Portrait de bade

Bonjour, voici trois ans que l'on a découvert à maman le syndrôme d e Felty elle n'a presque plus de globules blancs et elle a une polyathrite rhumatoide. les derniers temps on lui afait une radio des poumons et le spécialiste que j'ai eu au tééléphone m'a dit qu'il ya quelque chose aux poumons il m'a dit rien d'inquiétant c' estt inutile que je vous explique vous ne pouvez pas comprendre mais il ne faut aps se tracasser que dois-je penser de ce cas? merci de me répondre, ah oui c'estt lié au syndrôme de felty

Portrait de Aris
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Bonjour bade,

Vous pouvez taper syndrôme de Felty dans "recherche" de vulgaris-médical et je pense que vous trouverez certaines réponses à vos questions, vos inquiétudes.

Cordialement.

Aris.

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Articles à lire concernant "le syndrôme de Felty"

  • Dans le cerveau, plus précisément dans le cortex c'est-à-dire la substance grise qui entoure à la manière d'une écorce, le cerveau, il existe différentes régions corticales (régions du cortex), intervenant aussi bien dans le déchiffrage des signaux en provenance des récepteurs sensoriels que dans l'exécution des mouvements. Grosso modo il s'agit de régions qui occupent à peu près un tiers du volume du cortex. Le reste du cortex, localisé dans les lobes frontaux (en avant du cerveau), les lobes temporaux (sur les côtés, latéralement) et les lobes pariétaux (au-dessus) et le cortex associatif. Le cortex associatif intervient de manière privilégiée dans les fonctions d'ordre cognitif (relatif à la connaissance).

    Autrement dit dans le cortex cérébral, sont décrits différentes régions que l'on appelle des aires cérébrales qui permettent de déchiffrer les informations provenant de l'extérieur (sensations perçues par l'intermédiaire de la vue, du son, de , etc.). Il existe également d'autres aires, cette fois-ci spécialisées dans l'exécution des mouvements. En dehors des aires corticales primaires, sont décrits des aires dites d'association, ou cortex associatif, intervenant préférentiellement en ce qui concerne « l'intelligence» d'un individu.

    Entre le cortex associatif et le cortex sensoriel primaire ou encore le cortex moteur primaire, il existe une différence fondamentale.

    Le cortex associatif se caractérise par la possibilité, la capacité qu'il a à organiser de manière distincte toutes ses connexions.

    Des informations qui arrivent sous la forme d'un influx au niveau du cortex associatif proviennent non seulement du thalamus mais aussi des autres aires corticales du cerveau. Alors que les aires primaires quant à elles reçoivent directement les informations en provenance du thalamus. Ceci peut laisser penser que les signaux parvenant au cortex associatif transportent des informations susceptibles d'être fondamentalement différentes de celles parvenant au cortex primaire en ce qui concerne le degré d'élaboration de leur traitement. Les régions associatives seraient donc le siège de connaissance que le sujet aurait du monde extérieur mais aussi de son monde intérieur à lui et de ses mouvements.

    Voyons quel est le type de connaissance qui sont stockées à l'intérieur du cortex associatif.

    Quand nous regardons un objet, différentes informations arrivent dans notre cerveau. Si nous modifions la position de cet objet ou bien si nous ne nous reculons, ou encore les deux à la fois, nous continuons à reconnaître l'objet sans qu'il n'existe aucun doute.

    Chez certains patients qui présentent des lésions cérébrales et en particulier du cortex associatif de la région temporale, l'objet déplacé n'est plus le même objet (pour le patient présent à une lésion cérébrale). L'objet n'est plus reconnu par cette personne. On dit qu'il s'agit d'un patient agnosique.

