Portrait de marjo

Bonsoir,

Le pédiatre a remarqué chez ma fille de 8ans une plaque blache au niveau de ses petite levres ainsi que des plaquesrouge et ma dit d'aller en urgence chez un dermato car elle avait mal en allant aux toilettes également.
La dermato a aussitot diagnostiquer un lichen scléro atrophique deja bien etendu au niveau du vagin et d l'anus et ma prescrit nue creme a base de cortisone (diloprene) et je la revois le 11/8, si ca va mieux on arrete la cortisone et met une autre pommade mais si meme chose ou pire je ne sais psa quoi elle parle egalement d'opretion mais elle est encore petite a cette age la peut t'on parler d'operation a ce niveau la et quele pourrait etre les consequence pour elle plus tard.
Pouvez-vous me renseigner si vous avez connu cela ou entendu parler merci.

Marjo

Portrait de marjo
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je ne trouve pas de reponse a mon pobleme et c'est le deuxieme sire que je fais est ce que personne n'a connu ce probleme ou tout le monde en a peur ??????

Portrait de anonymous
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Bonjour Marjorie, J'ai bientôt 43 ans et j'ai cette affection lichen scléro atrophique depuis.... je ne sais plus 20, 30 ans plus ou toujours peut être. Mais un jour où j'ai consulté une gynéco peu délicate mais efficace, elle m'a dit : mais vous avez une vulve de 70 ans ! certes elle me démangeait et de ce fait à force de gratter et enfoncer les ongles par les démangeaisons elle était blanche, alors je suis allé consulter le docteur Paniel spécialiste à l'hôpital intercommunal de Créteil dans le val de marne et m'a dit clairement que cela pouvait évoluer vers un cancer plus tard si je ne me soignais pas c'est à dire appliquer une crème à base de cortisone toute ma vie de temps en temps et trouver le bon timming. Ce faire suivre de temps en temps et c'est tout, Derma spécialisée Mme PELLISSIER PARIS 15. Je n'ai plus de petites lèvres je ne me souviens même pas d'en avoir eu. Le docteur Paniel plein d'humour et très humain, m'a dit devant mon désarroi : c'est plus "chicos". Alors pas de panique, un bon suivi c'est tout et surtout pas d'opération, enfin avis à voir avec Paniel, car certaines patientes opérées ont été handicapées. Pas de panique, ces professionnels sont très compétents de plus spécialistes. Peu de réponses car peu de cas dans le monde. Bonne chance à ton bout ce chou. Sylvie

Portrait de anonymous
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enfin des infos! merci bcp
les medecins ne disent pas gd chose...
c'est plus chicos effectivementmais ce que je veux surtout c'est éviter le"crabe", le reste je m'en arrange
il ya l'homeopathie qui serait bien, car c'est aussi psychosomatique
laissez moi des mails si vs avez d'autres infos
MERCI de celles là

Portrait de anonymous
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En ce qui concerne le lichen scléroatrophique de la fillette sa localisation est en effet située au niveau de la vulve et de l'anus le plus fréquemment, en disposition de sablier ou en forme de chiffre 8. Il s'accompagne d'un prurit (démangeaisons) intense et de lésions scléroatrophique (diminution de l'épaisseur de la peau) d'une coloration blanc nacrée. Il s'agit, contrairement à ce que vous pouvez penser, d'une maladie qui n'est pas si rare que ça. On constate parfois d'autre part des érosions, des bulles et quelquefois un purpura (petites taches bleues violettes). Certaines petites patientes présentent également des crêtes saillantes de coloration blanchâtre au niveau du périnée.

D'autres localisations sont parfois associées au niveau de l'aine, de l'abdomen, de la région dorsale haute, on constate la présence de placards nacrés brillants qui sont bien délimités et associés quelquefois à des papules de coloration blanchâtre périphérique ou atrophique.

Fréquemment la guérison survient au moment de la puberté et il s'agit de quelque chose de très important à savoir pour les parents. Il existe également la possibilité de lésions cicatricielles atrophiques qui se pigmentent (ce coloris) ou au contraire qui s'hypopigmentent c'est-à-dire se décolorent. Quelquefois on constate la persistance, à l'âge adulte plus rarement, la possibilité d'une transformation en cancer.

