Portrait de dodorette
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Moi, étant née d’un don d’ovocytes, la partie qui m’intéresse est la filiation. Car j’ai vu que le gouvernement propose de créer un mécanisme établissant une filiation par le biais d’une déclaration anticipée de volonté. Qui est établie avant l’accouchement et devant un notaire par le couple de femmes. Et qui serait présentée à l’officier d’état civil après l’accouchement. Cette déclaration serait portée en marge de l’acte de naissance de l’enfant. Malheureusement je ne peux pas en bénéficier au stade actuel où je suis. Car il y’a plusieurs raisons qui montrent l’importance de l’établissement de la filiation.

Portrait de dodorette
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Et le gouvernement a aussi tranché sur l’anonymat. Il propose de permettre aux personnes nées d’un don de gamètes d’accéder à leur majorité, si elles le souhaitent, à des éléments sur le géniteur qui a permis leur naissance. Qu’il s’agisse d’un donneur de sperme ou d’une donneuse d’ovocytes. Il peut s’agir de données non-identifiantes comme l’âge, l’état de santé au moment du don, caractéristiques physiques, pays de naissance, motivation du don. C’est pour cela qu’on les appelle données non-identifiantes.

Portrait de abralise
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Mais est ce que cette nouvelle disposition sur l’anonymat, tient compte de l’avis des donneurs ? Je veux dire est ce que les donneurs sont libres de ne pas accepter la transmission de leurs données non-identifiantes ou de leur identité, même si l’enfant né du don en fait la demande ?

Portrait de abralise
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Moi personnellement j’ai été une donneuse d’ovocytes. Ce changement sur la filiation et l’anonymat qui ne sera plus absolu ne m’arrangerait pas. Car entend qu’ancienne donneuse, j’aurais toujours préféré rester dans l’anonymat.

Portrait de dodorette
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Je te comprends Abralise, c’est de ton droit de ne pas vouloir cela. Je pense bien que le donneur ou la donneuse est libre de refuser. Dans ce cas on choisira sûrement ceux qui acceptent cette condition. Mais je n’ai pas plus de détail à ce propos.

Portrait de dodorette
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Il peut aussi s’agir de l’identité de ce tiers donneur. En donnant leurs gamètes, les donneurs acceptent le principe de transmission de données non-identifiantes ou de leur identité si l’enfant né du don en fait la demande. Malheureusement au moment où je suis née du don de gamètes, cette disposition n’était pas encore prévue. Et c’est justement la première génération des enfants nés d’un don, qui a exprimé cette demande de changement du principe absolu de l’anonymat. Mais cela avait été retiré du projet de loi à cause de la réticence des médecins spécialistes de la procréation.

Portrait de genemile
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Je vois que beaucoup se sentent concernés par ce nouveau projet de loi de bioéthique ! Mais ça n’empêche que c’est sûr que beaucoup de femmes continueront de se rendre à l’étranger. Quelqu’un a cité plus haut les catégories qui seront toujours obligées de se déplacer.

Portrait de genemile
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Pour moi le véritable problème à résoudre n’est pas d’étendre la PMA à d’autres catégories. Mais le véritable problème est de réduire les délais d’attente. Car beaucoup finiront par se lasser si les délais d’attente sont trop longs.

Portrait de genemile
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Et ça n’aura finalement servi à rien que d’avoir étendu la PMA à plusieurs personnes. Je trouve par contre que le point soulevé par dodorette est très important, surtout pour des raisons d’antécédents médicaux.

Portrait de dodorette
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Effectivement, c’est l’une des principales raisons qui m’a fait vouloir retrouver mon géniteur. Car je pensais à ma progéniture, en cas de maladie génital. Je ne pourrais pas connaître mes antécédents médicaux.

Portrait de nunoa
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Moi aussi j’ai lu les informations sur la révision du projet de loi de bioéthique. Mais ce que je ne trouve pas éthique, c’est le fait que désormais en France les patients pourront être admis en PMA sur la demande. Il ne sera plus exigé que ce soit pour cause d’infertilité médicalement constatée. Il y’aura tout le monde et n’importe qui en PMA. Tandis que celles qui sont vraiment dans le besoin seront en attente. Sauf si on prévoit que les infertiles médicalement constatés soient prioritaires. Mais ça n’a pas été précisé donc on reste dans l’incertitude.

Portrait de nunoa
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La seule chose que j’apprécie dans ce projet de loi c’est l’admission des femmes seules. Et la possibilité de conservation de ses ovocytes. Mais aussi le fait que désormais les enfants nés du don de gamètes pourront dorénavant avoir des renseignements sur leur géniteur. C’est important parce que parfois pour des raisons médicales, l’enfant peut avoir besoin de son parent géniteur. C’est ce dont parlait Dodorette je crois. Pourvu que cela arrange les donneurs en question. Et que cela ne dérange pas les parents légitimes de ces enfants.

Portrait de angeana
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Bonjour les filles, je croyais que j’étais la seule que ce sujet interpellerait. Je confirme bel et bien tous les points de cette loi que vous avez évoqués. J’aimerais compléter avec d’autres points qui en font partie aussi. Le point sur les tests génétiques, je ne sais pas si vous avez aussi lu ça. Le projet du gouvernement précise l’utilisation des tests génétiques. Ceux-ci doivent toujours avoir une finalité médicale pour être utilisés, pour cela, doivent être prescrits par un médecin. Je comprends donc que ce n’est pas au simple plaisir du patient.

