Portrait de ORSA91
Bonjour,
On vient de me diagnostiquer 4 nodules thyroïdiens froids dont le plus grand mesure 17mm. Mon taux de TSH est de 1,51 donc parfaitement correct. Le médecin radiologue qui a procédé à l'échographie a été parfaitement rassurant en ce qui concerne les critères échographies de bénignité des nodules et m'a dit qu'il n'y avait lieu de faire aucun traitement étant donné mon état d'euthyroïdie et qu'aucun examen complémentaire n'était nécessaire, seulement une surveillance annuelle échographique et un dosage annuel de TSH. En revanche, mon médecin généraliste, m'adresse à un centre spécialisé pour une autre échographie et une cyto-ponction. De plus il a évoqué la possibilité d'un traitement au LEVOTHYROX pour freiner l'évolution des nodules. Je dois dire que tout cela m'angoisse car en fait je n'ai pas de symptômes particuliers et ces nodules ne sont pour moi pas une gêne. Ils ont d'ailleurs été découverts de manière parfaitement fortuite et les examens complémentaires, bien loin de me rassurer, ne feront que majorer mon angoisse. Je précise que j'ai 60 ans, j'ai subi une hystérectomie pour fibrome à l'âge de 34 ans. J'ai toujours été très anxieuse et suis spasmophile ; d'ailleurs mon médecin me traite au SEROPLEX depuis plus de cinq ans pour des crises d'angoisse. Je précise également que j'ai de nombreuses intolérances aux médicaments (notamment une hépatite toxique avec du paracétamol il y a 20 ans). C'est dire à quel point cette perspective de traitement au LEVOTHYROX m'inquiète : je suis sujette aux angoisses, palpitations et suées en raison de la spasmophilie, je ne pense pas que le fait de me mettre artificiellement en hyperthyroïdie puisse arranger les choses, bien au contraire. De plus, j'ai lu que ce médicament pouvait entraîner des problèmes cardiaques ainsi que du diabète et de l'ostéoporose. Ce n'est pas vraiment le but recherché car à ce point de vue là je vais plutôt bien. Je préférerais, comme me l'avait indiqué le médecin radiologue, que l'on se limite à une simple surveillance ; quitte à pratiquer par la suite une ablation de la thyroïde si les nodules grossissaient. Je pense (si j'ai bien compris le fonctionnement de ce traitement) que dans ce cas, le dosage du LEVOTHYROX employé en tant qu'hormone de substitution serait d'une gestion plus facile qu'en tant que "freinateur" et nécessiterait un taux moins bas de TSH.
Qu'en pensez-vous ? Merci de m'éclairer car je me fais beaucoup de souci ; je suis par ailleurs une personne très dynamique et je ne souhaiterais pas que le traitement ne m'handicape plus que les nodules...
Portrait de Christiane59
J'aime 0
Bonjour,

Votre généraliste a raison mais il manque des analyses importantes.
Je risque d'être longue.....

La TSH est correcte cela ne veut pas dire pour autant que tout est correct.
On peut avoir une TSH correcte et des hormones pourtant elles anormales. Donc une analyse des hormones T3 et T4 est nécessaire.
Mais une thyroïde qui produit des nodules est une thyroïde en difficultés. Donc le radiologue qui dit, on laisse tel quel et on attend, c'est pas "sérieux".
Cela dit les nodules peuvent être là depuis plusieurs années et résiduels de grossesses.
Mais la ménopause peut aussi les avoir induit car il est fréquent de trouver un dysfonctionnement thyroïdien avec elle. Voire l'andropause chez les hommes.

De plus demandez à faire aussi analyser les anticorps et les 3 soit anti TPO, anti TG et anti TRAK.
Car une TSH correcte peut aussi cacher le fait qu'il y ait une maladie auto-immune de la thyroïde, qui peut alors être responsable des nodules.

Question spasmophilie, syndrome qui n'existe qu'en France, est en fait un ensemble de symptômes très souvent provoqués par un manque d'hormones thyroïdiennes.
Bien des personnes dites spasmophiles pendant des années, voient en fait après plusieurs années, une hypothyroïdie être diagnostiquée, mais ça c'est quand on a enfin un médecin qui ouvre les yeux.