Chez le garçon le lichen scléroatrophique entraîne également des démangeaisons très fréquentes et il pourrait être responsable de survenue de phimosis (voir ce terme dans l'encyclopédie médicale vulgaris). Des lésions purpuriques sont également susceptibles de survenir mais moins fréquemment que chez la fille.

Il a été signalé d'autres symptômes comme par exemple des difficultés à uriner (dysurie) ou une gêne à la défécation.

La cause du lichen scléroatrophique, plus fréquent chez la fille que chez le garçon, n'est pas connue avec précision. On pense que les traumatismes et malheureusement les abus sexuels peuvent être une des causes de survenue de lichen scléroatrophique. Il existerait également des facteurs auto-immuns qui peuvent se traduire par l'apparition d'arthrite, de morphée (encyclopédie médicale vulgaris), de streptocoque, de staphylocoques, Escherichia coli.

Le diagnostic de cette dermatose (maladie de peau) est relativement aisé en présence de la coloration blanchâtre et brillante en forme de sablier chez la jeune fille qui n'a pas atteint la puberté.

Ceci intéressera sans doute les médecins spécialisés en dermatologie : l'anatomopathologie montre une hyperkératose et une atrophie du corps muqueux associée à une dégénérescence de la couche basale à un oedème du derme superficiel, un infiltrat lymphohistiocytaire lichenoïde en cas de lésions récentes et parfois ectasie vasculaire.

Comme vous l'avez signalé précédemment le traitement fait appel aux dermocorticoïdes (cortisone applicable localement).

Portrait de bounty
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j'ai 26 ans, suite a plusieurs traitements de mycoses par mon gynéco qui se sont revelés inéficaces (depuis plus d'un an), une biopsie a diagnostiquée une lichenification au niveau des levres et qui s'etends vers l'anus. J'aimerai mieux connaitre cette maladie, un traitement existe t'il? j'ai également des petites taches noires a l'entrée du vagin, es-ce un symptome de cette maladie? je n'ai pas encore consulté de dermato, si quelqu'un a des conseils a me donner... merci

Portrait de erione49
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j'ai 60 ans et il y a une dizaine d'années que l'on m'a diagnostiqué le lychen hyper.... j'ai fait un traitement au diprolène mais sur un temps très court et maintenant après ma toilette avec un savon au ph neutre pour toilette intime, je mets de la crème Bipanthène comme m'a conseillé le dermatologue.
Mais je ne le fais pas tous les jours, seulement lorsque je sens que cela me pique un peu.
Depuis je peux dire que ca va beaucoup mieux.
Moi aussi le problème s'étend vers l'anu, mais en mettant le Bipantthene ca va beaucoup mieux, surtout lors des rapports sexuels qui étaient assez douloureux sans mettre de crème, à cause du frottement

Courage, j'espère que comme pour moi, cela s'arrangera, mais il faut quand même consulter le dermato régulièrement ou même la gynéco

Portrait de b.arcachon
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Bonsoir,
Est-ce que quelqu'un connait le lichen scléro atrophique chez l'homme? J'ai été circoncis et c'est depuis cela que j'ai eu cette évolution. Et quels sont les traitements et opérations possibles.Merci

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Articles à lire concernant "lichen scléro atrophique!!!"

  • Ils partagent notre vie, font partie intégrante de la famille, à tel point qu'on finit par oublier qu'ils ne sont pas constitués comme nous et que ce qui est bon pour un humain ne l'est pas toujours pour un chien.
    Certains de nos aliments sont même de véritables poisons pour eux, y compris ceux qui regorgent de qualités nutritionnelles. Et en croyant leur faire du bien ou leur faire plaisir, nous mettons leur vie en danger.

    Nous avons fait pour vous un point complet sur la question, parce que nos fidèles compagnons méritent qu'on prenne soin de leur santé.

