Portrait de Marcelle Laflamme

Bonjour,

J'espère que vous allez bien. J'écris ici car je suis à la recherche de points de vue extérieurs concernant une situation difficile qui s'étire depuis plusieurs années. Les enjeux sont complexes.

En résumé : suite au décès de mon père, en 2004, ma mère a développé de graves problèmes d'alcoolisme. En 2004, elle a commencé à boire (du vin blanc). Sa consommation a pris de plus en plus de place dans sa vie, au point où elle a perdu son emploi, elle qui était directrice de finances dans la fonction publique.

Depuis 2010, elle boit du matin au soir, ne se nourrit plus et ne sort plus, sauf pour aller à l'épicerie, située à quelques coins de rues. Elle a perdu tout contact avec la réalité. Elle n'a plus de mémoire et invente, par ailleurs, des souvenirs (ex : nous aurions célébré Noël au restaurant l'an dernier, elle aurait un amoureux...). Quand on la voit, on dirait qu'elle a 75 ans et qu'elle se meurt du cancer, alors qu'elle en a tout juste 58. Elle est rachitique, sa peau est cireuse, on voit les os de ses fesses à travers son pantalon. Je suis encore en contact avec elle, je vais la voir environ une fois par mois. Nous l'invitons toujours aux célébrations familiales (Noël, baptême, mon propre mariage...) mais elle s'absente toujours pour des raisons bidons. Elle a vu sa petite fille environ 3 fois depuis sa naissance, il y a un an et demi. Même si elle nous a beaucoup blessés, mon frère, ma soeur et moi gardons toujours "la porte ouverte", dans le sens que nous ne l'avons pas rejetée.

Au cours des dernières années, nous avons fait appel à plusieurs ressources pour tenter de l'aider : travailleurs sociaux, centre de crise. Nous avons déjà appelé les policiers et les ambulanciers, qui l'avaient hospitalisés contre son gré. La loi étant ce qu'elle est, on ne peut garder les gens contre leur gré plus de 48 heures. À chaque fois, elle est resortie de l'hôpital. C'est pourquoi je ne suis plus intervenue depuis trois ans déjà : ma propre santé mentale était en jeu.

Cela dit, sa situation continue de s'aggraver. Récemment, elle a chuté dans la maison est s'est évanouie. Elle n'est plus capable de marcher sans se tenir après un meuble ou quelque chose. Elle n'a pas vu de médecin depuis trois ans et refuse fermement d'aller se faire examiner. Elle perd encore plus contact avec la réalité, comme si elle était atteinte d'alzheimer.

Je trouve très difficile de laisser ma mère dans cet état. Par ailleurs, je m'inquiète de savoir qu'elle pourrait être un danger pour d'autres personnes, considérant qu'elle conduit (sa voiture a plein de bosses, elle se cogne dans les stationnements - cela dit, je pense que les risques d'accident sont relativement faibles - elle ne va qu'à l'épicerie comme j'ai dit, et elle ne roule pas vite).

Je vois trois options :

-Laisser la situation aller. Si la naissance de sa petite fille ne l'a pas fait changer, il y a peu d'espoir pour qu'elle accepte de se faire traiter ou quoi que ce soit. Si elle veut mourir dans de telles conditions, tant pis pour elle.

-Téléphoner à la police et les aviser que ma mère conduit en état d'ébriété. Dans ce contexte, ils peuvent l'obliger à avoir un examen médical pour garder son permis. Je prévois déjà qu'elle refusera d'y aller, et qu'elle perdra son permis. Dans ce cadre, c'est moi qui serai obligée de m'en occuper, d'aller faire ses commissions pour elle, etc.

-La faire hospitaliser contre son gré encore une fois. Je soupconne qu'elle soit atteinte d'un trouble cognitif (syndrome de korsakov). Si on lui diagnostique, on la traitera. Mais pour faire un tel diagnostic, il faut que la personne soit sobre au moins deux semaines. Je doute que ça puisse arriver.

En somme, je me retrouve face à un cul de sac.

Je trouve ça très très très prenant d'être témoin de cette dégénérescence.

C'est une vision d'horreur à chaque fois. J'aimerais que ça finisse...

Portrait de Valala
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Bonjour Marcelle,

Je découvre ton post mais celui-ci date d'il y a 1 an, je ne sais donc pas s'il est toujours d'actualité.
Merci de me faire signe si tu souhaites communiquer.
Pour ma part, mon père est tombé dans l'alcool après le décès de ma mère, il est passé par maintes épreuves, moi aussi.
Il n'est plus là aujourd'hui du fait d'une cirrhose mais j'ai toujours été à ses côtés alors n'hésite pas si tu as besoin.

Au plaisir !

Portrait de pamelaarnaud
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bonjour , pourquoi de ne pas la convaincre de ce reposer un peu en maison de repos , pour ses problème , ou mais si cela risque de provoqué des disputes , j'ai vaincu cela ne pas lui dire non lorsquelle touche a l'alcool ( la raisonné) ou aller a des réunions dans un centre spécialisée courage

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