Vous avez une hépatite toxique ce qui peut être à l'origine de problèmes dit de conversion et donc dans ce cas les analyses des hormones T3 et T4 sont encore plus absolument nécessaires.
La thyroïde produit les hormones T4 et en très petite quantité les T3. Les T3 sont les hormones réellement actives et les T4 sont en fait une forme de réserve.
Pour avoir suffisamment d'hormones T3, l'organisme convertit alors la T4 en T3 et les organes qui font surtout cette conversion c'est le foie pour la plus grande part, les reins et les intestins.
Donc une hépatite, un trouble même léger au niveau du foie ou de l'un de ces organes et la conversion est perturbée, soit en trop ou en trop peu.
En trop ce qu'on appelle alors hyper à T3.
En trop peu, ce qu'on appelle alors hypo à T3. Et le seul moyen d'observer cette situation c'est donc de faire l'analyse des deux hormones.

Donc en fonction de ces résultats on saura si vous êtes dans un cas de hyper ou de hypo. Certains symptômes sont hypers mais ils peuvent aussi être dus à d'autres choses, comme par exemple les suées : la ménopause peut être la cause, ou un trouble des surrénales, de la glycémie,...etc.

De plus, j'ai lu que ce médicament pouvait entraîner des problèmes cardiaques ainsi que du diabète et de l'ostéoporose.

En fait non.
Les problèmes cardiaques c'est dans le cadre d'un surdosage. Donc très rares si on fait attention au dosage.

Mais ce qu'il faut savoir c'est qu'un manque d'hormones peut provoquer également des problèmes cardiaques. Et bien souvent des personnes ayant un manque d'hormones parlent de palpitations alors qu'en fait il s'agit d'extrasystoles. Et justement le Levothyrox apportant alors les hormones manquantes permet un retour à la normale.

Le diabète ? Absolument pas. En revanche, on peut très souvent voir un diabète associé à un dysfonctionnement de la thyroïde, ce qui est normal puisque le pancréas fait partie des glandes endocrines. Donc quand une glande va mal, elle peut entraîner les autres.

L'ostéoporose ?
Non car l'ostéoporose peut être induite par le cas d'une thyroïde qui fonctionne trop.
La thyroïde produit ce qu'on appelle la calcitonine, qui est chargée de réguler le taux du calcium dans le sang, en éliminant le surplus par les urines.
Or si la thyroïde fonctionne trop, elle produit alors beaucoup de calcitonine ce qui peut donc induire une élimination trop importante du calcium et provoquer ainsi une déminéralisation osseuse.

Mais le Levothyrox met la thyroïde au repos. La TSH peut alors effectivement s'abaisser et faire croire à une hyperthyroïdie, mais ce n'est pas le cas non plus. Ce sont les hormones et plus particulièrement les T3 qui induisent une hyper ou une hypo.
On peut très bien avoir une TSH très basse sous Levothyrox alors que pour autant les hormones ne sont pas encore suffisantes. Donc la TSH, on s'en fiche un peu et ce qui doit être contrôlé et prises en compte, ce sont surtout les hormones.

Mais en matière de risques d'ostéoporose, vous avez bien plus de risques en ayant une carence en vitamine D, très souvent présente déjà après 50 ans, mais encore plus liée à un problème de thyroïde surtout par exemple dans le cadre d'une maladie d'Hashimoto.

Le Levothyrox lui vous apporterait les hormones nécessaires en priorité. Mais déjà il faut être sûr que le traitement qui vous conviendrait soit bien du Levothyrox et ça comme dit avant, ce sont les hormones T3 et T4 qui nous le dirons.
Car une TSH basse n'indique pas systématiquement une hyper, mais une TSH haute n'indique pas non plus systématiquement une hypo. Et une TSH correcte ne dit pas que tout va bien non plus.
Les hormones elles le disent et surtout les T3.