     

     

  • Travailler trop, de plus en plus. Jusqu'à en oublier sa vie privée. Jusqu'à ne plus avoir envie que de dormir avant de retourner travailler, encore. Jusqu'à l'usure physique, psychologique. Jusqu'à l'effondrement.

    Cet épuisement professionnel porte un nom : le burn-out.
    Voici ce que vous devez savoir sur ce nouveau mal qui touche de plus en plus de cadres d'entreprises.

     

  • L'aphasie est un trouble du langage, une perte du langage, une perturbation acquise du langage, de sa compréhension et de son expression écrite et ceci indépendamment c'est-à-dire sans relation avec un dysfonctionnement ou mauvais fonctionnement des organes de la phonation. Il s'agit des organes permettant de faire des sons : pharynx, oropharynx, larynx, bouche, langue pour les principaux.
    L'aphasie est un trouble de l'expression de la pensée par la parole, d'un déficit du langage parlé et ceci à n'importe quel degré.
    Il est préférable de parler d'aphasie que de dysphasie. Le premier terme est surtout utilisé par les Anglo-Saxons, le deuxième sert à désigner les troubles d'acquisition du langage chez l'enfant.

    Avant de procéder à l'examen du patient aphasique il est nécessaire de vérifier, à l'aide de l'examen neurologique, s'il existe des troubles de la sensoricité (mauvais fonctionnement des organes de la vue et de l'audition) et de la motricité (présence d'une éventuelle hémiplégie, d'une hémianopsie).

    L'évaluation du niveau culturel, en années d'études par exemple et du niveau de scolarisation est également important à effectuer. Il est également nécessaire de connaître l'état thymique du patient autrement dit son humeur au sens psychiatrique et psychologie du terme (s'il est plus ou moins dépressif). Il faut également savoir si le patient a conscience de son état ou au contraire ne se rend pas compte qui est aphasique dans tel cas il sera qualifié d'anosognosique (atteint d'anosognosie). Ainsi, au cours de l'aphasie de Wernicke le patient, au départ présente une anosognosie mais pas par la suite. Au cours de l'aphasie de conduction le patient a conscience du trouble.

    Durant tout l'examen neuropsychologique d'un patient aphasique il est important de tenir compte de la fatigabilité (la fatigue que ressent le patient) de l'examen qui a un impact sur le déroulement de la consultation neuropsychologique. C'est une des raisons pour lesquelles il faut parfois recommencer l'interrogatoire à un autre moment de la journée. Enfin il ne faut pas oublier la date de réalisation autrement dit savoir si le patient est gaucher ou droitier. En effet, dans la majorité des cas les patients sont droitiers ce qui signifie que la lésion cérébrale concerne l'hémisphère gauche. Pour les gauchers dans 60 % des cas c'est l'hémisphère droit qui est touché et dans 40 % l'hémisphère gauche comme pour les droitiers.

    Dès le premier contact avec le patient il est possible de repérer quelques grands traits des troubles. Ainsi la parole spontanée est-elle facile ou bien difficile, laborieuse, malaisée...

    Le patient comprend-il ce qu'on lui demande ou ce qu'on lui dit tout simplement ?

    Les épreuves d'exécution d'ordre de complexité croissante sont employées également. D'autres épreuves sont utilisées, par exemple trois papiers de Pierre Marie. Cette épreuve, ce test comporte trois papiers de grandeur différent. Il est demandé au patient de jeter le petit papier par terre, de garder le papier moyen est de donner le grand papier à l'examinateur. Voir neuropsychologie.

    Il existe une multitude d'épreuves en cas de suspicion d'aphasie chez un patient. Citons par exemple l'épreuve de désignation des figures géométriques (Token test).

