Portrait de gloupsinette

Bonjour à tous, je préviens ce post est peut-être un peu "dégoutant" puisqu'il parle de mérycisme.
Tout commence avec mon père aujourd'hui décédé qui faisait parti des "rares" cas de personnes souffrant de merycisme à l'âge adulte. A 30ans passé ils continuaient à passer ses après-repas à tout "remanger".
Je n'ai su que mon père souffrait de mérycisme après seulement avoir moi aussi connu une sorte de cousin je dirais. De l'âge de 13ans à environ 15ans j'ai souffert de remontées plus ou moins similaires. depuis l'âge de 15ans (soit 4ans à présent) je n'ai plus ce "problème" dans la mesure où malheureusement je suis devenue anorexique-boulimique et que je vomis après chaque repas mais sans aucun effort de ma part. C'est "automatique" et pour moi c'est une preuve qu'il y avait une faiblesse au niveau de ce qui fait barrière normalement dans la gorge et c'est un peu en partie ce qui a fait que je suis tombée facilement dedans aussi. Je me sens "mieux" en me débarrassant d'un coup de tout au lieu que ça remonte petit à petit pendant des heures après les repas.
N'y a-t-il pas un coté génétique au mérycisme et pas seulement psychiatrique comme on nous le laisse entendre ?

Portrait de PommeDamOur
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Je ne peux pas répondre à ta question, mais justement, je croyais que le mérycisme était volontaire , et "employé" que par les anorexiques ?

Portrait de anonymetuesetresteras
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Bonjour,
à la personne qui est atteinte de mérycisme et qui a initié cette discussion,
je voudrais dire que c'est quelque part une chance d'entendre son témoignage.
Je me sens moins seule, même si depuis quelques années les messages à ce sujet prolifèrent sur les forums.
Je suis dans la même situation qu'elle:
-apparition du mérycisme à 13 ans,
-boulimique entre 15 et 20 ans
Je ne me fais plus vomir depuis 1 an, en revanche les crises de rumination n'ont jamais cessé, et je ne parviens pas à me faire violence.
Je n'ai pas de recette miracle, sinon je n'en serais pas à "faire la vache" tous les jours,
en revanche je pense qu'une thérapie s'impose pour déterrer les causes des "crises de stress". A bas les idées reçus sur "les psys", il y a des résultats qui ne trompent pas. Il faut néanmoins prendre la patience d'aller jusqu'au bout de la phase de soins pour se défaire y compris du mérycisme, qui paraîtrait presque accessoire quand on est boulimique, mais qui à mon avis fait partie de la même maladie: l'angoisse.
En dépit de tout ça, je rumine toujours et je cherche à partager cette expérience, parce que je me suis toujours demandée si mon médecin avait déjà vu des personnes dans ma situation. A bonne entendeuse!

Portrait de anonymetuesetresteras
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PS: et c'est un leur de croire que les vomissements remplacent la rumination à merveille, à mon avis c'est un symptôme qui s'ajoute à un autre :
n'as-tu pas noté que tes crises de boulimie peuvent s'intensifier pour retrouver ce mouvement d'ascenseur que tu pouvais avoir en ruminant?

Deuxième remarque sur l'aspect génétique: c'est bizarre, je soupçonne mon frère de souffrir du même mal, je ne sais pas si ça vient de notre ADN, ou plutôt d'une ambiance familiale plutôt coincée affectivement. Je penche pour la deuxième solution si tu veux savoir...

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