Donc cas de figures brièvement :
Hypo = TSH élevée, hormones basses.
Hyper = TSH basse, hormones élevées.
Mais on peut aussi avoir une TSH correcte comme la vôtre et avoir beaucoup de T4 mais très peu de T3 = hypo à T3 comme expliquer plus haut.
Mais on peut aussi avoir l'inverse soit TSH correcte toujours, mais T4 très basses et T3 très hautes = hyper à T3.
Normalement la TSH s'élève avec les deux hormones basses et s'abaissent avec les deux hormones élevées.
Mais si seulement une des hormones est élevée et que l'autre est basse, la TSH est alors bien souvent correcte puisque qu'elle s'élève car une hormone est basse et s'abaisse parce que l'autre est élevée. Donc cela s'équilibre et la TSH est donc trompeuse puisqu'elle dit que tout est correct. Or donc si on analyse les hormones on peut pourtant bien constater un dysfonctionnement.

quitte à pratiquer par la suite une ablation de la thyroïde si les nodules grossissaient. Je pense (si j'ai bien compris le fonctionnement de ce traitement) que dans ce cas, le dosage du LEVOTHYROX employé en tant qu'hormone de substitution serait d'une gestion plus facile qu'en tant que "freinateur" et nécessiterait un taux moins bas de TSH.

Faux.
Il n'est pas plus facile à gérer.
Car le traitement dépend de plusieurs choses dont le foie et autres organes pour convertir la T4 en T3.
Donc avec ou sans thyroïde si il existe des problèmes hépatiques le traitement ne sera pas facile à gérer. Et même bien souvent alors on doit ajouter un autre traitement qui lui apporte de la T3 directement.
Il peut aussi y avoir des problèmes dit d'assimilation.....

De plus je ne pense pas que cela vous arrangerait vraiment, puisque votre crainte principale semble être la prise d'un traitement supplémentaire.
Or si vous n'avez plus de thyroïde du tout là pour le coup le traitement c'est un fort dosage et à vie.
Donc mauvais calcul.
Et de plus on enlève par une thyroïde comme cela.
Le radiologue vous a dit qu'il n'y avait pas de signe de malignité et donc si vous avez enfin un traitement adapté à votre situation, une évolution négative ne risque pas de survenir.
Donc on évite ainsi l'opération qui cela dit n'est pas anodine du tout. Il faut savoir que cela peut vous enlever des parathyroïdes ce qui pourrait provoquer un problème de calcium et vous obliger à en prendre en complément. Mais aussi cela peut entraîner qu'on titille les cordes vocales.... etc.
Donc penser à une opération pour faire "mieux", non pas du tout. C'est une erreur de penser cela.

Et pour en revenir à la TSH sous traitement Levothyrox : on s'en fiche. Les hormones importent avant tout.
D'autant qu'il n'est pas dit que ce soit le traitement valable pour vous.

En résumé :
Faire l'analyse des T3, T4 + les 3 anticorps.
Les nodules sont probablement anciens et résiduels de grossesses ou alors survenus avec la ménopause comme c'est souvent le cas.
Vous n'avez pas à proprement parlé de symptômes hypos qui sont normalement : fatigue, frilosité, prise de poids, chute de cheveux, peau sèche, ongles cassants, pertes de mémoire proche, troubles de la concentration, apnées du sommeil, essoufflements,.... etc. Donc le Levothyrox n'est pas alors le traitement qu'il vous faut.
Donc si il n'y a aucun de ces symptômes, ceux que vous avez cité sont plus tendance hyper. Et dans ce cas, ce serait plutôt un traitement freinateur et pas de mise au repos qui serait nécessaire.
(Le Levothyrox met au repos la thyroïde.
Les traitements dit freinateurs sont plutôt réservés en cas d'hyperthyroïdie, car eux ralentissent vraiment le fonctionnement de la thyroïde ce qui permet de limiter la quantité d'hormones. Alors que le Levothyrox empêche la thyroïde de travailler mais il augmente au contraire la quantité d'hormones.
Lorsqu'il manque des hormones la thyroïde s'épuise pour fournir les hormones demandées et c'est là donc qu'il est nécessaire de la mettre au repos. Ça c'est pour montrer les différences entre les traitements et que donc il faut faire attention aux termes choisis car il n'induisent pas du tout les mêmes notions.)