    La reconnaissance d'un objet fait intervenir différents processus. D'abord pour localiser un objet, ce que l'on appelle en neuropsychologie la cognition spatiale, il est nécessaire de faire appel à différentes fonctions mentales qui vont des capacités à naviguer c'est-à-dire entre autres d'aller d'un point à A un point B et à la manipulation mentale de construction visuelle. La construction visuelle qui rappelons-le fait partie de la cognition spatiale peut être illustrée par l'empilement de plusieurs cubes un patient tente de faire lors d'un examen neuropsychologique.
    La cognition spatiale, plus pragmatiquement c'est-à-dire au quotidien, prend tout son intérêt quand on désire se déplacer à l'intérieur d'un endroit. Ce déplacement est facilité éventuellement par la création d'une image mentale de la trajectoire. À cela s'ajoute des indices qui permettent de jalonner le parcours. Prenons un exemple, pour mieux comprendre. Si l'on décide de se promener dans une forêt il est nécessaire d'adopter des points de repères pour ne pas se perdre. Il s'agit de jalons comme par exemple la couleur d'un arbre, sa taille, dans banc dans un jardin public etc. L'enchaînement des déplacements est important également. Il faut se souvenir d'avoir tourner à gauche puis d'avoir marché sur 30 m 40 m puis ensuite avoir tourné à droite etc.. Tout ceci permet au cerveau de se créer une représentation spatiale de la configuration du lieu où l'on se trouve.

    Différents travaux exécutés en neurobiologie et en neuropsychologie ont permis de mettre en évidence des régions du cerveau impliquées la cognition spatiale. La voie dorsale des lobes pariétaux joue un rôle central dans le contrôle de la vision nécessaire à l'action. Quand on effectue des mouvements des membres il est possible de les définir dans l'espace par rapport à des points de repères de telle façon d'élaborer l'hypothèse que le développement de la voie dorsale fournit une base à la capacité de cognition spatiale de la même manière que l'on procède quand on opère une rotation d'un objet de manière mentale. Ainsi un patient souffrant d'une lésion du cortex pariétal surtout si cette lésion et dans l'hémisphère droit va présenter des déficits dans le traitement des informations spatiales complexes sur un mode réel ou imaginaire d'ailleurs.

  • Le dosage des bicarbonates dans le sang permet d'évaluer l'équilibre acidobasique.

    Avant de doser des bicarbonates il est nécessaire de prendre quelques précautions. Tout d'abord il faut séparer rapidement les globules rouges et garder le plasma c'est-à-dire la partie liquide du sang débarrassée des globules rouges, des globules blancs ainsi que des plaquettes, à l'intérieur de tubes pleins et fermés hermétiquement puis mis au réfrigérateur.

    L'intérêt physiologique du dosage des bicarbonates est celui du tampon acide carbonique/bicarbonates. Ce tampon joue un rôle particulièrement important afin de maintenir le pH c'est-à-dire l'acidité sanguine ainsi que dans l'équilibre acidobasique.

    Les valeurs normales des bicarbonates dans le sang sont (les valeurs normales varient selon la méthode) :
    53,5-62,4 volumes pourcentage soit 24 à 28 millimolles par litre.

    On constate une augmentation des bicarbonates dans le plasma en cas d'alcalose métabolique c'est-à-dire qu'on constate une augmentation concomitante du pH sanguin surtout quand le patient présente des vomissements avec une perte de suc gastrique acide. Cette augmentation avec alcalose métabolique se constate également au cours des déficits en potassium.
    Au cours de l'acidose respiratoire il est constaté également une augmentation mais aussi avec diminution concomitante du pH sanguin et une augmentation de la pression partielle en CO2 surtout dans le patient souffre d'emphysème pulmonaire et en cas d'insuffisance respiratoire.

    On constate une diminution des bicarbonates dans le sang en cas d'acidose métabolique avec diminution concomitante du pH sanguin surtout en cas d'acidocétose diabétique, d'acidose lactique, de diarrhée, d'insuffisance rénale et d'intoxication par l'aspirine.

    On constate également une diminution des bicarbonates dans le plasma en cas d'alcalose respiratoire et augmentation concomitante du pH sanguin avec diminution de la pression partielle en CO2 en cas d'hyperventilation.

  • Une infection hospitalière désigne une infection contractée au cours d'une hospitalisation, infection qui n'existait pas auparavant ni, d'ailleurs, durant les 48 premières heures à l'hôpital.

    Plus généralement le terme nosocomial est employé pour une maladie contractée lors d'une hospitalisation dont le synonyme est infections hospitalières.

