de 200 ml, voir l'absence de liquide amniotique est nécessairement inquiétant. Ici également l'échographie va permettre de poser le diagnostic et de tenter de trouver une cause à l'oligoamnios. Généralement ceci est le résultat d'une fissuration de la poche des eaux (voir le texte rupture prématuré de la poche des eaux). Étant donné que le liquide amniotique joue également un rôle de lubrifiant au moment du passage, à l'intérieur des voies génitales, du foetus, une certaine quantité de ce liquide est au final nécessaire au passage du bébé à l'intérieur de ce que l'on appelle la filière génitale c'est-à-dire l'ensemble du passage par lequel sort le bébé au moment de l'accouchement.

    Voir également :
    Alphafoetoprotéine (dosage dans le liquide amniotique).
    Embolie amniotique.

  • La sclère (ou sclérotique) est l'enveloppe blanche, dure et très résistante recouvrant l'œil sur presque toute sa surface et se prolongant par la cornée (transparente) en avant, et par une petite ouverture postérieure (en arrière), laissant le passage au nerf optique.
    C'est ce que l'on appelle communément le blanc de l'oeil.

     

     

  • Un strophulus, est une dermatose (maladie de peau) prurigineuse (s'accompagnant de démangeaisons), se caractérisant par la présence de papules (petites surfaces légèrement surélevées) de la forme de lentilles, au centre desquelles se trouve une petite vésicule (gouttelette), ou une petite croûte. 

     

  • La reproduction est le processus au cours duquel un être vivant produit d’autres êtres identique à lui-même par un phénomène appelé génération. La reproduction dans l'espèce humaine est sexuée. Elle nécessite la rencontre d'un un ovule et d'un spermatozoide.

    Quand les spermatozoïdes sont déposés à l'intérieur du vagin ils finissent par gagner le col puis le corps de l'uterus. L'ovule quant à lui, une fois libéré par l'ovaire est aspiré par la trompe de Fallope à l'intérieur de laquelle s'effectue la fecondation.

    La grande majorité des spermatozoïdes qui sont déposés à la hauteur du vagin meurent au bout d'environ une à deux heures. Ceci est le résultat de l'acidité de l'environnement dans lequel ils ont été éjaculés (sperme). Les spermatozoïdes qui ne meurent pas sur place vont entamer un voyage jusque à l'intérieur des trompes de Fallope aidés en cela non seulement par les contractions des trompes de Fallope mais aussi par le mouvement de leur propre queue.

    Une fois l'oeuf (appelé également  zygote) fécondé, celui-ci reste dans la trompe à peu près trois jours. Durant ce laps de temps, il commence à se diviser de manière répétitive afin de constituer une petite masse ronde d'un ensemble de cellules que l'on appelle la morula. La morula et donc une petite sphère pleine ayant l’aspect d’une mûre et constituée par les cellules que l'on appelle des blastomere qui proviennent de la division de l’œuf.

    Normalement dès cet instant la morula commence elle-même un voyage cette fois-ci en direction de l'utérus où elle devra s'implanter. Néanmoins chez certaines femmes l'oeuf fécondé reste bloqué et s'attache à la muqueuse de la trompe de Fallope ce qui aboutit à une grossesse ectopique , grossesse tubaire et au final à une grossesse-extra-uterine.

    Environ six à huit jours après la fécondation la morula, devenant un blastocyste migre, comme nous l'avons précisé, dans l'utérus où elle se fixe à l'endometre c'est-à-dire à la couche de cellules qui tapissent l'intérieur de cet organe. Ce phénomène porte le nom d'implantation.

    L'implantation du blastocyste dans l'endomètre est possible grâce à l'intervention de substances qui détruisent les cellules épithéliales c'est-à-dire les cellules de surface : des enzymes. Celles-ci permettent aux blastocyste de creuser l'endomètre qui va à son tour croître et englober le blastocyste invasif.

    Ensuite apparaît le chorion c'est-à-dire la membrane externe de l'oeuf qui est constitué par la combinaison du trophoblaste ou couche superficiel des villosités placentaires et du mésoderme primitif. Dès cet instant apparaît une sécrétion d'hormones lutéinisantes que l'on appelle hormone gonadotrophine chorionique (hCG), ce qui permet de contrôler le corps jaune et d'inhiber l'activité gonadotrophique pituitaire (hypophysaire).

    Peu de temps après alors que l'invasion se poursuit on constate l'apparition de veine provenant de la maman. Elles vont se brancher pour constituer de petits lacs sanguins et l'on constate alors le développement de villosite choriales, sorte de minuscules doigts de gant. Nous sommes, à cet instant, environ au 12e jour suivant la fécondation. Ces villosités continuent leur transformation et apparaît sous la forme d'une feuille appelée également chorion frondosum.

    Dès le 15e jour après la fécondation ce sont cette fois-ci des artères maternelles qui apparaissent.

    Entre le 17e et 18e jour la circulation sanguine placentaire commence à fonctionner permettant ainsi la croissance de lembryon qui deviendra un foetus.