    Relativement rapidement il est possible de classer les différents types d'aphasie à partir de ce qu'on appelle la fluence verbale.  La fluence verbale est le nombre de mots que le patient a la capacité de prononcer en un temps déterminé. Plus le nombre de mots est élevé plus la fluence verbale est bonne et inversement. La fluence verbale chute en cas d'aphasie de Broca et augmente jusqu'à devenir logorrhéique (grand nombre de mots émis par le patient) en cas d'aphasie de Wernicke. Citons quelques aphasies comme exemple, il en existe en réalité un grand nombre, les plus fréquentes étant :

    • L'aphasie de Broca.
    • L'aphasie de Wernicke.
    • L'aphasie de conduction.
    • L'aphasie transcorticale motrice.
    • L'aphasie transcorticale sensorielle.
    • L'aphasie transcorticale amnésique.
    • L'anarthrie pure.
    • L'aphasie dissidente.
    • L'aphasie globale ou totale ou grande aphasie de Broca.
    • L'aphasie transcorticale mixte.
    • L'aphasie sous-corticale.
    • L'aphasie optique de Freud considérée plutôt comme une agnosie.

    Quand les lésions sont situées autour de la scissure de Sylvius ceci entraîne l'apparition de troubles de la répétition.

    Quand les patients présentent des lésions très éloignées de la scissure de Sylvius appelée également scissure latérale, ils peuvent répéter et le faire, même quelquefois, de façon compulsive.

    La fluence élevée ou non oriente donc vers localisation d'une lésion cérébrale ou vers une autre.

    Les lésions antérieures à la scissures de Rolando entraînent une aphasie non fluente c'est le cas de l' aphasie de Broca, de l'aphasie transcorticale motrice ou encore de la grande aphasie de Broca, de l'aphasie transcorticale mixte ou de l'aphasie sous-corticale qui s'accompagne d'autre part d'une incohérence du discours avec paraphasies verbales et mots étranges.

    Inversement quand les lésions sont situées à la partie postérieure de la fissure de Rolando on constate une aphasie fluente comme l'aphasie de Wernicke. D'autre part ces aphasies fluentes ont tendance à ne pas être associées à des hémiplégies au contraire des aphasies non fluentes étant donnée le lieu des lésions situées relativement éloignées des aires motrices de la circonvolution frontale ascendante (aire située en avant de la scission de Rolando).

    L'incapacité du patient à produire les mots corrects est appelée anomie. L'anomie est présente dans la quasi-totalité des aphasies ne représentant donc à un symptôme intéressant pour les différencier les unes des autres. Le manque de mot est mis en évidence dans le langage spontané.

    Parfois le patient ne donnera ce qu'on appelle une formule circonlocutoire.

    Quand le manque de mot est isolé il s'agit d'une aphasie amnésique.

    Les paraphasies sont des troubles de l'expression orale. Il s'agit de mots dits à la place d'autres mots que le patient veut employer. Il faut distinguer les paraphasies littérales et les paraphasies verbales. Les paraphasies littérales appelées également paraphasies phonémiques sont des perturbations de l'agencement des phonèmes c'est-à-dire des sons ayant un sens et composant un mot. Il peut s'agir d'omission, d'adjonction, d'inversion, de déplacement. Par exemple le mot locomotive est prononcé colomotive par le patient.

    Quand la structure est trop bouleversée cela aboutit non plus à une aphasie mais un néologisme qui ne possède plus de valeur informative par rapport à la deuxième articulation du langage. Rappelons que les unités de première articulation du langage sont les monèmes c'est-à-dire les plus petites unités dotées de sens pour lesquelles on considère un signifié et un signifiant.
    Les unités de troisième articulation du langage sont appelées traits. Il s'agit des mouvements élémentaires de l'appareil qui est constitué par la bouche et les organes de la phonation, permettant de réaliser les phonèmes et ceci conformément à certaines conventions phonétiques.

    Après les paraphasies phonémique, voyons maintenant les paraphasies verbale appelées également paraphonies qui se caractérisent par la substitution d'un mot par un autre mot du lexique. Le lexique étant en quelque sorte la liste des mots que le patient connaît.

    Il faut distinguer les paraphasies verbales morphologiques pour lesquelles le mot émis est phonétiquement proche du mot cible. C'est le cas par exemple du mot tulipe que le patient prononce tuile. Les paraphasies verbales sémantiques quant à elles se caractérisent par le fait que le mot émis présente un lien conceptuel avec la cible. La cible est le mot que désire prononcer le patient mais qu'il ne peut pas prononcer. Autrement dit le mot sur le plan phonétique (prononciation) n'a plus de rapport avec le mot cible c'est-à-dire le mot que désire dire le patient. Par exemple table est proche sémantiquement (sens du mot) de chaise mais en est éloigné phonétiquement. Il en est de même du mot clé que le patient ne peut pas prononcer et à la place duquel il prononce le mot fer. On voit bien que le mot clé est le mot fer sont très éloignés en ce qui concerne leur prononciation mais proches en ce qui concerne leur sémantique, c'est-à-dire l'idée que s'en fait le patient.