    Le mot nosocomial ne doit pas être confondu avec celui d'hospitalisme correspondant à un trouble mental qui peut toucher l'enfant et le vieillard. Il est provoqué par un placement prolongé en institution (hôpital, crèche, centre de cure…).

    On constate une augmentation des infections nosocomiales depuis quelques années. Ceci est le résultat de des progrès que la médecine a fait pour orienter ou poser un diagnostic et des progrès thérapeutiques concernant la prise en charge des patients qui sont d'ailleurs de plus en plus fragiles surtout quand ils présentent des troubles de l'immunité. Ces déficits immunitaires sont le plus souvent de nature congénital ou acquis. D'autres déficits immunitaires proviennent de l'administration de médicaments que l'on appelle immunodépresseurs ou immunosuppresseurs c'est-à-dire diminuant les capacités de défense de l'organisme. Ces médicaments sont prescrits en particulier chez les patients néoplasiques (présentant un cancer) et chez ceux venant de subir une transplantation d'organes. Les individus souffrant de maladies auto-immunes peuvent également être sujets à l'apparition d'infection nosocomiale. En dehors des cas pathologiques, les vieillards, les nouveau-nés et les prématurés sont particulièrement fragiles aux infections nosocomiales.

    De plus en plus, en milieu hospitalier, que ce soit à l'hôpital ou en clinique d'ailleurs, l'utilisation des techniques de surveillance des patients comme les cathéters urinaires, la mesure de la pression veineuse centrale, l'implantation de prothèses, les perfusions etc. sont des techniques
    favorisant l'apparition d'infections hospitalières. Il en est de même de certains traitements utilisés par voie intraveineuse surtout quand ceux-ci sont de longue durée (voie d'abord centrale). Grâce à l'utilisation, depuis peu, de dispositif d'accés centraux totalement implantables, la survenue d'infections hospitalières semble beaucoup moins fréquente.

    Ce sont les cathéters veineux centraux et les cathéters veineux périphériques qui sont les responsables de la survenue du plus grand nombre d'infections nosocomiales (jusqu'à 30 à 35 %). L'infection se propage de l'extrémité du cathéter qui a été en contact avec la peau du patient jusqu'à l'intérieur de la circulation veineuse.

    La ventilation mécanique (assistance respiratoire), en service de soins intensifs, représente des possibilités de contamination du patient.

    Les germes responsables de survenue d'infections hospitalières sont variables selon la pathologie présentée par le patient. Voici quelques exemples.

    • En cas de diabète se sont le staphylocoque, candidat et les bacilles Gram négatif qui sont les plus souvent responsables.
    • En cas de mise en place d'un cathéter à l'intérieur d'une veine, les germes responsables sont staphylocoques, Candida, Pseudomonas et acinetobacter (Mima).
    • En cas d'agranulocytose (affection survenant à n'importe quel âge et pour n'importe quel sexe et se caractérisant par la diminution des granulocytes (variété de globules blancs) dans le sang, appelée granulopénie, correspondant à moins de 0,5 X 109 granulocytes par litre), les germes responsables sont Staphylocoques et Pseudomonas.
    • En cas de manoeuvre instrumentale portant sur l'appareil urinaire, se sont les germes suivants qui sont responsables : Pseudomonas aeruginosa, bacille Gram négatif et entérocoques.
    • En cas de traitements immunosuppresseurs ce sont les germes suivants qui sont responsables : Klebsiella, Enterobacter, Pseudomonas, Staphylocoque (dont à peu près 60 % des germes provenant des hôpitaux sont multirésistants au «Methicillin-resistant Staphylococcus Aureus»), Listeria, Candida, Aspergillus, Nocardia, Pneumocystis Carinii, Cryptococcus, Cytomégalovirus, Virus du zona et de la varicelle.
    • En cas de trachéotomie ou de respiration assistée en soins intensifs, les germes responsables sont : Klebsiella, Staphylocoque, Pseudomonas, Candida, Serratia marcescens.
    • En cas d'intervention chirurgicale sur l'abdomen, les germes responsables sont les bacilles Gram négatif, les streptocoques et en particulier l'entérocoque et les staphylocoques.
    • En cas d'intervention chirurgicale sur le coeur, les germes responsables sont les staphylocoques, le candidat et les bacilles Gram négatif.
    • En cas d'endoscopie, les germes responsables sont Streptococcus viridans, Streptococcus pneumoniae, Staphylococcus aureus, Streptococcus microaerophilicus, Cardiobacterium hominis.