Désolée, comme prévu j'ai été longue....

Participez au sujet "Nodules thyroïdiens froids"

Les textes que vous publiez via ce formulaire sont accessible à tous, et sont susceptibles de constituer des données sensibles. Soyez en conscient lorsque vous rédigez vos messages : vous êtes responsable des informations personnelles que vous divulguez.

Articles à lire concernant "Nodules thyroïdiens froids"

  • La coproculture est un examen consistant à effectuer un ensemencement d’un milieu de culture avec des fragments de matières fécales, permettant d’y mettre en évidence des germes pathogènes ( Salmonella Typhi, etc...).

    La coproculture est faite chaque fois que l’on suspecte la présence d’un germe dangereux pour la santé (pathogène) d’un individu. Elle permet de mettre en évidence sa présence dans les matières fécales. Elle est nécessaire, entre autres, quand le patient présente une diarrhée chronique dans un contexte épidémique, au retour d’un pays tropical.

    Cet examen bactériologique des selles se fait de la façon suivante. D'abord il faut recueillir les selles à l'intérieur d'un peau propre, éventuellement stérile. La recherche de bactérie responsable du choléra (il s'agit en l'occurence vibrion cholérique); les sels sont placées dans un milieu liquide spécifique.

    Un interrogatoire soigneux permet d'obtenir des renseignements sur un éventuel déplacement à l'étranger, l'âge du patient, sur l'alimentation surtout quand il s'agit d'un nourrisson, les circonstances survenues de la diarrhée, un éventuel traitement antibiotique avant ou après la survenue de la diarrhée.

    Les indications de la coproculture sont les suivantes :

    • Une diarrhée aiguë ou chronique pour laquelle on recherche une bactérie responsable.
    • Une diarrhée postantibiotique c'est-à-dire survenant après la prise d'antibiotiques.
    • La survenue d'une épidémie de gastro-entérites avec la recherche de sujets que l'on considère porteurs sains c'est-à-dire qui ont la bactérie dans les selles mais qui ne sont pas malades. La recherche d'individus appartenant à un personnel travaillant dans les cuisines collectives ou dans l'industrie alimentaire.

    Normalement 1 g de selles contient environ 1000 milliards de bactéries. Le plus souvent il s'agit de bactéries non dangereuses c'est-à-dire non pathogènes ou incapables de provoquer une maladie.  Elles font d'autre part partie des bactéries de la flore naturelle de l'intestin et qui sont utiles à l'organisme.

    Certaines bactéries pathogènes se localisent strictement au tube digestif et ce sont leurs poisons c'est-à-dire leur toxines qui sont sécrétées par les bactéries qui finissent par traverser la barrière du tube digestif pour se répandre à l'intérieur de l'organisme. Parmi ces bactéries il faut citer le choléra (vibrion cholérique), la bactérie de la dysenterie bacillaire (bacille de Shiga), bactéries de la diarrhée du voyageur, des gastro-entérites infantiles, les colites hémorragiques qu'il ne faut pas confondre avec Escherichia coli.

    Dans certains cas les bactéries sont susceptibles de traverser la barrière intestinale elle-même est de se rendre à l'intérieur de la circulation sanguine c'est le cas entre autres de Salmonella typhi et du bacille de la fièvre typhoïde.

    Un cas à part et celui des intoxications alimentaires. Dans ce cas il n'est pas nécessaire de rechercher les bactéries à l'intérieur des selles elles doivent être cherchées dans les aliments.

    Enfin en ce qui concerne les diarrhées survenant après un traitement antibiotique généralement la bactérie retrouvée et Clostridium difficile et point des champignons peuvent également être présents comme Candida albicans entre autres.