    Le patient présente également quelquefois ce qu'on appelle une persévération ou intoxication par le mot. Il s'agit de la reprise d'un mot précédemment énoncé par le sujet ou l'examinateur.

    L'agrammatisme est la réduction des monèmes grammaticaux et des verbes que le patient prononce  à l'infinitif, son langage adoptant un style télégraphique. Par exemple je veux prendre ma voiture dans le garage puis je vais faire les commissions. Cette phrase risque de devenir : prendre voiture dans un dragage puis faire sioncommi.

    La dysintaxie doit être différenciée de l'agrammatisme dans la mesure où elle caractérise l'utilisation de mots grammaticaux en grand nombre ne de manière inappropriée. Par exemple le patient peut dire la route dont je repars.

    La stéréotypie est la répétition de quelque syllabes, répétition inlassablement effectuée et émis de façon involontaire lors de toute tentative de verbalisation. Le mot verbalisation est le fait d'exprimer ou de s'exprimer par le langage.

    Les périphrases sont des mots remplacés par une traduction. Par exemple le mot montre ne peut pas être prononcé par le patient, à la place il dira le machin pour voir l'heure.

    L'écholalie est la répétition, par le patient, de la question posée par l'examinateur.

    Le jargon est l'aboutissement et le mélange de toutes les perturbations du langage dont nous venons de parler.

  • L'imagerie neuroradiologique est en pleine expansion depuis une trentaine d'années surtout grâce au scanner et de plus en plus à l'I.R.M. découverte peu après.

    Un scanner utilise des rayons X pour construire une cartographie en étant assisté par un ordinateur. On obtient un reflet des variations de densité des organes dépendant directement de l'absorption différente des rayons X selon l'organe observé.
    En ce qui concerne le système nerveux central, il existe de grandes variations de densité à l'intérieur même d'un organe et entre les organes eux-mêmes. Ainsi, en périphérie, l'os du crâne apparaît blanc car celui-ci est très dense. Au centre où se trouvent les ventricules et les noyaux gris centraux, la densité apparaît importante c'est-à-dire qu’on obtient des images noires surtout quand on examine le liquide céphalo-rachidien car il existe très peu de densité. Entre ces deux structures il existe une densité intermédiaire correspondant aux noyaux gris centraux.

    Le scanner permet d'obtenir une anatomie radiologique en tranches grâce à cette grande variation de densité. Autrement dit, on obtient des coupes horizontales de cartographie in vivo. D'autre part, ce type d'imagerie médicale permet également d'obtenir une topographie précise du siège d'une lésion et de ses dimensions.
    Il est possible de procéder à des injections iodées en utilisant un produit de contraste qui visualise les vaisseaux (lésion à type de rupture ou pas de la barrière hématoencéphalique entre autres).

    Les inconvénients du scanner sont avant tout les doses de rayons X à utiliser même si ces doses sont inférieures à celles des radiographies.
    Les lacunes du scanner sont également la mauvaise visualisation de certaines zones comme la moelle et le tronc cérébral car il s'agit de petites régions anatomiques et en plus situées au contact de l'os.
    Les limites du scanner sont les suivantes : Il s'agit d'une radiographie s'effectuant sous la forme de coupe. Rappelons que l'autre nom du scanner est la tomodensitométrie, méthode qui ne permet que d'obtenir des images horizontales.
    En cas d'accident vasculaire cérébral, le scanner présente des avantages car il est utilisable en urgence et permet par exemple de mettre en évidence une hémorragie grâce à la densité importante de ce liquide comme le squelette osseux du crâne.