    On ne le répétera sans doute jamais suffisamment, les antibiotiques utilisés pour n'importe quelle raison peuvent avoir un effet désastreux à long terme. Il faut comprendre que les micro-organismes sont de plus en plus résistants à tous les antibiotiques mêmes les plus récents. C'est la raison pour laquelle il est nécessaire de procéder tout d'abord à une recherche de sensibilité de façon à ne pas utiliser n'importe quel antibiotiques (utilité de l'antibiogramme). Sinon on voit apparaître une sélection de souches hospitalières multirésistantes pouvant se transmettre de patient a patient.

    La majorité des infections nosocomial se développe après environ 48 heures d'hospitalisation. On considère également comme infection nosocomiale une maladie secondaire à un germe acquis à l'hôpital avant la sortie du malade. Le meilleur exemple est sans doute celui des infections survenant après l'intervention chirurgicale et qui se développent des jours voire des semaines après la sortie du malade.
    Différentes enquêtes effectuées aux États-Unis ont montré que 5 % des patients admis dans une unité de soins intensifs acquièrent une nouvelle infection. Ceci a des répercussions financières et de santé publique au point que l'on estime que le taux de décès a doublé chez les patients qui développent une infection nosocomiale (Dori F. Zaleznik). Il n'est pas nécessaire que le patient présente une diminution de ses capacités de défense immunitaire pour contracter une maladie nosocomiale.

    Les infections nosocomiales sont (liste non exhaustive) :

    1) Les infections les plus fréquemment contractées sont les infections urinaires bien que leur nombre soit en baisse par rapport au passé. Il existe des facteurs de risque en relation étroite avec les infections urinaires se sont :

    • Le sexe féminin.
    • La durée du sondage urinaire.
    • L'absence d'antibiotique systématique.
    •  
    • Les germes le plus souvent retrouvé sont :
    • Protéus.
    • Pseudomonas.
    •  
    • 2) Les pneumonies (17 %). En ce qui concerne la pneumopathie (maladie des poumons au sens large), se sont essentiellement les patients sous ventilation artificielle (dans 15 cas pour 1000) qui sont atteints d'une maladie nosocomiale dans les unités de soins intensifs. La mortalité due aux pneumonies nosocomiales atteint environ 50 %. Cette pathologie est secondaire à la colonisation de l'organisme par des germes durant le sommeil le plus souvent, dans les 48 heures après le début de l'hospitalisation. D'autre part, cette colonisation est augmentée par la présence d'une sonde gastrique, entre autres, ou l'altération de la conscience ainsi que par une insuffisance de fonctionnement de l'appareil digestif dans son ensemble (diminution du réflexe de nausée ou diminution de la vidange de l'estomac). Le nombre de bactéries présentes dans l'estomac augmente au fur et à mesure que l'acidité diminue (c'est-à-dire que le pH augmente) ceci étant dû entre autres, à la prise de médicaments antiacides. La malnutrition joue également un grand rôle, particulièrement chez les sujets âgés. On conçoit aisément que les bactéries, en provenance de ces foyers infectieux, soient susceptibles de coloniser le pharynx et plus haut, l'oropharynx (partie située au-dessus du pharynx). La présence d'humidificateurs et de climatiseurs dans certains hôpitaux favorisent la survenue d'infections à Légionnella et encore plus si les patients sont ventilés. Les autres bactéries le plus souvent en cause lors des pneumonies nosocomiales sont :
    • Pseudomonas aeruginosa.
    • Staphylococcus aureus.
    • Klebsiella pneumoniae.
    • Stneotrophomonas maltophilia.
    • Xanthomonas spflavobacterium sp.
    • Légionnella sp.
    • Les virus responsables le sont autant chez l'enfant que chez l'adulte : VRS, adénovirus. L'antibiothérapie utilisée en cas de pneumonie devrait être ciblée et d'une durée la plus courte possible pour diminuer l'apparition de souches résistantes.
    •  
    • 3) Les septicémies (infections généralisées graves dues à la dissémination dans le sang de germes pathogènes à partir d'un foyer primitif comme un abcès, un anthrax, etc.) sont le plus souvent dues au cathéter intravasculaire (pénétration d'un fin tube souple à l'intérieur d'un vaisseau). Elles ont augmenté d'environ 15 %. Les germes en cause sont le staphylocoque incoagulable négatif, le candidat, le staphylococcus aureus, les entérocoques. Il est généralement recommandé de retirer le cathéter quant un patient redevient fébrile, et de le changer de sites d'insertion. Il est classique de faire un prélèvement de sang contenu dans le cathéter pour mettre en évidence la bactérie responsable de l'infection nosocomiale. Néanmoins dans quelques cas il n'existe aucune relation de cause à effet entre les deux.
    • 4) Les infections des plaies chirurgicales représentent environ 19 % des infections nosocomiales. Ce chiffre est difficilement vérifiable dans la mesure ou de nombreux patients relèvent de cette particularité pathologique après être sorti de l'hôpital.