Portrait de angeana
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Le projet de loi propose de pouvoir élargir les tests génétiques aux personnes décédées. Afin de pouvoir mieux détecter des antécédents familiaux. Et il encadre aussi ce que l’on appelle les découvertes incidentes. C’est-à-dire les anomalies génétiques détectées de manière fortuite, lors d’un contrôle pratiqué pour une autre maladie. Ce que je ne comprends cependant pas c’est sur qui ces tests sont pratiqués. Est-ce sur le parent géniteur ou sur les 02 à savoir lui et l’enfant ? Et ça voudrait dire que cela ne commencera à s’appliquer que sur les enfants nés du don de gamète après la sortie de la loi !

Portrait de angeana
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Avant ces découvertes incidentes ne pouvaient pas être communiquées par les médecins aux patients. Désormais elles peuvent être dites aux patients si ces derniers le souhaitent. En revanche, le projet de loi ne mentionne pas la possibilité de faire des tests pré-conceptionnels. C’est-à-dire des tests pratiqués par un couple souhaitant avoir un enfant. Et ce, dès avant sa conception, pour pouvoir détecter d’éventuelles maladies génétiques. Pourtant à Biotex on pratique je crois ce qu’on appelle la DPI. Qui coûte ai-je entendu 1000 eur supplémentaire, afin de vérifier si le fœtus ne présente aucune anomalie.

Portrait de mimichou
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Mais le pré-conceptionnel dont on parle ici n’est pas tout à fait pareil que la DPI qui se pratique à Biotex. Dans la mesure où pour le test pré-conceptionnel se fait bien avant la conception. Je ne savais d’ailleurs pas que ce genre de test existait. C’est dommage que le nouveau projet de loi Bioéthique ne prévoie pas cela. Pourtant au lieu de se contenter des tests génétiques, ce test-préconceptionnel permettrait de gagner en temps. Autrement dit d’éviter de causer les dégâts pour venir les réparer après. Mieux vaut prévenir que guérir !

Portrait de patpatrol
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Toujours pour compléter les points évoqués dans ce projet de loi de bioéthique. Il y’a la recherche d’embryon où le gouvernement propose de distinguer les embryons et les cellules-souches embryonnaires. Ces dernières étant dérivées d’un embryon avant d’être cultivées en lignées. Je vous avoue que ces mots techniques je n’y comprends pas grand-chose. Je dis juste ce que j’ai lu pour information, peut être certaines d’entre vous pourraient m’expliquer. Apparemment cette disposition vise à alléger les contraintes règlementaires qui pèsent sur les recherches utilisant les cellules souches embryonnaires. Car les chercheurs se plaignent régulièrement des obligations qui leur sont imposées en la matière.

Portrait de toutoumi
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Moi non plus je n’y comprends pas grand-chose. Mais ce que je comprends c’est que cette disposition va à l’endroit des chercheurs surtout. Et ne concerne pas directement les patients. Autre chose dans cette loi, l’interdiction de modification du génome des embryons disparaît. Ce que je comprends c’est donc que désormais, on pourra modifier le génome d’un embryon ! Ça me fait peur quand même cette disposition. Comment et pour quelle raison peut-on vouloir modifier le génome d’un embryons ?

Portrait de toutoumi
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Ça c’est de la manipulation et la déformation de nature de l’espèce humaine. Et ce n’est pas éthique du tout à mon avis. C’est différent du don de mitochondries par exemple. Récemment pratiqué en Ukraine, ou l’embryon n’est pas modifié. Mais c’est juste l’ovocyte qui est réparé mais garde son identité génétique. Il y’a beaucoup de disposition dans ce nouveau projet de loi qui ne m’arrangent pas du tout. A vouloir trop satisfaire beaucoup de gens on accepte tout et n’importe quoi.

Portrait de rorol
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Hier après avoir lu ce sujet, je suis allée faire mes recherches à propos. Et j’ai vu aussi que le projet de loi propose de permettre la destruction d’embryons ne faisant plus l’objet d’un projet parental. Et non utilisés par des chercheurs après un délai de cinq ans. Je croyais pourtant que ça se faisait déjà. Que la patiente était libre de décider quoi faire des restes d’embryons d’une fiv. Soit de demander leur destruction soit de faire un don d’embryon. En fait il est expliqué que cette mesure permet de répondre au surnombre d’embryons conservés.

Portrait de pumpum
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Dans ce cas s’il y’a tant d’embryons ne faisant plus l’objet d’un projet parental. Pourquoi ne pas en faire un don aux couples qui en ont besoin ! J’ai lu justement qu’en fin décembre 2016, d’après l’Agence de biomédecine, près de 225 000 embryons étaient conservés en France, dont près de 30 000 ne faisaient plus l’objet d’un projet parental. C’est dommage de tous les détruire alors qu’ils pourraient servir. A moins qu’après 5 ans les embryons conservés ne soient plus de bonne qualité. Dans ce cas, avant ce nouveau projet de loi, est ce à dire qu’on conservait indéfiniment des embryons ? Et ce, peu importe le nombre d’années ?

Portrait de aicha-lune
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cette affaire de loi bioéthique on n'est pas encore sorti de l'auberge, d'ailleurs sais-tu qu'il y avait une réunion à Paris consacrée à la maternité de substitution ? Il y avait même des représentants de la clinique ukrainienne Feskov, où s'est déroulé justement ton processus GPA comme tu le disais. Cependant, il y a eu aussi des protestations. j'ai lu de bons commentaires là-dessus hier matin sur le site de la RTBF et je partage un lien y relatif ici avec vous : www.amp.lefigaro.fr/actualite-france/des-opposants-a-la-gpa-lancent-une-action-en-justice-contre-le-salon-desir-d-enfants-20200902

Portrait de anessa
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bonjour une nouvelle fois Aicha, ah vous l'avez déjà fait, vous vous souvenez ? N'est-ce pas la clinique dont vous parlez ? www.mere-porteuse-centre.fr/ , j’en ai entendu parler sur la RTBF comme je le disais

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