  • La bactériologie est une discipline scientifique qui se consacre à l'étude des bactéries. La bactériologie a pour but d'identifier des bactéries, de les classer et d'étudier leur interaction c'est-à-dire l'action de l'une sur l'autre avec le milieu extérieur, chez l'homme et chez l'animal.

    La bactériologie médicale a pour objet la mise en évidence qui existe éventuellement entre les différentes souches de bactéries, sources d'infection chez l'homme.

    L'examen bactériologique nécessite un échantillon de substance provenant de l'organisme. Il peut s'agir de sang, de pus, de crachat, d'excrément, d'urine, d'épanchement liquidien diverss etc. Ces échantillons sont prélevés sur le patient d'une manière ou d'une autre (prise de sang le plus souvent, biopsie, etc.).
    Les prélèvements nécessitent quelquefois l'utilisation de matériel médical comme le fibroscope.

    Le prélèvement ainsi obtenu est tout d'abord examiné à l'aide d'un microscope puis coloré, ce qui permet d'identifier les cellules comme des globules blancs. L'examen microscopique autorise également la mise en évidence de certaines bactéries.
    Une coloration spécifique, que l'on appelle Gram, donne la possibilité d'établir une distinction entre chaque bactérie dite Gram positif ou Gram négatif.

    • Quand il s'agit de bactéries Gram positif elles apparaissent en violet.
    • Quand il s'agit de bactérie Gram négatif elles perdent leur teinte violette après traitement.

    Ces différents colorations permettent presque idéalement de classer les bactéries et éventuellement de se faire une idée préconçue de l'éventuelle efficacité d'un antibiotique pour lutter contre la multiplication bactérienne.
    Enfin il est procédé à la mise en culture des bactéries ainsi isolées, identifiées, pour objectiver leur sensibilité ou leur résistance aux différents antibiotiques que l'on teste grâce à la réalisation de ce qu'on appelle un antibiogramme qui permettre de choisir le traitement antibiotique le mieux adapté.

  • Produit utilisé pour mettre en évidence certaines bactéries en les colorant, d’abord par la méthode de Gram qui permet de colorer les bactéries pour pouvoir mieux les voir au microscope (inventée par un danois du nom de Gram né en 1853, mort en 1938) avec du violet de gentiane (couleur d'aniline), puis avec un autre colorant appelé lugol solution (iodo-iodurée). Les bactéries sont ensuite placées dans un bain contenant de l’alcool puis elles sont colorées par la fuchsine.
    Les bactéries qui résistent au violet de gentiane sont appelées gram positif. Les autres, qui deviennent roses, sont dites gram négatif.
     

  • La bêtalactamase est une substance possédant la capacité de dégrader spécifiquement les antibiotiques (de type bêta-lactame) appartenant à la famille des bêtalactamines.

    Les bêtalactamases sont des enzymes sécrétées par des bactéries. Elles aboutissent à augmenter la concentration minimale inhibitricee (CMI) des bêtalactamines. Ce phénomène entraîne consécutivement l'impossibilité d'utiliser ces antibiotiques. Il s'agit d'un processus entrant dans le mode de résistance utilisée par les bactéries vis-à-vis des bêtalactamines. Plus précisément la concentration minimale inhibitrice ou CMI est la plus petite concentration d'antibiotique suffisante pour inhiber, au laboratoire c'est-à-dire in vitro, la croissance d'une souche de bactéries (colonie bactérienne).

    Il existe une variété de bêtalactamases possédant un spectre étendu (BLSE). Il s'agit d'enzymes qui inactivent de façon inégale les céphalosporines de troisième génération.
    Certaines bactéries, telles que Klebsiella pneumoniae et Enterobacter, possèdent la capacité de sécréter ces enzymes. Elles sont généralement résistantes et entraînent l'apparition d'infections nosocomiales. Les infections nosocomiales sont les infections acquises à l'hôpital et en clinique. Quelquefois on les retrouve également au départ de certaines épidémies.

  • Les antibiotiques sont des substances naturelles ou artificielles qui détruisent les bactéries. On les classe en bactéricides (« tueurs de bactéries » et bactériostatiques (qui s'opposent à la multiplication des bactéries).