      L'examen par le médecin recherche des lésions de la peau, une atteinte de l'appareil pulmonaire, de l'abdomen (plus particulièrement de l'hypochondre droit : zone latérale de l'abdomen située à droite sous les côtes). Il recherche des signes de phlébite (obturation d'une veine par un caillot sanguin).

      L'analyse de sang met en évidence le nombre de globules blancs.
      L'hémoculture est une technique de laboratoire dont le but est de mettre en évidence la présence ou l'absence de micro-organismes (bactéries entre autres) dans le sang. Elle est essentiellement utilisée dans les états de septicémie (dissémination de germes pathogènes dans tout l'organisme par l'intermédiaire du sang). Le but de l'hémoculture est d'identifier les germes responsables (bactéries) et donc de mettre en évidence les antibiotiques actifs contre ces germes. Pour cela les microbes sont mis dans un milieu de culture adapté à leur croissance.
      L'antibiogramme élaboré à la suite des résultats de l'hémoculture est le tableau indiquant le degré de sensibilité du germe aux différents antibiotiques. Pour la réalisation d'une hémoculture, il faut environ 20 ml de sang provenant d'une veine (le plus souvent au pli du coude).
      Le prélèvement de sang doit être effectué dans des conditions d'asepsie (sans microbe) rigoureuses. Celui-ci est recueilli dans deux flacons différents. Le premier est appelé flacon aérobie car il contient de l'oxygène et est enrichi en gaz carbonique. Le deuxième flacon est appelé anaérobie (il ne contient pas d'oxygène).
      Parfois le prélèvement est effectué au moment d'un frisson, ce qui peut être le signe du passage d'une bactérie dans le sang. Un examen cytobactériologique des urines (ECBU).

      Un dosage des transaminases (enzymes du foie) et dans certains cas un examen des crachats, des selles ou d'autres liquides de l'organisme (recherche de Clostridium difficile)
      Une hypophosphorémie correspondant à une baisse du taux de phosphore dans le sang est parfois due à une perfusion de glucose (liquide sucré).
      Ceci entraîne une baisse des capacités de défense des globules blancs et consécutivement une maladie nosocomiale.
      Des médicaments utilisés contre les ulcères estomac (antiacides) peuvent être à l'origine d'une diminution du taux de phosphore dans le sang.

      Les examens paracliniques comportent une radiographie du thorax.