    La résonance magnétique nucléaire ou I.R.M. (R.M.N.) est fondé sur le fait que les noyaux de certains atomes se comportent comme des éléments qui oscillent et une fois placés dans un fort champ magnétique s'alignent avec ce champ, se mettant à leur tour à osciller à une fréquence dépendant de son intensité.
    Si à ce moment-là on leur envoie une brève impulsion de radiofréquence accordée sur la fréquence de résonance, ils émettront de l'énergie de façon oscillatoire en retournant à l'alignement imposé par le champ magnétique.
    L'intensité du signal de résonance ainsi émis dépend du nombre de noyaux mis en jeu.
    Pour que l'I.R.M. puisse fournir des informations spatiales, on dévie légèrement le champ magnétique en lui imposant des gradients magnétiques selon trois axes spatiaux différents, de sorte que seuls les noyaux situés en un point donné de l'espace soient à un moment donné en résonance avec la fréquence des détecteurs. Presque tous les scanners I.R.M. détectent les signaux de résonance des noyaux de l'hydrogène des molécules d'eau ; ils fournissent donc des images fondées sur la distribution de l'eau dans les différents tissus. En manipulant avec soin les paramètres des gradients magnétiques des impulsions de radiofréquence, il est possible de parvenir à réaliser des images extrêmement détaillées du cerveau en tous ses points et selon toutes les orientations avec une résolution inférieure au millimètre.
    Pour résumer, l'application d'un champ magnétique intense sur des protons d'hydrogène fait résonner ceux-ci selon une variation de signal. À l'arrêt du champ magnétique, on obtient l'arrêt de résonance du proton. L'I.R.M. trouve son intérêt dans le fait que le corps est constitué de 70 % d'eau.
    L'avantage de l'I.R.M. est bien évidemment l'absence de rayons mais il existe néanmoins une exposition à un champ magnétique intense. D'autre part, la précision de l'I.R.M. est plus importante que celle du scanner et tous les plans de coupe sont possibles. Enfin, certaines régions sont visibles et il est possible également de pratiquer ce qu'on appelle l'ARM c'est-à-dire une angiographie couplée à un I.R.M. de façon à visualiser les vaisseaux.

    Les inconvénients de l'I.R.M. sont avant tout le fait qu'il faille enfermer un individu souffrant quelquefois de claustrophobie et donc nécessitant alors une anesthésie générale. Le champ magnétique intense est également un autre inconvénient. Ainsi, un individu porteur d'un pacemaker fera obtenir des images contenant de nombreux artefacts et donc inutilisables. Tous les corps étrangers de nature métallique comme les prothèses sont donc des contre-indications au passage de l'I.R.M. Il existe plus récemment des prothèses non métalliques. D'autre part, le parc d'I.R.M. n'est pas suffisant pour l'instant et les délais d'obtention d'imagerie médicale avec I.R.M. sont très longs. Il n'est donc pas possible de l'utiliser en urgence, c'est la raison pour laquelle on lui préfère le scanner. Enfin, que ce soit pour l'I.R.M. ou le scanner, l'inconvénient majeur de ce type de technique est que l'on obtient des images radiologiques et non pas des lésions médicales. Il ne faut donc jamais oublier que l'on ne soigne pas des images mais des patients.

    Les autres méthodes d'exploration de l'encéphale, en dehors du scanner et de l'I.R.M. sont l'imagerie fonctionnelle, le PETscann, la spectroscopie IRM qui met en évidence les zones de démyélinisation entre autres, la vidéo-électroencéphalogramme (utilisé surtout pour l'épilepsie) et les potentiels évoqués. Les potentiels évoqués permettent d'étudier des modifications locales induites par une stimulation sensorielle, par exemple une stimulation des yeux. Les autres potentiels évoqués sont auditif, somesthésique, moteur (c'est-à-dire permettant de stimuler le cortex moteur de façon magnétique). L'intérêt des potentiels évoqués est d'identifier une altération infraclinique comme cela survient au cours de la sclérose en plaques quand il existe d'autres par un doute clinique en peropératoire en chirurgie médullaire (de la moelle épinière) ou en cas de neurinome de l'acoustique.