      Pour diminuer la survenue d'infections hospitalières, voici quelques règles simples à respecter :
       

      • Un nombre suffisant de salle de bains et de douches (un lavage fréquent des mains entre chaque patient, désinfection avec les solutions antiseptiques contenant de l'eau et de l'alcool afin de diminuer le risque d'infection nosocomiale transportée par les mains : manudéporté).
      • Un meilleur comportement du personnel hospitalier, surtout des médecins qui doivent donner le bon exemple.
      • Une éducation du patient et du personnel hospitalier suffisante.
      • Un isolement des personnes âgées ou au contraire des prématurés et des nouveau-nés quand cela est possible.
      • Un isolement septique des patients qui sont susceptibles de propager l'infection.
      • Un isolement strict quand on suspecte un patient de certaines infections telles que la diphtérie, la varicelle, zona, la fièvre hémorragique épidémique.
      • Un isolement dans une unité spéciale pour les patients suspectés de porter des bactéries multirésistantes comme c'est le cas par exemple pour le staphylocoque doré qui résiste à la méticilline. Des entérobactéries qui sécrètent des bêtalactamases dont le spectre est étendu (BLSE).
      • Un isolement respiratoire pour les patients présentant une infection par Haemophilus influenza et ou encore par méningocoque. Il en est de même des patients atteints d'érythème infectieux, de pneumonie bactérienne, de rougeole ou d'oreillons.
      • Un isolement pour les patients atteints de tuberculose en attente d'un traitement efficace.
      • Un isolement sans contact surtout pour l'enfant atteint de bronchiolite, d'herpès des muqueuses et de la peau, de coqueluche, infecté par le naevus respiratoire Syncytial et la rubéole.
      • Un isolement protecteur pour les individus qui sont infectés facilement.
      • Une utilisation rationnelle et normale des antibiotiques dans un hôpital en pratiquant une surveillance de la résistance aux antibiotiques régulièrement.
      • Une limitation des gestes et des traitements susceptibles de favoriser la survenue de maladies hospitalières telle qu'un sondage urinaire, l'utilisation d'antiulcéreux (médicaments destinés à prévenir ou traiter les ulcères de l'estomac et du duodénum), l'utilisation d'antibiotiques sur une longue période et à large spectre, les médicaments destinés à diminuer l'acidité gastrique et donc augmentant la résistance des bactéries.
      • La surveillance des services techniques (buanderie, cuisine, ventilation, tuyauteries diverses, etc.).
      • Un programme de vaccination adaptée.
      • La constitution d'un comité ayant pour rôle de contrôler les infections hospitalières.
      • La mise en place d'une surveillance épidémiologique avec un relevé régulier et fréquent des infections.
  • L'intoxication par l'oxyde de carbone est le plus souvent le résultat d'inhalation (absorption par les voies respiratoires) d'émanations d'appareils de chauffage dont le tirage n'est pas suffisant.
    L'intoxication par l'oxyde de carbone peut également être le résultat d'absorption de fumée d'incendie ou faire suite à une exposition dans le cadre d'une profession, c'est le cas par exemple des égoutiers ou des soudeurs entre autres. Pour comprendre la physiopathologie de l'intoxication de l'oxyde de carbone c'est-à-dire son mécanisme, il est nécessaire de connaître quelques données à propos de ce gaz.

    Il s'agit d'un gaz incolore, inodore légèrement plus léger que l'air est produit quand le charbon se consume mais de manière incomplète. Bien entendu toutes les substances contenant du charbon (substance carbonée) quand elle se consument, sont susceptibles de produire de l'oxyde de carbone. Ce gaz est présent dans le gaz d'éclairage, les gaz d'échappement des moteurs à l'explosion (voitures, camions, moto etc.) mais aussi dans l'atmosphère en provenance des fumées et des hauts-fourneaux.
    L'oxyde de carbone est également présent au cours des incendies, à l'intérieur du grisou, de l'acétylène, dans la fumée de cigarette de cigares et de pipe.

    L'oxyde de carbone possède une affinité (il apprécie tout particulièrement) l'hémoglobine, environ 200 fois plus que l'oxygène. L'hémoglobine est à la substance contenue à l'intérieur du globule rouge qui permet de fixer l'oxygène et le gaz carbonique. Cette hémoglobine attire plus facilement l'oxyde de carbone que l'oxygène par exemple. Avec l'hémoglobine l'oxyde de carbone constitue ce qu'on appelle la carboxyhémoglobine (HbCO). Ce phénomène explique la raison pour laquelle les patients intoxiqués par de l'oxyde de carbone présentent ce que l'on appelle une hypoxie tissulaire générale alors que leur pression en oxygène dans le sang est normale, c'est-à-dire la concentration en oxygène. La demi-vie de l'oxyde de carbone est de quatre à six heures et 40 à 80 minutes quand le patient est placé sous oxygène hyperbare.

    Les symptômes de l'intoxication par l'oxyde de carbone sont variables selon qu'il s'agit d'une intoxication suraiguë ou d'une intoxication aiguë.

    En cas d'intoxication suraiguë le patient présente des paralysies des membres, des convulsions, une syncope et l'évolution est fatale en quelques minutes.

    En cas d'intoxication aiguë, l'intoxication la plus fréquente, le patient présente d'abord des céphalées qui ont beaucoup de mal à régresser et qui sont de type pulsatile. À cela s'associent des difficultés à respirer, des vertiges, une accélération du rythme respiratoire, un agrandissement du calibre des pupilles (mydriase), des bourdonnements d'oreille, des nausées ou des vomissements, des crampes musculaires, des douleurs de l'abdomen, une impression d'ivresse, des palpitations, un état de choc et une somnolence qui peut évoluer vers le coma.

    Dès cet instant l'examen des patients montre que ceux ci sont rouge ou rouge cerise, mais plus fréquemment cyanosés (bleu-violet), alors qu'ils respirent difficilement ou presque plus.
    Si on pratique les réflexes, on constate d'abord que ceux-ci sont accentués puis progressivement disparaissent.
    Le signe de Babinski est le plus souvent présent bilatéralement c'est-à-dire des deux côtés.
    Si le patient à une hyperthermie (élévation importante de la température) ceci est péjoratif et traduit une atteinte grave.
    L'électrocardiogramme est quant à lui perturbé.
    Les examens de sang montrent une hyperleucocytose susceptible de dépasser 20 000 globules blancs par microlitre.
    Les examens complémentaires et plus précisément la radio du thorax met en évidence un flou périhilaire et quelquefois une exsudation alvéolaire.

    Un phénomène caractérise cette pathologie, c'est le contraste qui existe entre la quantité de carboxyhémoglobine dans le sang (qui est mesuré par spectrophotométrie) et l'état clinique du patient qui est variable, mais jamais en corrélation directe avec la concentration en carboxyhémoglobine.

    L'évolution est la suivante. Si la concentration toxique à l'intérieur de l'aire dépasse 1 ml par mètre cube, la toxicité commence à devenir élevée. L'évolution est péjorative (décès du patient) apparaît quand les deux tiers de l'hémoglobine sont transformés en carboxyhémoglobine.

    Des séquelles neurologiques graves irréversibles s'observent quelquefois. Il s'agit de céphalées (maux de tête), d'amnésie, d'insomnie, de troubles du jugement, d'ataxie cérébelleuse (atteinte du cervelet), d'une atteinte des noyaux gris centraux (striatum et pallidum en particulier) qui entraîne une démarche bizarre du patient que l'on appelle démarche de pingouin, des paralysies diverses voire un syndrome de Parkinson. L'évolution péjorative avec survenues de complications, est susceptible d'apparaître jusqu'à la troisième semaine après l'épisode intoxication.

    L'intoxication chronique apparaît quand le sujet est soumis à des expositions répétitives d'oxyde de carbone. Ceci entraîne des troubles de la mémoire, de l'affectif, une ataxie et des problèmes de jugement.

    Les examens de laboratoire comportent bien entendu le dosage de la carboxyhémoglobine dans le sang. Néanmoins ceci n'est pas toujours évident à faire pour une question de temps et de délai. En effet, si le dosage de la carboxyhémoglobine ne peut pas être faite dans un délai souhaitable c'est-à-dire réalisé dans les trois heures qui suivent l'intoxication il est préférable alors de doser, préférentiellement, l'oxyde de carbone lui-même.

    Les valeurs de référence sont les suivantes :

    Chez un individu ne fumant pas et qui n'est pas soumis à aucune intoxication :

    • Oxyde de carbone : inférieur 0,35 millimole par litre.
    • Oxyde de carbone : inférieur à 0,8 ml par décilitre de sang.
    • Carboxyhémoglobine : inférieur à 4 % d'hémoglobine.

    Chez le fumeur ou au cours d'une intoxication chronique les valeurs sont les suivantes :

    • Oxyde de carbone : 0,4-0,8 millimoles par litre.
    • Oxyde de carbone : 1-2 ml par décilitre de sang.
    • Carboxyhémoglobine : 10 % d'hémoglobine.

    En cas d'intoxication aiguë les valeurs sont les suivantes :

    • Oxyde de carbone : supérieure 1,35 millimole par litre.
    • Oxyde de carbone : supérieure 3 ml par décilitre de sang.
    • Carboxyhémoglobine : supérieure à 15 % d'hémoglobine.

    Il s'agit de taux qui ne sont pas en relation directe avec le degré de gravité de l'intoxication.

    Le traitement consiste à soustraire de l'atmosphère toxique le patient et à lui faire respirer de l'oxygène au masque ou par une sonde nasale à raison de 8 l par minute ou au mieux une ventilation assistée avec 100 % d'oxygène.

    L'oxygénothérapie hyperbare est un traitement de choix de l'intoxication par l'oxyde de carbone. En effet, cette technique permet de réduire la demi-vie de la carboxyhémoglobine de six heures qui  passe dans ces conditions à 20 minutes. Autrement dit en soumettant le patient à une oxygénothérapie hyperbare on détruit plus rapidement, dans le sang, la carboxyhémoglobine. Il s'agit d'une technique qui doit être utilisée tout particulièrement chez les patients inconscients qui présentent une symptomatologie neurologique c'est-à-dire des signes d'atteinte du système nerveux central avec un taux de carboxyhémoglobine supérieure à 40 %, indépendamment des symptômes. Si le patient présente des troubles cardiaques, et chez une femme enceinte, l'oxygénothérapie hyperbare est également indiquée. Celle-ci doit être poursuivie jusqu'obtenir un taux de carboxyhémoglobine inférieur à 10 %.

    Il faut ensuite transporter le patient atteint gravement dans un centre hyperbare même si cela doit se faire quelques jours après l'intoxication aiguë et même si le patient présente un taux de carboxyhémoglobine nul. En effet, l'oxygénothérapie hyperbare est encore susceptible d'avoir un effet bénéfique même tardivement. Il est également important de corriger l'acidose et hypokaliémie c'est-à-dire la chute du taux de potassium dans le sang, quand cela se produit.

  • Le régime dans l'insuffisance iléale est nécessaire après une résection (amputation) de l'iléon, il s'agit en l'occurence d'une exérèse limitée. Dans ce cas la bile et plus précisément les sels biliaires ne sont plus totalement résorbés ce qui entraîne la production, à l'intérieur du côlon d'une diarrhée (pour les spécialistes en gastro-entérologie : aqueuse), ayant tendance à survenir en phase postprandiale c'est-à-dire après l'absorption d'aliments.
    La fabrication des sels biliaires par le foie (synthèse hépatique) est augmentée. L'émulsion et la résorption des lipides dans ce cas est nettement insuffisante.

    L'examen des selles ne montre pas de stéatorrhée c'est-à-dire de présence de corps gras à l'intérieur des excréments. Il est nécessaire de conseiller un régime équilibré avec peu de résidus, surtout en cas de diarrhée chronique. Si les diarrhées sont abondantes il faut surveiller le taux de potassium (kaliémie) dans le sang, le taux de sodium dans le sang (natrémie) et les bicarbonates. En effet, en cas de diarrhée fréquente il existe un risque de perte de ces éléments essentiels pour l'organisme.

    La résorption de la vitamine B12 c'est-à-dire la récupération à partir des aliments se fait vers l'intérieur de l'organisme à travers la paroi de l'iléon en provenance du bol alimentaire. Il est donc nécessaire, dans ces conditions, de contrôler le taux plasmatique de vitamine B12.